<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985</id><updated>2012-01-29T13:05:59.050+01:00</updated><title type='text'>Gallatin</title><subtitle type='html'>Blog libéral, libertarien et anarcho-capitaliste centré sur les questions de morale, de société et de politique.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>56</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-4754777170694035096</id><published>2008-03-10T22:16:00.004+01:00</published><updated>2008-03-11T07:45:42.168+01:00</updated><title type='text'>Égalité ou Liberté</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;Les législateurs ou les révolutionnaires qui promettent en même temps l'égalité et la liberté sont des illuminés ou des charlatans.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Maximes et Réflexions&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-4754777170694035096?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/4754777170694035096/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=4754777170694035096' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4754777170694035096'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4754777170694035096'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2008/03/libert-et-galit.html' title='Égalité ou Liberté'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-4014373734250293837</id><published>2008-01-17T21:40:00.000+01:00</published><updated>2008-01-17T21:45:10.020+01:00</updated><title type='text'>Propagandes</title><content type='html'>Jacques Ellul (1912-1994) est un universitaire bordelais. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, il s’inscrit à l’Union Démocratique et Socialiste de la Résistance (U.D.S.R.), parti politique de gauche dont le membre le plus célèbre fut François Mitterrand. Sociologue et historien du droit, son maître livre « La technique ou l’enjeu du siècle » (1954) connaît une renommée mondiale. Après mai 1968, il apporte son soutien aux objecteurs de conscience et aux militants antimilitaristes, et anime des groupes de jeunes non-violents auxquels participe notamment un certain José Bové. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Propagandes" (1962, Armand Colin) de Jacques Ellul&lt;br /&gt;Chapitre premier : Les caractères de la propagande&lt;br /&gt;Section 2 : Les caractères internes&lt;br /&gt;Paragraphe c) : Les courants fondamentaux de la société&lt;br /&gt;Page 54, Jacques Ellul dit au sujet de la propagande :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Elle doit aussi refléter les particularisations locales, nationales. Ainsi, en France, il existe une tendance globale vers la socialisation, qui ne peut être remontée ni mise en question. La gauche est légitime. La droite est obligée de se justifier devant l’idéologie de gauche (à laquelle participent même les hommes de droite) ; et toute propagande est obligée pour réussir de contenir en elle les principaux éléments de l’idéologie de gauche, et doit les évoquer, sans quoi elle ne serait pas reçue.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-4014373734250293837?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/4014373734250293837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=4014373734250293837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4014373734250293837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4014373734250293837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2008/01/propagandes.html' title='Propagandes'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-609502611547965566</id><published>2007-12-14T12:55:00.000+01:00</published><updated>2007-12-14T15:17:49.985+01:00</updated><title type='text'>Hérétique</title><content type='html'>Je suis arrivé à un âge où on a déjà un certain recul: on se souvient exactement comment les choses étaient il y a 30 ans, on voit comment elles sont aujourd’hui, et on peut faire la comparaison. J’ai aussi eu la chance de vivre dans 3 pays différents, pendant assez longtemps, et en étant assez immergé dans la vie locale pour pouvoir faire des comparaisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela fait énormément de données sur les êtres humains, la société, l’économie, la politique, etc. Une telle masse de données demande à être organisée, structurée. Elle demande d’être intégrée à un modèle de l’être humain, de la société, de l’économie, de la politique, de l’histoire, de la philosophie, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, je n’ai pas fait qu’observer ce qui se passait autour de moi, j’ai aussi écouté les théories que l’on faisait à ce sujet. Tous les hommes politiques, tous les économistes exposent leur vision du fonctionnement de la société. Tous les journalistes d’opinion, les pamphlétaires, proposent des explications. Ces explications sont variées dans une certaine mesure, mais elles ont aussi – malgré leur diversité superficielle – certains présupposés en commun. Ces présupposés, rarement avoués explicitement mais bel et bien présents, sont en fait les marques caractéristiques de leur origine:&lt;ul&gt;&lt;li&gt;ce sont des explications de l’époque actuelle, pas d’il y a un siècle ou deux ou cinq (date);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;ce sont des explications qui circulent dans les grandes démocraties occidentales développées (lieu);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;ce sont des explications “officielles” avancées par des personnalités prestigieuses et très écoutées (statut).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Donc d’un côté, les faits ; de l’autre, les explications, qui combinent une extrême diversité de surface avec une extrême commonalité de présupposés profonds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, que vois-je quand je compare les faits avec les explications ? Je vois que ça ne colle pas. Je vois que, dans l’ensemble limité par les présupposés officiels, toutes les explications, aussi diverses soient-elles, se valent, en ce sens qu’elles sont toutes aussi peu satisfaisantes. Je n’en ai trouvé aucune capable de rendre compte des faits que j’ai observés pendant 3 décennies dans 3 pays. C’est à la fois très décevant et très troublant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire ? Abandonner ? Se dire que les faits ont tort et adopter l’une de ces explications officielles, choisie aléatoirement puisqu’elles sont toutes incapables de rendre compte des faits ? Ou encore pire : se dire qu’il n’existe aucune explication ? Ça serait prématuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, ce n’est pas ce que je ressens. Je ressens que certaines tendances lourdes se déroulent pour une raison précise, je vois que certaines explications populaires ont une capacité partielle à expliquer certains aspects mais pas d’autres. Je me dis qu’il faut continuer à creuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cela implique de sortir du champ des opinions acceptées (statut/date/lieu). Il faut faire appel à l’histoire des idées : piocher dans les idées qui avaient cours dans le passé et sont aujourd’hui en contradiction avec les presupposés universels. Il faut aller chercher du côté des perdants de l’histoire des idées. Du côté de ceux qui étaient respectés comme des adversaires valeureux, et un jour ont perdu, alors ils ont été complètement laminés et effacés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc ce que j’ai fait. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, à ma grande surprise, j’ai trouvé qu’il y a un groupe d’idées qui me semble très bien coller aux faits tels que je les observés tout au long de ma vie. Ces idées ont eu un statut très fort à certaines époques dans le passé, mais maintenant peu de gens les connaissent ou les prennent au sérieux. Je n’y peux rien si, moi, je les prends plus au sérieux que toutes les explications officielles. On peut définir ces idées par une succession d’écoles de pensée :&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;les scolastiques de l’université de Salamanque (en Espagne) au XVIème et XVIIème siècles, tels que : Domingo de Soto (confesseur de Charles Quint), Diego de Covarrubias (évèque de Ségovie) et Martin de Azpilcueta.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les &lt;a href="http://www.cosmovisions.com/EcolePhysiocratique.htm"&gt;physiocrates&lt;/a&gt; en France au XVIIIème siècle, tels que : Vincent de Gournay (intendant du commerce sous Louis XV), &lt;a href="http://www.taieb.net/auteurs/Cantillon/notice.html"&gt;Richard Cantillon &lt;/a&gt;et &lt;a href="http://www.comite-histoire.minefi.gouv.fr/recherches_finances/les_hommes/controleurs_generaux/xviiie7211/anne-robert-jacques?igpde_lang_redirect=1"&gt;Turgot&lt;/a&gt; (ministre des Finances de Louis XVI).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l’école française d’économie du XIXème siècle : &lt;a href="http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/SES/reserve/bios/bio-say.html"&gt;Jean-Baptiste Say&lt;/a&gt; (titulaire de la première chaire d’économie au collège de France), &lt;a href="http://bastiat.net/fr/qui.html"&gt;Frédéric Bastiat&lt;/a&gt; (député des Landes) et &lt;a href="http://www.institutmolinari.org/molinari.htm"&gt;Gustave de Molinari&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l’école autrichienne d’économie entre 1871 et la seconde guerre mondiale : &lt;a href="http://www.ciera.fr/ciera/spip.php?article532"&gt;Carl Menger&lt;/a&gt; (titulaire de la chaire d’économie politique à l’université de Vienne), Eugen von Böhm-Bawerk et &lt;a href="http://www.quebecoislibre.org/030913-10.htm"&gt;Ludwig von Mises&lt;/a&gt; (conseiller économique du gouvernement autrichien dans les années 1920).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;Il existe une filiation directe entre ces écoles de pensée, et elles partagent essentiellement la même vision du monde, même s’il y a fort heureusement un certain progrès au fil du temps. Dans leurs pays respectifs, elles ont chacune tenu le haut du pavé sur la scène intellectuelle pendant plusieurs décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, elles sont tombées en désuétude. C’est un terme relatif. Il y a plus d’économistes de l’école autrichienne vivants que morts. Mais c’est parce que le nombre total d’économistes professionnels sur la planète a explosé. Relativement à la profession d’économiste en général, les héritiers de cette longue tradition sont complètement marginalisés. Ils n’apparaissent pas dans les médias, ne sont pas nommés aux postes de responsabilité dans les gouvernements, et ne détiennent pas de chaires d’université prestigieuses. C’est parce qu’ils ne partagent pas les présupposés qui font qu’une pensée a sa place dans le champ de ce qui est admis actuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc une pensée fragile, parce que l’ensemble du discours officiel contemporain est destiné à la ridiculiser. Et pourtant, le fait qu’elle ait tenu le haut de pavé pendant si longtemps, dans des pays différents, attirant les meilleurs esprits de son époque, et léguant des livres et des idées qui sont encore lus aujourd’hui, ça devrait suffire à établir que ce n’est ni fou, ni ridicule. C’est une école qui a perdu la lutte intellectuelle du XXème siècle. Pendant la première moitié du XXème siècle, l’école autrichienne était considérée comme un adversaire redouté et respectable. Maintenant c’est une vision incroyablement dépassée, pour ne pas dire extrême. Il se sont fait excommunier par les détenteurs du pouvoir intellectuel, ce sont des hérétiques. Excommunier mais pas exterminer. Ces idées sont encore tolérées dans certains coins reculés, d’où elles ne peuvent pas créer de remous et influencer le grand public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Géographiquement, ces idées ont encore une fois changé de pays et se développent maintenant principalement aux États-Unis. On peut citer comme figures principales : &lt;a href="http://www.philo5.com/Les%20vrais%20penseurs/20%20-%20Murray%20Rothbard.htm"&gt;Murray Rothbard&lt;/a&gt; (Brooklyn Polytechnic Institute), &lt;a href="http://www.hanshoppe.com/"&gt;Hans-Hermann Hoppe&lt;/a&gt; (University of Nevada Las Vegas) et &lt;a href="http://urgesat.blogspot.com/2005/03/walter-block-dfendre-les-indfendables.html"&gt;Walter Block&lt;/a&gt; (Loyola University New Orleans). Cette tradition a deux journaux de recherche scientifique à comités de lecture : &lt;a href="http://www.qjae.org/"&gt;Quarterly Journal of Austrian Economics&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.mises.org/periodical.aspx?Id=3"&gt;Journal of Libertarian Studies&lt;/a&gt; ; un think tank : le &lt;a href="http://www.mises.org/"&gt;Ludwig von Mises Institute&lt;/a&gt; à Auburn dans l’Alabama ; et même un site internet qui porte un regard original sur l’actualité avec une demi-douzaine d’éditoriaux nouveaux chaque jour : &lt;a href="http://www.lewrockwell.com/"&gt;www.lewrockwell.com&lt;/a&gt;. Néanmoins, cette tradition n’a pas dans les États-Unis d’aujourd’hui le statut proéminent qu’elle avait en Autriche il y a 100 ans, en France il y a 200 ans ou en Espagne il y a 500 ans, loin s’en faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une partie de ce qui fait qu’une tradition perd la bataille des idées, c’est qu’on lui vole son nom. Les gagnants de la bataille des idées n’ont consenti à leur laisser que des noms imprononçables comme « austro-libertarien » ou « praxéologie », j’en passe et des meilleurs. Alors, si cette tradition de pensée n’a pas de nom, et n’a pas droit de cité dans le débat public, comment la décrire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au niveau le plus fondamental, c’est une tradition qui proclame qu’il existe certaines lois naturelles dans le domaine des sciences humaines, des sciences politiques, de la science économique. Ces lois sont immuables et l’homme peut au mieux les découvrir et les utiliser pour choisir ses actions, mais il ne saurait en aucun cas les modifier, pas plus qu’on ne peut modifier la loi de la gravité. De plus, ces lois ne peuvent être découvertes que par la logique, le raisonnement théorique, et l’introspection : elles ne sont pas susceptibles d’être prouvées ou infirmées par l’expérience, pas plus qu’on ne peut prouver ou infirmer par l’expérience le théorème de Pythagore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien se rendre compte à quel point ces fondements sont en porte-à-faux avec les présupposés du discours contemporain. Cela viole tous les arguments constructivistes selon lequel l’État peut construire un homme meilleur, une société meilleure, si seulement il prend telle ou telle mesure. Actuellement, c’est l’État qui écrit les lois. Eux, ils disent que la loi est au-dessus de l’État.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela viole aussi toutes les théories positivistes et empiricistes. Cela offense tous ceux qui essaient de fonder l’économie sur les mêmes bases que la physique : une base expérimentale et une modélisation mathématique poussée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’existe que deux positions acceptables dans le débat actuel : soit nier la possibilité de tenir un discours scientifique sur l’action humaine, nier l’existence de lois universelles en ce domaine ; soit dire qu’un tel discours scientifique est possible, certaines lois peuvent être découvertes, mais uniquement selon la méthodologie des sciences physiques.  Or, eux, rejettent ces deux approches. Ils disent qu’il existe des lois de l’action humaine, mais que celles-ci ne sont pas analogues à celles de la physique, qu’elles procèdent d’une épistémologie différente et spécifique à la nature humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces lois sont peu nombreuses, et peu de nouvelles ont été découvertes depuis les scolastiques espagnols du XVIème siècle, même si certains raffinements et certaines conséquences ont été développées au fil du temps. Ces lois sont universelles, et s’appliquent tout autant à un royaume de la Renaissance qu’à une démocratie moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Savoir quelles sont ces lois, c’est en somme moins important que le fait qu’elles existent indépendamment de la volonté activiste des ingénieurs sociaux. Nous sommes tous des ingénieurs sociaux aujourd’hui : nous croyons qu’une peu de volonté suffit à remodeler la société de telle ou telle manière, et nous ne nous posons jamais la question de savoir s’il existe des limites naturelles à ce qu’une telle volonté peut accomplir. C’est précisément ce qui m’a choqué quand j’ai analysé les trois décennies de données accumulées dans trois pays différents : j’ai réalisé que les politiques volontaristes et constructivistes les mieux intentionnées semblaient se heurter à des lois invisibles, un peu toujours les mêmes, qui frustraient leurs efforts et engendraient des conséquences complètement différentes voire opposées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai trouvé que cette tradition hérétique était la seule qui acceptait la notion que ces lois existent. Une fois que l’on accepte que des lois naturelles de l’action humaine existent, il n’est pas difficile de se mettre d’accord pour savoir lesquelles. Un peu de logique et d’introspection, en s’inspirant des exemples les plus frappants autour de nous, et le tour est joué. Parmi ceux qui acceptent cela, il y a très peu de désaccord au sujet de l’énoncé précis des lois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grande question, la voilà : est-il possible de tenir un discours scientifique au sujet de l’action humaine, de l’économie et de l’organisation sociale, un discours qui énonce des lois précises, tangibles et inviolables, et pourtant qui repose sur des présupposés complètement différent de ceux des sciences physiques ? Du XVIème siècle à la seconde guerre mondiale, de grands penseurs reconnus et respectés dans leur pays ont dit que oui. Depuis, ils ont été excommuniés par les maîtres de la pensée moderne, et ne subsistent que dans quelques sanctuaires qu’ils se sont recréés loin des centres de pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'argument-massue qui, à mon sens, prouve sans aucun doute possible que cette approche est non seulement la meilleure mais la seule possible, le voilà. Premièrement, dire qu'il n'existe aucune loi dans les sciences humaines, c'est inacceptable parce que ça nie la capacité de la raison à donner un sens à ce qui nous entoure: c'est la porte ouverte à tout et n'importe quoi. Deuxièmement, dire que ces lois peuvent être identifiées par les mêmes méthodes que dans les sciences physiques, c'est inacceptable parce que ça nie la liberté d'action qui définit notre humanité: ça nous rabaisse au rang de bactéries et d'électrons. C'est pour cela que le seul moyen de dire quelque chose de sensé au sujet de l'économie et de l'organisation sociale est de bâtir un corpus scientifique sur une méthodologie différente de celle des sciences physiques, destinée à prendre en compte spécifiquement la liberté de l'être humain. Parmi les discours qui tombent dans cette catégorie, la pensée de l'école autrichienne est la seule à pouvoir prétendre à être qualifiée de scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour donner une idée de ces lois, on peut faire une liste incomplète mais néanmoins suffisamment représentative pour commencer :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;L’action humaine est la poursuite délibérée par un agent des objectifs qu’il s’est fixé, en employant des ressources rares à sa disposition.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Toute action vise à augmenter le bien-être subjectif de l’agent au-dessus du niveau où il aurait été si l’action n’avait pas été faite.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lors d’une transaction volontaire, les deux parties sont gagnantes. En effet, si l’une au moins des deux parties ne pensait pas que la transaction augmente son propre bien-être subjectif, elle aurait tourné le dos et serait partie sans l’effectuer.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La valeur d’un objet ou d’un service n’est pas un attribut intrinsèque. C’est simplement le prix que paie un acheteur pour cet objet ou ce service au cours d’une transaction volontaire.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une plus grande quantité d’un bien est préférée à une plus petite quantité du même bien.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Si l’on maintient artificiellement le prix de quelque chose au-dessus du prix qui serait spontanément apparu sur le marché libre, alors il y aura plus de vendeurs et moins d’acheteurs qu’en l’absence d’intervention.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Si l’on maintient artificiellement le prix de quelque chose au-dessous du prix qui serait apparu spontanément sur le marché libre, alors il y aura moins de vendeurs et plus d’acheteurs qu’en l’absence d’intervention.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La production doit précéder la consommation.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Aucune chose ou partie d’une chose ne peut être la propriéte exclusive de plus d’une personne à la fois.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La propriété et les titres de propriété sont deux entités distinctes. L’augmentation du deuxième sans augmentation correspondante du premier n’augmente pas la richesse de la société, mais amène une redistribution de la richesse existante.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;Cela n’a l’air de rien, mais c’est beaucoup. Ça a des conséquences multiples sur toutes les grandes questions de société qui occupent la première place dans les débats actuels. Seulement voilà, comme la tradition scolastique-physiocrate-austro-libertarienne n’a pas droit de cité, parce qu’elle a perdu la bataille des idées au XXème siècle, elle ne peut pas peser sur le débat. Si elle essayait de se faire entendre, elle se ferait conspuer et chasser par tous les gardiens du temple de la raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ne sont pas juste les présupposés qui ont été déclarés hérétiques, ce sont les conclusions aussi. En effet, il n’est pas surprenant que des présupposés aussi éloignés de ceux qui sont officiellement tolérés engendrent des conclusions tout aussi éloignées de celles qui sont officiellement tolérées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le débat se déplace du niveau des présupposés à celui des conclusions, le ton change dramatiquement. Au niveau des présupposés, on dit simplement que les méthodes autrichiennes sont dépassées et erronnées. L’erreur est humaine, et la communauté scientifique a décidé que vous aviez tort. On n’attaque pas la personne, la compétence, la santé mentale de ces universitaires : on dit juste qu’ils perdent leur temps et font fausse route. La preuve, c’est que les tenants de cette approche ont quand même des postes de professeur d’économie dans des universités accréditées, même si elles sont peu prestigieuses, au lieu d’être gourous de cultes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, au niveau des conclusions, la critique est beaucoup plus sévère : on dit qu’ils sont fous, dangereux, extrémistes. On les compare presque à des terroristes. On dit qu’ils sont méchants, criminels et abominables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment les conclusions logiques d’une approche scientifique qui a régné en maître pendant des siècles dans plusieurs pays civilisés peuvent-elles être qualifiées de folles ? La folie, n’est-ce pas le contraire de la raison, et le caractère rationnel de cette approche scientifique n’est-il pas reconnu par tous, même par ceux (majoritaires) qui préfèrent emprunter une approche scientifique différente ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette question est très gênante. D’autant plus que la liste des 10 lois naturelles de l’action humaine énoncée plus haut ne semble pas folle du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où j’en suis : la seule théorie de l’action humaine que j’ai trouvée pour expliquer les observations que j’ai collectées durant trois décennies dans trois pays différents fait que je suis traité de fou. C’est une position très désagréable. La quête du savoir a fait de moi un hérétique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-609502611547965566?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/609502611547965566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=609502611547965566' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/609502611547965566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/609502611547965566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/12/hrtique.html' title='Hérétique'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-8748162734301658737</id><published>2007-10-28T10:24:00.000+01:00</published><updated>2007-10-28T11:09:56.370+01:00</updated><title type='text'>L'anatomie de l'Etat</title><content type='html'>Voici un texte fondamental de Murray Rothbard prouvant que l'Etat n'est rien d'autre qu'un parasite. La version originale s'intitule &lt;a href="http://www.mises.org/easaran/chap3.asp"&gt;Anatomy of the State&lt;/a&gt;, et parut pour la première fois dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rampart Journal of Individualist Thought&lt;/span&gt;, Vol. 1, No. 2 (1965). Cet article a été ensuite reproduit dans le livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Egalitarianism as a Revolt Against Nature and Other Essays&lt;/span&gt; (2000) publié par le &lt;a href="http://www.mises.org/"&gt;Ludwig von Mises Institute&lt;/a&gt;. Cette traduction française est l'œuvre de Fabrice Ribet. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Version PDF intégrale à télécharger (258 KB): &lt;a href="http://www.fileden.com/files/2007/10/28/1547684/Rothbard%20Anatomie%20Etat.pdf"&gt;L'anatomie de l'Etat&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alternativement, cet article est divisé en 9 sections qui peuvent être consultées sur l'excellent blog libertarien (avec des images!) de l'ex-énarque &lt;a href="http://www.copeau.org/"&gt;Copeau&lt;/a&gt; :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/05/26/437-ce-que-letat-nest-pas"&gt;Ce que l'Etat n'est pas&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/05/27/438-ce-quest-letat"&gt;Ce qu'est l'Etat&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/05/30/441-comment-letat-se-maintient-1"&gt;Comment l'Etat se maintient (1/2)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/06/01/442-comment-letat-se-maintient-suite-et-fin"&gt;Comment l'Etat se maintient (2/2)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/06/02/443-comment-letat-transcende-ses-limites"&gt;Comment l'Etat transcende ses limites&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/06/06/447-ce-dont-letat-a-peur"&gt;Ce dont l'Etat a peur&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/06/21/454-comment-les-etats-entrent-en-relation-les-uns-les-autres-12"&gt;Comment les Etats entrent en relation les uns les autres (1/2)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/06/29/462-comment-les-etats-entrent-en-relation-les-uns-les-autres-22"&gt;Comment les Etats entrent en relation les uns les autres (2/2)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://www.copeau.org/index.php?2005/06/29/463-lhistoire-vue-comme-une-course-poursuite-entre-le-pouvoir-detat-et-la-puissance-sociale"&gt;L'histoire vue comme une course-poursuite entre le pouvoir d'Etat et la puissance sociale&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-8748162734301658737?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/8748162734301658737/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=8748162734301658737' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8748162734301658737'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8748162734301658737'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/10/lanatomie-de-letat.html' title='L&apos;anatomie de l&apos;Etat'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-7783053021985532075</id><published>2007-10-08T20:23:00.000+01:00</published><updated>2007-10-28T10:42:39.828+01:00</updated><title type='text'>Une citation de Noam Chomsky</title><content type='html'>Pour mémoire, Noam Chomsky peut être considéré comme l'inventeur de la linguistique moderne. Donc pas un petit-braquet au niveau du cerveau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est plutôt marqué à gauche. Si un libéral conservateur comme moi vous traduit ses pensées, en moyenne ça sera objectif. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"C'est seulement dans les histoires folkloriques, dans les contes pour enfants, et dans les journaux d'opinion intellectuels [Note de Gallatin: par exemple Le Monde et le Figaro] que le pouvoir est utilisé sagement et positivement pour détruire le mal. Le monde réel enseigne des leçons très différentes, et il faut faire preuve d'une ignorance volontaire et ciblée pour ne pas s'en apercevoir."&lt;br /&gt;Noam Chomsky, discours intitulé "Le monde après le 11 septembre", conférence de l'AFSC à l'université Tufts, Massachusetts, Etats-Unis, 8 décembre 2001. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-7783053021985532075?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/7783053021985532075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=7783053021985532075' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7783053021985532075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7783053021985532075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/10/une-citation-de-noam-chomsky.html' title='Une citation de Noam Chomsky'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6087579658439181291</id><published>2007-08-12T10:24:00.000+01:00</published><updated>2007-08-12T10:55:37.509+01:00</updated><title type='text'>Tout pout le profit - 2ème partie</title><content type='html'>Ceci est la continuation de mon dialogue avec &lt;a href="http://www.blogger.com/profile/04621821366445773710"&gt;Emmanuel&lt;/a&gt;, l'auteur du blog français soutenant la campagne de &lt;a href="http://ronpaulfr.blogspot.com/"&gt;Ron Paul&lt;/a&gt;, le candidat libertarien à l'investiture du parti républicain pour les élections présidentielles américaines de 2008. Nous en étions à débattre de l'idée selon laquelle les industriels et commerçants seraient motivés uniquement par une logique de profit maximum. C'est intéressant parce qu'Emmanuel pose tout haut des questions auxquelles la plupart de mes lecteurs pensent sans doute tout bas. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3&gt;Réponse de Gallatin&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais commencer par souligner nos points communs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes d’accord que la plupart des patrons d’entreprises sont passionnés par ce qu’ils font, et que l’argent n’est venu qu’après coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;[Digression] Si c’est rarement des philanthropes, c’est peut-être parce que l’état, ayant remarqué que la philanthropie était une bonne chose, se l’est appropriée. Pour justifier son existence et étendre son pouvoir, l’état a nationalisé la charité, excluant par sa présence même les philanthropes privés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons que tu gagnes 100 000 euros, et que 10 000 sont taxés pour financer les dépenses de fonctionnement de l’état (police, justice, armée, diplomatie). Jusque là, ça va, il te reste 90 000 euros. Tu peux en dépenser 20 000 en « bonnes œuvres » et en garder 70 000 pour ta consommation personnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant imagine que l’état te taxe 20 000 euros supplémentaires pour financer ses « aides sociales ». Alors tout est foutu. Les pauvres ont déjà les 20 000 euros que tu voulais leur donner, donc ils n’ont plus besoin de toi. Tu n’as plus les 20 000 euros que tu voulais leur donner, donc de toute façon tu n’aurais pas pu les aider même s’ils en avaient eu besoin. Les pauvres ne sont pas reconnaissants parce qu’ils considèrent ce don comme un dû et ne feront aucun effort pour en être dignes. Tu n’iras pas au paradis parce que ton acte de charité était forcé. Le seul gagnant, c’est l’état ! [Fin de la digression] &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Autre point commun, nous sommes d’accord que les fonctionnaires peuvent être corrompus. Nous sommes aussi d’accord que certaines entreprises instrumentalisent le pouvoir régulateur de l’état pour écouler leurs produits qui, sinon, ne trouveraient pas acheteur. A mon sens, c’est un argument contre l’état et non contre le marché, car si l’état ne régulait rien du tout, ces entreprises seraient forcées de mieux satisfaire les besoins de leurs clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes aussi d’accord que les fonctionnaires peuvent tuer pour des raisons purement idéologiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc les deux principaux messages de mon article : cessons de peindre les entrepreneurs de manière caricaturale comme des obsédés ; et montrons aussi peu d’indulgence envers les fonctionnaires qu’envers les entrepreneurs – ont été acceptés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon côté, je concède volontiers que l’organisation du secteur privé en entreprise fait que chaque entreprise peut développer une culture, un &lt;strong&gt;système&lt;/strong&gt; qui transcende les motivations individuelles de ses employés. Donc il est possible qu’un système oriente les actions de gens &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt; normaux dans un sens unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si certaines entreprises peuvent développer un système orienté vers le profit, ça soulève deux questions :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Existe-t-il une limite naturelle à ça ? Jusqu’où cette quête du profit peut-elle aller sans détruire l’entreprise elle-même ? Qu’est-ce qui empêche cette culture du profit de violer les règles minimales de la vie en société ?&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Quel est le système naturel qui se développe dans le secteur public ?&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;A la première question, je réponds : cette limite, c’est l’atteinte au droit de propriété et à la vie d’autrui. Si l’entreprise orientée vers le profit signe un contrat où elle promet de délivrer X dans le futur et qu’elle ne le fait pas, elle est voleuse. La loi la punira. La victime intentera un procès pour violation de son droit naturel à la propriété et le gagnera. Nul besoin de la moindre régulation !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’entreprise orientée vers le profit vend un produit comme étant un médicament ou un aliment, mais qu’en réalité c’est un poison qui tue, et qu’elle le savait, elle est meurtrière. La loi la punira. La famille de la victime intentera un procès pour violation de son droit naturel à la vie et le gagnera. Nul besoin de la moindre régulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me semble crucial de noter que, même si on recherche le profit, on n’a pas le droit de voler et de tuer pour maximiser son profit. Cela fixe une limite infranchissable. Même en l’absence de toute régulation, un système orienté vers le profit ne peut pas violer les règles minimales de la vie en société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc l’existence ou pas de régulations, ce n’est pas la différence entre protéger la victime ou la laisser sans défense, loin de là. C’est juste savoir s’il faut accorder des droits supplémentaires à des soi-disant « victimes » dont les&lt;strong&gt; droits naturels&lt;/strong&gt; (à la propriété et à la vie) ont été scrupuleusement respectés. Ce qui est quand même beaucoup moins clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le deuxième point, il me semble évident que le secteur public s’oriente naturellement vers la maximisation de son propre pouvoir en tant qu’organisation, au détriment de l’intérêt du reste de la société. C’est autrement plus grave que quand les entreprises maximisent le profit car, face à l’état, les victimes ayant souffert une violation de leur droit de propriété ou de leur droit à la vie ne peuvent pas avoir recours à un juge impartial. Dans tout conflit entre un citoyen et l’état, le juge, c’est... un membre de l’appareil d’état !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, quelques remarques en vrac :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Je n’ai pas vu le film « Sicko » de Michael Moore, mais LewRockwell.com, un site où Ron Paul a publié 400 articles depuis 1994, en a fait une critique dévastatrice que je te conseille de lire &lt;a href="http://www.lewrockwell.com/orig8/dahiya4.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Quand tu dis « Dans un monde sans régulation, les plus forts, les plus malins vont très souvent chercher à abuser des plus faibles, des gogos. » il me semble que c’est un argument auquel je réponds dans mon article &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/la-chasse-au-client.html"&gt;La chasse au client&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Quand tu dis : « Par nature ces régulations sont imparfaites » il me semble que cela fait une transition vers mon article &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/les-rgulations-atteignent-leur-objectif.html"&gt;Les régulations atteignent leur objectif&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Gallatin.&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3&gt;Réponse d'Emmanuel&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici avec un premier élément de réponse:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;em&gt;Jusqu’où cette quête du profit peut-elle aller sans détruire l’entreprise elle-même ? Qu’est-ce qui empêche cette culture du profit de violer les règles minimales de la vie en société ?(…) cette limite, c’est l’atteinte au droit de propriété et à la vie d’autrui. Si l’entreprise orientée vers le profit signe un contrat où elle promet de délivrer X dans le futur et qu’elle ne le fait pas, elle est voleuse. La loi la punira. La victime intentera un procès pour violation de son droit naturel à la propriété et le gagnera. Nul besoin de la moindre régulation !&lt;/em&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;br /&gt;Ce raisonnement est logique mais j’y vois quelques objections majeures :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4&gt;L’idée de l’homme, de la vie et sa valeur&lt;/h4&gt;D’une part si l’Etat n’intervient pas pour réglementer une pratique manifestement dangereuse et que l’on attend que les victimes s’organisent, se battent juridiquement, prouvent la réalité du dommage, et obtiennent compensation, il est fort probable qu’un certain délai va s’écouler. Délai pendant lequel la société aura continué son activité incriminée. Ce délai de règlement judiciaire du conflit aura pour conséquence de créer de nouvelles victimes dans ce laps de temps. La question fondamentale ici est pour moi la suivante : Vaut-il mieux laisser le marché et le judiciaire régler naturellement ce problème, quitte à laisser cette entreprise faire de nouvelles victimes ? Ou faire intervenir l’Etat pour protéger des victimes potentielles ? Pour moi tout ne peut pas se « régler » ou se « compenser » par une somme d’argent. Une personne décédée ne va pas ressusciter parce qu’elle (ou ses ayants droits) touchent le pactole devant une juridiction. C’est l’idée même de l’homme et de la vie qui est ici en cause. Peut on mettre un prix sur une vie au nom de la liberté du marché?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite certains dommages ne sont simplement pas réparables et cela dans deux cas :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4&gt;L’insolvabilité réelle ou organisée de l’entreprise&lt;/h4&gt;Lorsque le dommage excède de beaucoup les capacités financières de l’entreprise, il ne reste plus qu’à cette dernière à se mettre en faillite et la victime n’a plus que ces yeux pour pleurer. De plus certaines activités économiques ne sont pas assurables (par exemple refus des assurances de couvrir les risques de cancer liés à l’utilisation du téléphone portable, malgré de nombreuses études « rassurantes » faites pour les opérateurs télécoms). L’on pourrait également évoquer le cas des mises en faillite frauduleuse, souvent tentante pour éviter de faire face à ces obligations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h4&gt;La dimension prométhéenne de l’activité humaine contemporaine&lt;/h4&gt;Enfin, l’activité humaine a par nature considérablement évoluée depuis l’époque de Bastiat &amp;amp; Co. Les impacts environnementaux de l’industrie étaient nécessairement limités par les connaissances techniques de l’époque. Un cordonnier, un chaudronnier ou un paysan au milieu du 19e siècle avaient un impact potentiel limité sur leurs contemporains. Cela est bien différent aujourd’hui à l’heure du nucléaire, de l’agriculture intensive et des téléphones portables. Les conséquences possibles de certaines activités humaines sont de nature à mettre en danger la survie même de l’espèce humaine (pour le moins dans certaines zones du globe même si l’on s’aperçoit aujourd’hui des répercussions planétaires d’activités dites « locales »). Aucune monétarisation a posteriori d’un dommage écologique grave ne serait alors en mesure de le réparer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emmanuel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6087579658439181291?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6087579658439181291/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6087579658439181291' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6087579658439181291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6087579658439181291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/08/tout-pout-le-profit-2me-partie.html' title='Tout pout le profit - 2ème partie'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6830398690573097173</id><published>2007-08-10T17:10:00.001+01:00</published><updated>2007-08-11T18:33:30.263+01:00</updated><title type='text'>Hommes d’état contre Entrepreneurs</title><content type='html'>Les différences font le sel de la vie. Si le monde était uniquement peuplé de clones génétiquement identiques les uns aux autres et psychologiquement conditionnés à penser pareil, ne serait-il pas un peu triste?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aura toujours des gens au quotient intellectuel élevé, et d’autres à faible Q.I. Il y aura toujours des courageux et des lâches. Des gens capables de consentir des efforts qui ne paieront que dans dix ans, et d’autres qui sacrifient leur futur par paresse. Des gens capables de coopérer avec leur prochain pour tendre vers des objectifs communs, et d’autres qui en sont incapables. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers réussiront toujours mieux que les seconds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul moyen d’empêcher cela est d’imposer une &lt;strong&gt;égalité&lt;/strong&gt; forcée qui nie et la nature humaine et la liberté. Staline, Mao et Pol Pot ont essayé. Même en assassinant des centaines de millions de leurs propres concitoyens, ils n'ont pas réussi. Il est extrêmement difficile de trouver de plus grands criminels qu’eux dans l’histoire de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Appelons “surdoués” les gens qui sont intelligents, courageux, orientés vers le long terme et coopératifs, et “gens normaux” les autres. Du point de vue des intérêts propres de la catégorie des gens normaux, et &lt;em&gt;uniquement&lt;/em&gt; des gens normaux, que faut-il faire des surdoués? Les exterminer n’est ni humain, ni même utile. Les gens normaux bénéficient énormément de l’existence d’un Louis Pasteur, d’un Victor Hugo ou d’un Gustave Eiffel. Alors que faire de ces surdoués?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe 2 possibilités:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A1) On leur &lt;strong&gt;interdit&lt;/strong&gt; d’user de la contrainte sur les gens normaux: les gens normaux qui veulent ignorer un surdoué peuvent le faire, rentrer chez eux, et on les laissera tranquille. De plus, on met les surdoués en compétition les uns avec les autres: c’est-à-dire qu’ils se font &lt;strong&gt;concurrence&lt;/strong&gt; entre eux pour le privilège d’interagir avec les gens normaux, et ce sont les gens normaux qui choisissent avec qui ils traitent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou alors:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A2) On leur permet d’user de la contrainte physique pour &lt;strong&gt;forcer&lt;/strong&gt; les gens normaux à obéir. De plus, on arroge un &lt;strong&gt;monopole&lt;/strong&gt; local à chaque surdoué: à un instant donné, à un endroit donné, il n’existe qu’un seul surdoué auquel les gens normaux peuvent s’adresser pour remplir une fonction donnée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La différence entre les 2 possibilités d’emploi pour les surdoués se résume donc ainsi: soit ils doivent user de persuasion dans un contexte de concurrence, soit ils peuvent user de la contrainte physique en situation de monopole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vues ces deux possibilités, il semble évident que les gens normaux bénéficient largement plus du premier mode d’organisation social que du second. Comme les surdoués sont plus intelligents, courageux, etc, le premier mode &lt;strong&gt;réduit&lt;/strong&gt; leur avantage naturel en leur interdisant l’usage de la coercition physique et en les mettant en concurrence les uns contre les autres. Par contraste, le second mode &lt;strong&gt;accroît&lt;/strong&gt; leur avantage naturel en leur remettant l’arme de la contrainte physique et en les protégeant de la concurrence des autres surdoués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier mode est celui du secteur privé. Dans le secteur privé, on ne peut pas forcer physiquement les gens à consommer un produit, et on est perpétuellement en situation de concurrence. Les surdoués qui exercent une activité dans le secteur privé s’appellent les &lt;strong&gt;créateurs d’entreprise&lt;/strong&gt; et les chefs d’entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second mode est celui de l’état. Dans le secteur public, on utilise la police pour faire appliquer ses décisions par la force. Et on n’a pas de concurrence à craindre puisque les autres états n’opèrent qu’à l’intérieur de leurs frontières. Les surdoués qui exercent dans le secteur public s’appellent les &lt;strong&gt;hommes politiques&lt;/strong&gt; et les hauts fonctionnaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il est donc nettement préférable pour les gens normaux d’avoir affaire à des entrepreneurs qu’à des hommes d’état.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour être tout à fait exhaustif, je dois mentionner l’existence d’une &lt;em&gt;légende&lt;/em&gt; qui prétend le contraire. Selon elle :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Le recrutement pour les postes de hautes responsabilités au sein de l’état n’attire que des gens profondément altruistes, des &lt;strong&gt;saints&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Une fois nommés à leur poste, leurs nouveaux pouvoirs ne montent pas à la tête de ces saints car leur âme est pure et &lt;strong&gt;incorruptible&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Non seulement ces gens-là ont une trempe de fer qui les empêche d’agir dans leur propre intérêt, mais ils utilisent leurs formidables pouvoirs pour &lt;strong&gt;répandre le bien&lt;/strong&gt; à travers le peuple des gens normaux.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Le premier argument est contraire à la nature humaine, parce que les positions de pouvoir attirent ceux qui sont avides de pouvoir aussi sûrement que la bouse attire les mouches. Le second n’est possible que si les surdoués sont d’une essence désincarnée, éthérée, déshumanisée. Le troisième est un &lt;strong&gt;conte de fées&lt;/strong&gt; pour enfants de 5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et qui propage cette légende? Les surdoués parvenus aux postes-clés de &lt;strong&gt;l’état&lt;/strong&gt; qui élaborent les programmes officiels enseignés dans les écoles et universités publiques!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous qui entendez cette légende depuis votre plus tendre enfance, est-ce que vous commencez à avoir quelques doutes maintenant?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6830398690573097173?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6830398690573097173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6830398690573097173' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6830398690573097173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6830398690573097173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/08/hommes-dtat-contre-entrepreneurs.html' title='Hommes d’état contre Entrepreneurs'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-1673119250047665734</id><published>2007-07-30T20:06:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T20:10:00.962+01:00</updated><title type='text'>Les régulations atteignent leur objectif</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, j'adresse enfin la question de savoir si les législations régulatrices réussissent à protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société. C'est-à-dire je demande si les régulations atteignent le but qu’elles se donnent. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interdire une action ou une transaction volontaire ne suffit pas à l’éliminer. Ça se passera quand même, mais « au noir ». La plupart des gouvernements interdisent la prostitution, et pourtant c’est le plus vieux métier du monde. La plupart des gouvernements interdisent la drogue, et pourtant il y a des drogués partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord, les gens qui voudraient faire des choses proscrites se reportent sur des choses &lt;strong&gt;similaires&lt;/strong&gt; mais permises. Si on ne peut pas faire de la pub pour certains médicaments, on en fera pour de la para-pharmacie (crèmes anti-rides, etc). Donc de toutes façons il y aura un moyen de capter l’argent des gens qui sont mal dans leur peau en leur vendant un peu de rêve. Si on ne peut pas consentir des prêts à des gens ayant peu de collatéral, on proposera des investissements peu rentables ou trop risqués pour capter les économies des gens qui rêvent de devenir riches sans travailler. Comme on ne peut pas tout réguler, tout interdire, il y aura une course-poursuite incessante entre les législateurs et les entreprises pour innover de manière à contourner les règles. Ça ne changera strictement rien, mais les perdants seront les contribuables qui paient les législateurs à pondre des lois inutiles, et les consommateurs qui paient les entreprises pour imaginer des produits inutilement complexes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, les gens qui voudraient faire des choses proscrites continueront à le faire dans &lt;strong&gt;l’économie souterraine&lt;/strong&gt;. Il y aura des pilules qui se vendent sous le manteau dans des endroits louches. Il y aura des usuriers flanqués de collecteurs de dette musclés qui prêteront de l’argent aux gens désespérés. Au total, l’échange se fera quand même, mais hors de la protection de la loi. En cas de fraude, la victime ne pourra pas porter plainte pour demander réparation. Sûrs de leur impunité, les vendeurs de pilules et les prêteurs à gage seront systématiquement plus disposés à frauder. Donc en fin de compte c’est le consommateur qui se fera avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette prohibition aura donc l’effet exactement opposé de celui recherché : elle ne protègera pas le consommateur, elle le livrera pieds et poings liés aux gangs de &lt;strong&gt;criminels&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-1673119250047665734?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/1673119250047665734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=1673119250047665734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1673119250047665734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1673119250047665734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/les-rgulations-atteignent-leur-objectif.html' title='Les régulations atteignent leur objectif'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-1136148445528107969</id><published>2007-07-30T19:59:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T20:54:28.276+01:00</updated><title type='text'>Le gouvernement, protecteur des faibles?</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, je me demande maintenant si le gouvernement est &lt;em&gt;le mieux placé&lt;/em&gt; pour protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un &lt;strong&gt;contre&lt;/strong&gt; son gré. Or le gouvernement détient le monopole de la contrainte, de la coercition, de la force. Donc il est le moins bien placé pour faire le bonheur contre leur gré des faibles, des naïfs, de ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour donner une analogie, c’est exactement comme si je disais à une femme : « Voilà. J’ai bien réfléchi à ta situation. Et j’ai conclu que c’était mieux pour toi que tu m’épouses. Je ferai ton bonheur, même si tu es trop conne pour t’en rendre compte par toi-même. Donc je vais te &lt;strong&gt;forcer&lt;/strong&gt; à me dire oui en face de monsieur le maire. Si tu refuses, je t’imposerais des amendes et/ou te jetterai en prison. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est possible qu’effectivement cette pauvre fille bénéficie qu’on la convainque de m’épouser, mais ça ne peut en aucun cas venir de quelqu’un qui dispose de l’usage de la force et de la contrainte. De la part de quelqu’un qui a un bâton, tout argument devient une menace, et maintenir son désaccord devient un risque tangible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut prévenir les gens qu’ils vont regretter leur décision, mais on ne peut pas les forcer. C’est exactement la politique étrangère de &lt;a href="http://ronpaulfr.blogspot.com/"&gt;Ron Paul&lt;/a&gt;, le candidat à l’investiture républicaine pour la Maison Blanche. Il dit que, si on veut qu’une nation étrangère comme le Vietnam ou l’Irak devienne plus libre, on peut discuter ou faire du commerce avec elle, mais pas l’envahir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bien meilleure source de protection pour les faibles est la &lt;strong&gt;concurrence&lt;/strong&gt;. En effet, toutes les compagnies pharmaceutiques peuvent faire de la publicité pour leurs produits. Et pourtant les gogos ne vont pas acheter chaque produit vanté par la réclame. Il y aura concurrence entre les produits, et comme les consommateurs ont un budget limité à leur disposition, certains produits auront du succès et d’autres pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La distinction se fera-t-elle sur la qualité du spot de pub ? Même là, il y a concurrence entre les agences. Si une agence développe une nouvelle technique de marketing, les autres la copieront. A moyen terme, il faut bien supposer que l’efficacité d’une campagne publicitaire est proportionnelle à son budget, car le talent s’achète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc quel produit sera gagnant ? Celui qui marche le mieux. C’est l’effet « bouche à oreille » : Madame Michu au 6ème étage a acheté des pilules Zorg et depuis je la vois monter et descendre les escaliers pour faire une promenade deux fois par jour, alors qu’avant elle sortait à peine trois fois par semaine pour faire ses courses. Même les consommateurs les plus idiots sont capables d’acheter des revues comme « Que choisir ? » ou « 50 millions de consommateurs » qui font des essais comparatifs. Ce sont d’ailleurs les plus consommateurs les plus avides qui sont les plus à même d’acheter de telles revues. Avec l’internet, il est difficile de croire que le produit le plus efficace ne s’adjugera pas la plus grosse part de marché. Les âmes charitables qui veulent voler au secours des simples d'esprit feraient mieux de fonder de telles revues ou de telles sites que de donner les pleins-pouvoirs aux gendarmes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas parfait, bien sûr, mais en moyenne, à long terme, la concurrence entre vendeurs protège les acheteurs. Dès qu’il y a concurrence, il est difficile de gagner des parts de marché en vendant du vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là encore, l’exemple de Ron Paul est édifiant. Tous les candidats républicains dépensent leur budget à faire de la pub, et essaient de profiter de la puissance de l’internet. Mais ça ne marche que pour celui dont le message de liberté résonne avec l’américain de base. C’est le meilleur produit politique qui bat la concurrence à plate couture, même si la publicité est permise. &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-1136148445528107969?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/1136148445528107969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=1136148445528107969' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1136148445528107969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1136148445528107969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/le-gouvernement-est-le-mieux-plac-pour.html' title='Le gouvernement, protecteur des faibles?'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-86191810810227371</id><published>2007-07-30T19:45:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T21:03:43.392+01:00</updated><title type='text'>Protéger les naïfs : est-ce désirable ?</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, je me demande ici s'il est &lt;em&gt;désirable&lt;/em&gt; de protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une interdiction imposée par l’état frapperait &lt;strong&gt;tous&lt;/strong&gt; les clients potentiels. Vue la diversité humaine, certains achetaient le produit ou le service pour de « bonnes » raisons, et d’autres pour de « mauvaises » raisons (en supposant qu’on soit assez omniscient pour pouvoir distinguer, assez arrogant pour être sûr de son jugement, et assez violent pour l’imposer par la force). Au nom de quoi sacrifie-t-on celui qui aurait bénéficié de l’achat pour « sauver » celui qui &lt;em&gt;aurait&lt;/em&gt; fait l’achat pour de « mauvaises » raisons ? N’est-il pas immoral de pénaliser celui qui a assez de jugement pour prendre les « bonnes » décisions et de récompenser celui qui ne s’est pas donné la peine de réfléchir avant de dégainer son porte-monnaie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’état pénalise un comportement et récompense un autre, fatalement le comportement pénalisé se fera plus rare, et celui récompensé plus fréquent. On aura donc une société où les gens perdront l’habitude de réfléchir par eux-mêmes, et prendront l’habitude de s’en remettre à l’état pour tout. On voit bien ce en quoi cela bénéficierait à l’état en tant qu’institution, mais on voit mal en quoi cela concourrait au progrès de la civilisation et serait dans l’intérêt de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est désirable sur le plan éthique, c’est que chaque adulte soit responsable des décisions qu’il prend. Car si lui n’en est pas responsable, au nom de quoi &lt;strong&gt;un autre&lt;/strong&gt; le serait-il ? Toute atteinte à la notion de responsabilité est profondément déshumanisante, infantilisante et humiliante. Si on traite les gens ainsi, il ne faut pas s'étonner qu'ils se comportent en animaux prisonniers de leurs plus bas instincts, en éternels adolescents insatisfaits, et en mendiants professionnels. Mais peut-être est-ce là le but recherché par nos chers dirigeants? Car une telle masse informe, incapable de volonté à long terme, est tellement plus facile à mener à la baguette avec du pain et des jeux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comptons les contents et les mécontents d’une telle interdiction soi-disant protectrice:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Celui qui achetait le produit pour de bonnes raisons est mécontent.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Le marchand qui vendait le produit est mécontent.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Celui qui achetait le produit pour de « mauvaises » raisons est perdant aussi, parce qu’il est persuadé au moment de l’achat que cet achat était dans son intérêt personnel ; on ne l’a pas convaincu qu’il avait tort, on l’a juste forcé à ne pas faire ce qu’il voulait ; donc il n’est pas content.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Le fonctionnaire qui a imposé l’interdiction est content, parce que cela justifie son salaire.&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Le contribuable qui paie le salaire du fonctionnaire n’est pas content.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;On le voit, cette interdiction ne bénéficie qu’à l’état, et aucunement au peuple que l’état est &lt;strong&gt;censé&lt;/strong&gt; servir. La vérité est que l’état est à son propre service. Il produit des interdictions arbitraires pour scinder le peuple qu’il contrôle en groupes d’intérêts opposés (selon le vieux principe : diviser pour mieux régner), et réinvestit ses bénéfices dans une propagande massive pour déguiser sa forfaiture.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-86191810810227371?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/86191810810227371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=86191810810227371' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/86191810810227371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/86191810810227371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/est-il-dsirable-de-protger-les-nafs.html' title='Protéger les naïfs : est-ce désirable ?'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6871160493351281442</id><published>2007-07-30T19:26:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T20:36:07.198+01:00</updated><title type='text'>Protéger les naïfs : est-ce possible ?</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, j'examine à présent l'idée selon laquelle il est &lt;em&gt;possible&lt;/em&gt; de protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La triste vérité, c’est qu’on ne peut pas empêcher les gens de faire des conneries. A la limite, on ne pourra jamais empêcher les gens de se suicider. Si on empêche une connerie, les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société en feront une autre. Cela revient à faire un choix entre des conneries permises et d’autres qui ne le sont pas. Mais à partir du moment où la pire des conneries, qui est le suicide, sera toujours possible, ce choix est purement arbitraire, et on ne peut pas dire qu’on empêche les grosses conneries pour ne permettre que les petites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs, une société où le suicide serait interdit serait une société infiniment triste. Les esclaves n’avaient pas le droit de s’auto-mutiler. Un soldat assujetti aux ordres de ses officiers n’a pas le droit de se suicider non plus. Ce sont là les deux conditions humaines qui représentent la négation parfaite de la &lt;strong&gt;liberté&lt;/strong&gt;. La liberté, c’est aussi la liberté de faire des conneries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En général, ce sont les sociétés les plus sévèrement contrôlées, c’est-à-dire celles où les gens ont le moins le droit de faire leurs propres conneries, qui ont le taux de suicide le plus élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En allant un cran plus loin, si on veut le modèle d’une société où le suicide est non seulement interdit mais &lt;strong&gt;impossible&lt;/strong&gt;, il y en a un seul : l’enfer décrit par Jean-Paul Sartre dans sa célèbre pièce de théâtre "Huis Clos". Même battre des paupières pour se reposer un instant des tourments de l’enfer était impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si donc on reconnaît que disposer librement de son corps est une condition fondamentale de la dignité humaine, ce qui implique de pouvoir en user pour le bien ou le mal, le développer ou le meurtir, alors &lt;em&gt;a fortiori&lt;/em&gt; les gens peuvent faire les autres conneries de moindre importance qui ne mettent en danger que les biens matériels en leur possession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, il est complètement impossible de juger de manière objective du caractère inutile, défectueux ou nocif d’un produit ou d’un service. Un placébo, par exemple, est inutile parce qu’il ne contient aucun médicament actif, et pourtant il guérit certains malades par un effet purement psycho-somatique. L’espérance mathématique de gain au loto est négative, et pourtant ça donne un peu de joie et d’excitation aux gens qui n’en ont pas d’autre. Transpercer ses organes génitaux avec des petits bijoux est nocif, et pourtant beaucoup de jeunes adorent ça. On pourrait multiplier les exemples à l’infini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour déterminer si l’interdiction de telle ou telle transaction commerciale protège le client (qu’on suppose naïf), ou au contraire lui nuit, il faudrait lire dans son âme. On ne sait pas pourquoi les gens font ce qu’ils font. Il faudrait être &lt;strong&gt;Dieu&lt;/strong&gt; pour en juger. Or aucun homme et aucune collectivité d’hommes ne peut se prendre pour Dieu. Ça serait fou et dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette attitude présuppose que celui qui porte le jugement est omniscient et supérieur au client dit « faible et naïf ». C’est une négation profonde du principe d’&lt;strong&gt;égalité&lt;/strong&gt; auquel les Français, et surtout les agents de l’état, se disent si attachés. Et pourtant il faut bien être supérieur pour juger qu’un autre est incapable de savoir ce qui est bon pour lui. L’état ne peut pas se positionner par rapport à ses administrés comme un père vis-à-vis de ses enfants en bas âge, ce serait profondément insultant et infantilisant. Les membres de l’appareil d’état sont des hommes comme les autres, ni plus sages ni plus justes, et le fait d’avoir passé un concours de fonctionnaire ou gagné une élection ne leur confère aucun pouvoir divinatoire surhumain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6871160493351281442?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6871160493351281442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6871160493351281442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6871160493351281442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6871160493351281442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/de-la-possibilit-de-protger-les-nafs.html' title='Protéger les naïfs : est-ce possible ?'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-7473908452094527521</id><published>2007-07-30T19:19:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T19:26:18.265+01:00</updated><title type='text'>La chasse au client</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, j'analyse à présent l'idée selon laquelle les industriels et commerçants tendriaent des pièges habiles à leurs clients. C'est-à-dire qu'ils auraient recours au mensonge, à la tromperie et à la fraude comme pratiques courantes. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la vérité, c'est qu'aucune entreprise ne peut durablement de fonder sur le mensonge et la fraude. Si un fournisseur A passe un contrat avec un client B, que B paie le prix spécifié dans le contrat, mais que A ne délivre pas le service ou le produit spécifié dans le contrat, A doit réparation à B. Il y a tromperie sur la marchandise, ce qui n’est en rien différent d’un vol. Les voleurs et autres agresseurs contre la propriété privée d’autrui doivent être forcés à compenser leurs victimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune relation humaine durable ne peut être fondée sur le mensonge et la fraude. Tôt ou tard, les victimes s’en aperçoivent et demandent justice. A ce moment-là, le fraudeur voit sa capacité à faire des affaires singulièrement réduite. Si la fraude est suffisamment importante, l’entreprise fait &lt;strong&gt;faillite&lt;/strong&gt;. Les actionnaires n’aiment pas ça du tout. Ils découragent ce genre de comportement de la part du PDG et de tous les autres employés. Ils veulent des affaires stables qui doivent leur succès à la satisfaction des besoins des clients, et non à un mensonge susceptible d’être découvert à tout instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le client n’est pas un gibier qu’on prend au piège, et le marchand n’est pas un chasseur habile. Cette analogie de violence physique est particulièrement inappropriée pour décrire une relation entièrement &lt;strong&gt;consensuelle&lt;/strong&gt;. En effet, personne ne force le client à acheter ni le marchand à vendre.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-7473908452094527521?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/7473908452094527521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=7473908452094527521' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7473908452094527521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7473908452094527521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/la-chasse-au-client.html' title='La chasse au client'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-5750565634676571503</id><published>2007-07-30T18:31:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T19:25:27.235+01:00</updated><title type='text'>Les vendeurs se foutent des acheteurs</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, j'examine à présent l'idée selon laquelle les industriels et commerçants agiraient sans considération pour l'intérêt de leurs clients. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point faible de cette théorie c'est que, sans client, l’entreprise fait faillite du jour au lendemain. Il faut donc satisfaire le client. La vérité du secteur marchand, c’est que le client est roi. Quiconque ignore ce principe fondamental court à sa perte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les clients n’aiment pas se séparer de leur argent. D’ailleurs, pour provoquer la chute d’une entreprise, les clients n’ont pas beaucoup à lutter : il leur suffit de rester chez eux, sans faire l’effort de se déplacer et d’aller faire leurs courses dans cette entreprise. Pour que les clients sortent leur porte-monnaie, il faut vraiment qu’ils le veuillent. Il faut qu’au moment de l’acte d’achat, ils pensent que c’est dans leur &lt;strong&gt;intérêt propre&lt;/strong&gt; de faire cette transaction. Le client achète uniquement si l’usage qu’il fera du produit ou du service lui semble préférable aux autres usages alternatifs auxquels il aurait pu affecter son argent. Les industriels et commerçants qui agissent sans considération pour l'intérêt de leurs clients se retrouvent au chômage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première préoccupation d’un industriel ou d’un commerçant est donc d’agir dans l'intérêt de son client, tel que ce client &lt;strong&gt;lui-même&lt;/strong&gt; le définit &lt;strong&gt;au moment&lt;/strong&gt; de l’acte d’achat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui mieux que le client &lt;em&gt;lui-même&lt;/em&gt; peut définir ce qui est son intérêt propre ? Je n’ai pas de fenêtre sur l’âme humaine. Je ne peux pas savoir les motivations secrètes qui poussent un client à agir. Et même si je le savais, au nom de quoi passerais-je jugement ? Personnellement, je ne veux certainement pas qu’on me dire ce que je dois acheter, ou même ce que je dois faire. Je revendique la liberté de prendre mes propres décisions et d’en assumer les conséquences, bonnes ou mauvaises. Je ne suis pas un enfant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, à quel autre moment le client doit-il évaluer son intérêt propre, sinon &lt;em&gt;au moment&lt;/em&gt; de l’acte d’achat ? Comme on dit : avant l’heure, c’est pas l’heure ; après l’heure, c’est plus l’heure. Avant l’achat, le client a le temps de changer dix fois d’avis. Après l’achat, il va soit regretter son acte, soit s’en féliciter. Il ne peut pas savoir à l’avance. Il prend ce risque, et il l’assume. Cela s’appelle être responsable de ses propres actes. Si je ne suis pas responsable de mes actes, je ne suis pas un homme, et je ne peux pas vivre en société. Les adultes déclarés irresponsables sont enfermés dans un asile. On les relâche quand ils ont convaincu les psychiatres qu’ils peuvent se conduire en public de manière responsable, pas avant. Et c’est tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, le fait que les industriels et commerçants agissent dans l'intérêt de leurs clients, tels que ces clients &lt;em&gt;eux-mêmes&lt;/em&gt; le définissent &lt;em&gt;au moment&lt;/em&gt; de l’acte d’achat, est tout à fait nécessaire et conforme à la nature de l’homme et de la société.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-5750565634676571503?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/5750565634676571503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5750565634676571503' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5750565634676571503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5750565634676571503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/les-marchands-exploitent-les-acheteurs.html' title='Les vendeurs se foutent des acheteurs'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-2980899476626937120</id><published>2007-07-30T18:15:00.000+01:00</published><updated>2007-07-30T18:41:16.757+01:00</updated><title type='text'>L'obsession du court terme</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, je me tourne maintenant vers l'idée selon laquelle les industriels et commerçants seraient motivés uniquement par une logique de profit &lt;em&gt;immédiat&lt;/em&gt;. C'est-à-dire qu'ils auraient une vision à court terme au detriment du long terme. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette idée est erronnée parce que le but premier d’une entreprise, c’est de survivre. L’entreprise sacrifie toujours les profits à court terme afin d’assurer sa survie à long terme. Cela s’appelle &lt;strong&gt;investir&lt;/strong&gt;. La raison est que l’entreprise appartient aux actionnaires, qui la contrôlent via le conseil d’administration. La valeur de leurs actions est égale à la somme de tous les profits futurs. Donc à chaque fois qu’ils sacrifient des profits immédiats pour effectuer un investissement judicieux qui accroîtra les profits futurs par un montant supérieur au coût de l’investissement, leurs actions montent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le principe de la propriété privée. Si tu es propriétaire de quelque chose, tu fais l’effort d’en prendre soin aujourd’hui, parce que tu en seras encore propriétaire demain. C’est pour ça que tu ne laisses pas traîner les ordures ménagères dans ta chambre : parce que demain ça va sentir mauvais. Donc seuls les &lt;strong&gt;propriétaires&lt;/strong&gt; peuvent avoir une vision à long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contraste, les fonctionnaires et les hommes politiques ne peuvent pas avoir de vision à long terme, parce qu’ils ne sont pas propriétaires de la France. Ils n’en ont la jouissance que de manière temporaire. Donc ils sacrifient le stock de capital civilisationnel accumulé depuis des millénaires pour des bénéfices de court terme. C’est exactement le contraire de ce qu’on professe dans les milieux bien-pensants.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-2980899476626937120?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/2980899476626937120/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=2980899476626937120' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/2980899476626937120'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/2980899476626937120'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/lobsession-du-court-terme.html' title='L&apos;obsession du court terme'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6198094098985567759</id><published>2007-07-30T18:06:00.000+01:00</published><updated>2007-08-12T13:05:26.081+01:00</updated><title type='text'>Tout pour le profit</title><content type='html'>Dans le cadre de ma série sur le rôle &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html"&gt;régulateur&lt;/a&gt; de l'état, j'examine ici l'idée selon laquelle les industriels et commerçants seraient motivés uniquement par une logique de profit maximum. C'est-à-dire que la motivation financière écraserait toutes les autres. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité les employés des entreprises privées ne sont pas motivés uniquement par l’argent, pas plus que les autres hommes. L’argent est une source de motivation parmi d’autres, dont l’importance relative fluctue au gré des individus et des circonstances. Il arrive très souvent qu’un travailleur du privé refuse un emploi mieux rémunéré parce qu’il préfère un autre emploi moins rémunéré, soit parce que ça l’intéresse plus, soit parce qu’il préfère la culture de la compagnie, soit parce qu’il croit aux produits et aux services qu’il contribue à créer ou à commercialiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, un travailleur qui va bosser tous les matins uniquement pour l’argent est un homme profondément &lt;strong&gt;malheureux&lt;/strong&gt;. C’est quelqu’un qui n’aime rien dans son boulot, et donc il le fait mal. Il aura une carrière peu brillante. Souvent ceux qui ont eu le plus de succès sont ceux qui étaient passionnés par ce qu’ils faisaient, et pour qui l’argent n’est venu qu’après-coup. Et cela, à tous les échelons de la compagnie, de l’employé le plus humble jusqu’au PDG et au conseil d’administration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dis pas que l’argent n’est pas important, mais juste que c’est inhumain d’avoir une passion exclusive (l’argent ou une autre) à laquelle on sacrifie toutes les autres dimensions. Si on part du principe que ceux qui bossent dans le secteur privé sont par définition inhumains, si on les démonise &lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;, c’est sûr qu’on va aboutir à de drôles de conclusions. Mais ces conclusions n’auront aucun rapport avec la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toucher du doigt le caractère étrange de cette supposition, imaginez que vous réunissez dix personnes autour d’une table. Est-ce qu’il est possible qu’une seule et même chose les motive tous les dix ? Non ! Untel veut être célèbre, tel autre veut être riche, un troisème veut être intelligent, un quatrième du pouvoir, le cinquième veut travailler le moins possible, le sixième veut juste être heureux dans la vie, le septième met sa famille en premier, le huitième veut sauver des vies humaines, le neuvième veut répandre le bien, et le dixième ne sait pas ce qui le motive. Les êtres humains sont tous fondamentalement différents les uns des autres, et il n’y en a pas deux qui aient la même opinion. Il est donc inimaginable que les 16 millions de gens qui travaillent dans le secteur marchand en France puissent être motivés par un seul et même objectif à l’exclusion de tout autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au mythe selon lequel les hommes politiques et fonctionnaires, eux, ne considèrent pas leur intérêt individuel et agissent uniquement pour le bien public (en supposant qu’un tel concept puisse être défini), il a été définitivement explosé par la théorie des &lt;em&gt;choix publics&lt;/em&gt; de &lt;a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/1986/"&gt;James Buchanan&lt;/a&gt;, prix Nobel d’économie 1986. C’est un mythe essentiellement propagé par les institutions d’enseignement contrôlées par des fonctionnaires, et on voit bien pourquoi. Si on part du principe que ceux qui bossent dans le secteur public sont des saints, c’est sûr qu’on va aboutir à de drôles de conclusions. Mais ces conclusions n’auront aucun rapport avec la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gallatin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;h3&gt;Réponse d'&lt;a href="http://www.blogger.com/profile/04621821366445773710"&gt;Emmanuel&lt;/a&gt;:&lt;/h3&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour résumer mon état d'esprit après lecture de ton article sur l'intérêt financier: "Touché mais pas coulé".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Souvent ceux qui ont eu le plus de succès sont ceux qui étaient passionnés par ce qu’ils faisaient, et pour qui l’argent n’est venu qu’après-coup. » Entièrement d’accord, c’est une caractéristique fréquente chez la plupart des patrons d’entreprise que j’ai côtoyé. Cela dit c’était rarement des philanthropes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains systèmes deviennent néanmoins des machines où le seul et unique critère est l’argent. Je conseille vivement de voir le documentaire « Sicko » de Michael Moore notamment pour l’audition (par une commission américaine) d’une femme médecin qui explique que son travail dans une compagnie d’assurance était de refuser la prise en charge des soins des assurés. Son avancement était lié aux résultats financiers obtenus, c'est-à-dire à l’argent non dépensé. Visiblement, le fait avoir accéléré la mort de nombre de ses assurés n’a pas rendu ce médecin heureux mais il s’est accommodé du système pendant bien longtemps. Et une immense majorité de ces collègues s’en accommode toujours si l’on juge les résultats financiers des compagnies d’assurance américaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France il a fallut 29 années pour que l’amiante soit finalement interdite. Les résistances des entreprises concernées malgré les évidences sont un autre exemple de cet engrenage financier qui rend une activité à proprement parler criminelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fonctionnaires bien évidemment sont eux aussi parfois soumis à ces systèmes qui les font arbitrer contre l’intérêt public. Et je ne parle même pas ici des mécanismes de corruption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons l’exemple de la vaccination en France. Je ne m’étendrai pas ici sur l’inutilité et la nocivité des vaccins (c’est un avis personnel), sujet tabou au pays de Pasteur. Mais il convient de remarquer que la France continue d’obliger les nourrissons à recevoir 4 vaccins, alors que la plupart des pays européen ont reconnu la liberté de vaccination (certains pays ont même interdit des vaccins autorisés en France). Ces pays ne sont pas plus touché par des maladies graves que la France. Mais la France est le premier pays producteur de vaccin au monde. C’est notre camembert au lait cru médical. On n’y touche pas. Mieux on le subventionne au détriment de la santé des individus. Dans ce cas les entreprises poussées par leur propre intérêt mercantile, instrumentalisent le pouvoir régulateur de l’Etat pour maximiser leurs profits (cela me fait toujours bizarre d’utiliser une dialectique marxiste!) sans considération des besoins réels des clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une digression au passage sur les fonctionnaires : un système peut aussi leur faire prendre des décisions contraires au bien public par soumission à des critères idéologiques. On pense à l’affaire du sang contaminé. Pour ne pas « discriminer » les prisonniers, on a sciemment continué à prélever du sang infecté du virus HIV. Dans ce cas c’est la pression idéologique du système qui a primé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, le terme « uniquement » pour qualifier les motivations financières des entreprises et entrepreneurs est sans conteste exagéré, mais il reste que certaines entreprises et certains entrepreneurs sont ou deviennent guidés uniquement par des considération mercantiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait de dire qu’il existe naturellement d’autres motivations que l’argent, ce qui est vrai, n’enlève rien au fait que certaines personnes ou organisations ont pour unique motivation – et principal critère d’évaluation – l’argent. C’est un ensemble de facteurs qui créent un système ; ce système, une fois mis en place, devient le référent au détriment du bon sens naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Refuser au nom d’un principe de se protéger d’une réalité dans certains cas précis me semble relever de l’angélisme, compréhensible pour un vieux professeur germanique dans son bureau, moins pour des responsables politiques (noter le mot « responsable »). Le monde est imparfait. Dans un monde sans régulation, les plus forts, les plus malins vont très souvent chercher à abuser des plus faibles, des gogos. C’est humain. Par nature ces régulations sont imparfaites ; elles sont créées et appliquées par des humains, pire des fonctionnaires (c’est une blague… pas la peine de réagir sur ce propos), mais ne sont-elles préférables au vide, lui-même imparfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier mot pour parler d’expérience personnelle : ayant passé beaucoup (trop) de temps en Chine ces dernières années dans des usines, tout consommateur conscient devrait allumer un cierge pour remercier l’Etat français des normes obligatoires concernant les produits de grande consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Emmanuel.&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;La suite du débat &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/08/tout-pout-le-profit-2me-partie.html"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6198094098985567759?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6198094098985567759/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6198094098985567759' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6198094098985567759'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6198094098985567759'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/tout-pour-le-profit.html' title='Tout pour le profit'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-3887872276086161442</id><published>2007-07-30T17:49:00.000+01:00</published><updated>2007-08-11T18:13:39.750+01:00</updated><title type='text'>Du rôle régulateur de l'état</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.blogger.com/profile/04621821366445773710"&gt;Emmanuel&lt;/a&gt;, qui a créé le premier blog français sur &lt;a href="http://ronpaulfr.blogspot.com/"&gt;Ron Paul&lt;/a&gt;, un candidat à l’investiture du parti républicain pour les élections présidentielles américaines de 2008, m’a envoyé un message récemment. Quand on sait que Ron Paul veut que l’état fédéral américain arrête de faire ce qui n’est pas explicitement autorisé par la constitution américaine, c’est-à-dire 90% de ce qu’il fait actuellement, on imagine qu’Emmanuel ne doit pas être un défenseur de l’étatisme envahissant... Dans ce message, il défend néanmoins l'existence de l'état pour son rôle régulateur. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;J’ai du mal à envisager le non interventionnisme absolu de l’Etat. En pratique et pour donner un exemple, je suis ravi qu’en France l’Etat interdise la publicité pour les médicaments (ceux remboursés par la sécu me semble t-il). Cela me désespère toujours aux Etats-Unis de voir des publicités qui passent en boucle pour suggérer au téléspectateur que s’il ressent tel symptôme, c’est peut être parce qu’il a telle maladie, mais que miracle ce médicament va lui régler son problème, et qu’il lui suffit d’en parler à son docteur… Résultat, les américains sont persuadés qu’il existe une pilule miracle à tous leurs problèmes sans avoir à remettre en cause leur comportement. C’est humain… En conséquence, ils avalent des médocs qui masquent temporairement un problème, mais en créent automatiquement un autre en réaction, qui nécessite une nouvelle pilule…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense à de nombreux exemples où l’Etat peut et doit avoir un rôle régulateur, et j’ai du mal à articuler cela avec le libéralisme / libertarianisme…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre exemple de régulation heureuse: En matière bancaire, l'encadrement des organismes de prêt à permis d'éviter en France des emballements suicidaires du type "subprime loans" aux Etats- Unis.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Cette objection est intéressante, et il y a sûrement beaucoup d’autres lecteurs qui pensent pareil. Je vais donc y répondre en détail. Emmanuel résume son point de vue avec ces mots:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;On s'aperçoit que ces législations régulatrices ont pour effet de protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société pour déjouer les pièges habiles des industriels et commerçants motivés uniquement par une logique de profit maximum et immédiat sans considération pour l'intérêt de leurs clients.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Cette phrase me semble particulièrement bien écrite, donc je vais me concentrer sur elle. Elle contient un certain nombre de suppositions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;les industriels et commerçants sont motivés &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/tout-pour-le-profit.html"&gt;uniquement&lt;/a&gt; par une logique de profit maximum (la motivation financière écrase toutes les autres);&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;les industriels et commerçants sont motivés uniquement par une logique de profit &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/lobsession-du-court-terme.html"&gt;immédiat&lt;/a&gt; (vision à court terme au detriment du long terme);&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;les industriels et commerçants agissent sans considération pour &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/les-marchands-exploitent-les-acheteurs.html"&gt;l'intérêt&lt;/a&gt; de leurs clients;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;les industriels et commerçants tendent des &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/la-chasse-au-client.html"&gt;pièges&lt;/a&gt; habiles à leurs clients (mensonge, tromperie, fraude);&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;il est &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/de-la-possibilit-de-protger-les-nafs.html"&gt;possible&lt;/a&gt; de protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;il est &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/est-il-dsirable-de-protger-les-nafs.html"&gt;désirable&lt;/a&gt; de protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;le gouvernement est &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/le-gouvernement-est-le-mieux-plac-pour.html"&gt;le mieux placé&lt;/a&gt; pour protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société;&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;les législations régulatrices &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/les-rgulations-atteignent-leur-objectif.html"&gt;réussissent&lt;/a&gt; à protéger les faibles, les naïfs, ceux qui n'ont pas le savoir, l'éducation, ou la maîtrise nécessaire de la complexité de notre société (les régulations atteignent le but qu’elles se donnent).&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Or, chacune de ces propositions est fausse. J'ai rédigé une série de billets qui les examinent une par une. On peut y accéder en suivant les liens contenus dans chacune des 8 propositions énumérées ci-dessus. Je n'ai pas inventé tout ça dans ma petite tête en cinq minutes, c'est extrait de livres bien plus scientifiques et rigoureux écrits sur le rôle de l'état par Ludwig von Mises, Murray Rothbard et Hans-Hermann Hoppe. Bien sûr, j'invite ceux qui veulent poster des commentaires (sérieux, comme ceux d'Emmanuel) à continuer le débat s'ils apportent des contre-arguments pertinents.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-3887872276086161442?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/3887872276086161442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=3887872276086161442' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3887872276086161442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3887872276086161442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/07/du-rle-rgulateur-de-ltat.html' title='Du rôle régulateur de l&apos;état'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6532357003097956536</id><published>2007-06-12T19:51:00.000+01:00</published><updated>2007-06-12T20:09:18.944+01:00</updated><title type='text'>Surnaturel et collectivisme</title><content type='html'>Prenons le problème de l’état à rebours. Plaçons-nous du point de vue non des exploités que nous sommes, mais de celui de nos ennemis les exploiteurs. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginons qu'un denommé Alexandre dise à Boniface : « Voilà, maintenant tu travailleras pour moi et obéiras à tous mes ordres. » Clairement on peut s’attendre à ce qu'Alexandre ait besoin de recourir à la violence pour contraindre Boniface à se soumettre, qu’il faille qu’il soit plus fort et lui fasse physiquement peur. C’est le modèle social de la démocratie athénienne et de la république romaine, dont l’économie était fondée sur l’esclavage et le fouet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins la violence physique, ça n’est pas la panacée. C’est dangereux : Alexandre pourrait se blesser au combat, ou infliger à Boniface des blessures susceptibles de diminuer sa capacité productive. Que vaut un esclave mort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre doit donc trouver un moyen de leurrer Boniface, de diminuer sa résistance psychique, de le convaincre d’être un esclave volontaire. Si tout ce qu’il a trouvé c’est de dire : « tu m’obéiras parce que j’ai envie qu’il en soit ainsi », ça risque de ne pas aller loin. En effet, Boniface est capable de retourner l’argument et de demander pourquoi c’est lui qui doit obeir à Alexandre et non le contraire. A ce moment-là, Alexandre sera coincé. D’où la nécessité d’invoquer un argument plus subtil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première idée est d’invoquer des forces surnaturelles : « Tu m’obéiras parce que Dieu en a décidé ainsi. » Encore faut-il que Boniface croie en Dieu, respecte les prêtres, et que ces mêmes prêtres aient oint Alexandre et ses aïeux, chantent ses louanges à l’église tous les dimanches. Il va falloir qu'Alexandre partage le bénéfice de la souveraineté avec le clergé. C’est faisable pour un temps. Ce petit arrangement entre amis a fait les beaux jours de la dynastie capétienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais un de ces quatre matins, Boniface cessera de croire en Dieu, ou de croire que Dieu a oint Alexandre. Ce jour-là, la monarchie héréditaire de droit divin s’effondrera. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire ? Si Dieu n’existe plus, s’il n’y a ni Paradis ni Enfer, je dois quand même trouver un argument pour convaincre Boniface de m’obéir, sans lui avouer que j’ai décidé qu'il devait m’obéir parce que ca m’arrangeait bien. Diantre, ce n’est pas facile... Il faut trouver quelque chose qui soit au-dessus de Boniface, mais qui ne soit ni moi, ni Dieu. Il ne reste pas grand-chose – si : les autres ! La voilà, la seule solution possible : dire que c’est parce que je parle au nom de tous les autres (non pas au nom d’un voisin particulier, mais au nom de l’humanité toute entière ou presque) que Boniface doit m’obéir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, il faudra justifier que je suis mieux à même d’interpréter la volonté des autres que Boniface, lui faire admettre que la volonté des autres existe, qu’il doit s’y soumettre, et que cette volonté exige qu’il obtempère précisément aux instructions qu’il me plaît de proclamer. Mais c’est quand même plus facile que de le frapper, de lui faire croire à des histoires surnaturelles, ou de lui avouer la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette analyse il ressort que les arguments collectivistes sont les seuls qui puissent générer un comportement d’esclave volontairement soumis maintenant que Dieu n’est plus à la mode. C’est tragique le nombre de gogos qui avalent de telles balivernes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6532357003097956536?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6532357003097956536/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6532357003097956536' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6532357003097956536'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6532357003097956536'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/06/surnaturel-et-collectivisme.html' title='Surnaturel et collectivisme'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-5243866910917671964</id><published>2007-06-11T20:49:00.000+01:00</published><updated>2007-06-11T21:14:13.395+01:00</updated><title type='text'>Qu’est-ce que le libéralisme ?</title><content type='html'>C’est l’idéologie politique qui a renversé les monarchies à la fin du XVIIIème siècle. Elle ne peut être comprise que dans le contexte de la monarchie. C’est une fille de son époque, et il est nécessaire de remonter aux sources pour la comprendre. Fort heureusement ce n’est pas difficile parce qu’elle a eu tellement de succès, faisant douter les monarques de leur bon droit à régner et à commander leur peuple, que ses réverbérations sont parvenues jusqu’à nous. Il faut juste la dépouiller de la gangue qui l’a entourée et qui a été rajoutée après-coup. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour bien apprécier son importance, souvenons-nous qu’une élite dominante n’abandonne jamais volontairement le pouvoir, tant qu’elle croit à sa propre autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une illustration de cette loi est l’abandon du pouvoir par le régime soviétique en 1989, qui n’a eu lieu que parce que le KGB, l’élite du parti communiste, s’était rendu compte que le produit intérieur brut de l’URSS était moins de 4% de celui des Etats-Unis. Cette constatation a validé une fois pour toutes la supériorité de la doctrine libérale dans le domaine de l’organisation économique. D’ailleurs, personne ne remet en cause aujourd’hui le fait que le meilleur moyen de fournir la population en papier-toilettes (pour prendre un exemple au hasard) est de permettre aux propriétaires des usines de papier-toilettes de se faire concurrence les uns aux autres afin de laisser les consommateurs récompenser financièrement les fournisseurs qui répondent le mieux à leurs besoins. Ce n’est pas d’avoir un monopole de la production du papier-toilettes confié à une usine nationalisée gérée « par le peuple et pour le peuple ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le domaine politique, c’est exactement pareil. Deux siècles auparavant, les élites qui gravitaient autour des monarques héréditaires se sont mises à douter de la légitimité de leur pouvoir. Les idées qui ont causé cette remise en question étaient les idées libérales dans leur dimension non pas économique mais politique. L’antériorité de cette révolution idéologique sur celle de 1989 témoigne de l’importance supérieure de la politique sur l’économie. Des idées aussi puissantes méritent d’être revisitées – quelles étaient-elles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon la Déclaration d’Indépendance Américaine du 4 juillet 1776, les hommes « sont doués par leur Créateur de droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 se porte garante de « la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même Louis XVI, imprégné des valeurs de son époque, a dit : « Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l’honneur, la liberté et la propriété. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit une confluence qu’on peut résumer ainsi, au-delà des variations de vocabulaire : l’homme possède 3 droits naturels qui sont la vie, la liberté et la propriété ; ils sont antérieurs et supérieurs à tout gouvernement instauré entre les hommes. L’objectif du libéralisme est de protéger ces droits naturels contre les abus du gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l’état soit démocratique ou non n’y change rien : ce qui compte, c’est de se protéger contre lui. Le caractère démocratique d’un état n’est pas un excuse justifiant qu’il commette n’importe quel abus contre les droits naturels de ses citoyens, c’est un moyen pour empêcher que ces abus n’aient lieu. Si ce moyen échoue, le libéralisme recommandera l’adoption d’autres méthodes plus vigoureuses, ce qui impliquera l’abandon du système démocratique standard. Le libéralisme peut donc s’opposer à la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les politiques libérales classiques du XVIIIème siècle :&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;droit de vote,&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;liberté d’expression,&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;constitution limitant le pouvoir de l’état sur le citoyen,&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire,&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;sont évidemment conçues avec un seul objectif : protéger les droits naturels des hommes contre les abus de l’état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ont-elles fonctionné comme prévu ? Non. L’histoire sanglante du XXème siècle en est la preuve. Pas la peine de faire un dessin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi pas ? Une analyse théorique permet de mettre à jour certaines failles structurelles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Le fait que les gouvernants n’aient le pouvoir que jusqu’à la prochaine élection et ne puissent le léguer en héritage à leurs enfants rend leur horizon de décision plus court, et ils seront systématiquement incités à sacrifier le long terme au court terme.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ce système institutionnalise une compétition entre les producteurs d’idéologies collectivistes susceptibles de leurrer les masses, qui fait que les menteurs les plus accomplis sont ceux qui parviennent au sommet de l’état.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La libre entrée dans la fonction de gouvernement permet de co-opter et de corrompre n’importe quel individu qui, par son talent, ses efforts et sa réussite pourrait sinon constituer une menace à l’institution.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L’argent des impôts peut être réinvesti par l’institution étatique dans la production d’idées destinées à faire croire à la majorité des gens que la servitude, c’est la liberté.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;Devant ce constat d’échec, quelles autres mesures peut-on imaginer qui seraient plus efficaces ? Inspirons-nous du domaine où l’idéologie libérale a eu le plus de succès, parce que ses avantages sont les plus immédiatement mesurables : le domaine économique. L’économie en soi n’est pas le champ d’application le plus important des idées libérales, car la politique économique n’est pas plus importante que la politique étrangère, la politique sociale ou la politique culturelle. Néanmoins, comme c’est le domaine où la doctrine libérale a été la mieux comprise, elle constitue la meilleure source d’inspiration pour qui veut résoudre une question aussi épineuse que la remise en cause de la méthode démocratique pour atteindre les objectifs libéraux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons parler le grand théoricien libéral Gustave de Molinari :&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;S'il est une vérité bien établie en économie politique, c'est celle-ci :&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Qu'en toutes choses, pour toutes les denrées servant à pourvoir à ses besoins matériels ou immatériels, le consommateur est intéressé à ce que le travail et l'échange demeurent libres, car la liberté du travail et de l'échange a pour résultat nécessaire et permanent d'abaisser au maximum le prix des choses.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Et celle-ci:&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Que l'intérêt du consommateur d'une denrée quelconque doit toujours prévaloir sur l'intérêt du producteur.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Or, en suivant ces principes, on aboutit à cette conclusion rigoureuse: &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Que la production de la sécurité doit, dans l'intérêt des consommateurs de cette denrée immatérielle, demeurer soumise à la loi de la libre concurrence. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;D'où il résulte:&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Qu'aucun gouvernement ne devrait avoir le droit d'empêcher un autre gouvernement de s'établir concurremment avec lui, ou obliger les consommateurs de sécurité de s'adresser exclusivement à lui pour cette denrée.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;De cette analyse claire et compréhensible par tous, je déduis que les quatre politiques libérales classiques énumérées ci-dessus qui ont démontré leur incapacité patente à réaliser les idéaux libéraux de défense des droits naturels des hommes contre les abus de l’état doivent être remplacées par trois autres mesures plus vigoureuses et exemptes de failles théoriques structurelles :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Droit d’ignorer l’état &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Droit de concurrencer l’état &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Droit de sécession illimité&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Ces droits mettront en concurrence les fournisseurs de services de protection du droit de propriété opérant sur un même territoire, ce qui limitera leur capacité à violer les droits naturels des hommes qu’ils sont censés servir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où nous en sommes. Il me semble que, dit comme ça, on peut difficilement contester que les méthodes de Molinari sont le meilleur moyen de mettre en œuvre les idéaux des révolutions françaises et américaine qui ont été trahis au fil du temps par la faillite des recommandations politiques libérales classiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là à pouvoir renverser la vapeur avant qu’il ne soit trop tard, c’est une autre paire de manches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-5243866910917671964?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/5243866910917671964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5243866910917671964' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5243866910917671964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5243866910917671964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/06/quest-ce-que-le-libralisme.html' title='Qu’est-ce que le libéralisme ?'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-1534556323157310748</id><published>2007-06-10T20:46:00.000+01:00</published><updated>2007-06-10T20:51:28.970+01:00</updated><title type='text'>Monarchie, Libéralisme &amp; Collectivisme</title><content type='html'>La civilisation occidentale a vécu trois époques distinctes. La première, l’époque monarchique, s’étend grosso modo de l’an mil à la fin du XVIIème siècle. A cette époque, le principe d’autorité émanait du Dieu de la Bible et était investi dans la personne du roi, prince ou autre souverain héréditaire. Puis, avec la Glorieuse Révolution de 1688 en Angleterre, et la diffusion progressive à travers les élites des idées libérales, en particulier la théorie des droits naturels, s’ouvrit une époque libérale qui permit l’éclosion de la révolution industrielle. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les penseurs de cette époque avaient correctement analysé les lois de l’organisation sociale, du moins en ce qui concerne la division du travail, les fonctions de négoce et d’import-export des biens de consommation, et l’activité productrice en général. C’est la doctrine du libre-échange, la lutte contre le mercantilisme, et une confiance illimitée en la capacité d’auto-organisation et d’auto-régulation des mécanismes économiques, tant que le souverain se garde d’intervenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, cette victoire de la pensée libérale sur le plan de l’organisation des relations consensuelles entre producteurs et consommateurs au sein du marché des biens, est doublée d’une erreur fondamentale dans la pensée &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt; du libéralisme. La relation &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt; entre les hommes est une relation de force, de contrainte, de coercition. Elle est donc par nature fondamentalement différente de la relation &lt;em&gt;économique&lt;/em&gt;. On peut dire qu’elle se situe très exactement aux antipodes, qu’elle constitue la négation même de la relation économique mutuellement consentie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait donc erroné d’appliquer dans le domaine politique les mêmes recettes que celles qui ont si bien réussi dans le domaine économique: liberté totale, laisser-faire, confiance en la capacité des gens à s’auto-organiser. Les luttes pour la liberté d’opinion, la liberté de la presse, la liberté d’expression, la démocratie, le suffrage universel, qui constituent l’essence même de l’engagement politique des libéraux aux XVIIIème et XIXème siècles, vont donc dans le mauvais sens et sont en fait extrêmement dangereuses. En effet, elles ouvrent la porte grande ouverte à des formes de cœrcition politique infiniment plus perverses et violentes que le principe monarchique: les collectivismes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les a vus en germe dès le début de la Révolution Française. L’impulsion initiale de cette révolution était libérale, c’est le libéralisme qui a fait douter les élites au pouvoir autour du Roi, et Louis XVI lui-même, de la légitimité de leur autorité. Il faut savoir qu’une révolution ne peut se déclencher que si les élites doutent. Or, très rapidement, la vacance du pouvoir a laissé le champ libre aux collectivismes les plus horribles: ce fut la guerre civile de 1793 contre les Fédéralistes, le génocide vendéen de 1794, Robespierre et la Terreur, puis les conquêtes napoléoniennes si coûteuses en sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dire que le Roi de France tenait son pouvoir de droit divin était un peu ridicule, quand on se souvient qu’il descendait de guerriers francs dont le seul mérite est d’avoir pillé les terres gallo-romaines, subjugué les paysans, massacré leurs chefs et inséminé leurs filles. La légitimité de la dynastie capétienne ne venait pas de là. Néanmoins, même d’un point de vue strictement libéral, Louis XVI aurait été acceptable s’il avait empêché ce massacreur de Robespierre d’arriver au pouvoir en chevauchant les idées du proto-communiste Jean-Jacques Rousseau (selon lequel les clauses du contrat social « se réduisent toutes à une seule, savoir l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ») et de perpétrer un génocide contre le peuple de Vendée. Pour paraphraser un slogan d’actualité : « tout sauf Robespierre ! » Seulement voilà, les libéraux n’ont pas fait ce raisonnement et n’ont eu cesse d’affaiblir l’autorité du roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement quand l’énergie des premiers collectivismes se fut tarie, victime des massacres qu’ils ont engendrés, il ne resta plus que le libéralisme qui avait donné le coup de pouce initial à cette révolution, la monarchie fut restaurée par Louis XVIII, et le seul gouvernement libéral que la France ait jamais connu fut formé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les collectivismes ne retinrent qu’une leçon de ce triste épisode: l’énergie de la violence est bien présente dans la folie des foules, mais il faut l’exploiter doucement, lentement, augmenter le débit progressivement, pour éviter qu’une orgie sanglante n’y mette un terme trop rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les libéraux, surpris et choqués de l’échec de leurs idées généreuses sur le plan politique, petit à petit réalisèrent qu’ils étaient confrontés à une nouvelle puissance maléfique capable de déchaîner ce qu’il y a de plus vil dans le cœur des hommes, ce démon collectiviste qu’ils avaient eux-mêmes contribué à créer en sapant les justifications morales de la monarchie qui – malgré tous ses défauts – avait une bien belle qualité, celle d’occuper le terrain et donc d’empêcher l’expansion du démon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plus lucides d’entre eux essayèrent de corriger le tir, de trouver où était l’erreur fatale qui avait fait d’une idéologie si utile pour analyser les relations humaines consensuelles, une doctrine si mauvaise pour les relations humaines coercitives. Mais cet exercice était intellectuellement très difficile. Ils étaient confrontés à un phénomène nouveau dans l’histoire du monde, et ils n’avaient pas le bénéfice des siècles d’incubation qui avaient précédé la naissance des idées libérales économiques. Ils ont tous échoué par manque d’audace, sauf un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gustave de Molinari, en 1849, a osé penser l’impensable: quelles que soient les limites qu’on veuille bien imposer au gouvernement (constitution, séparation des pouvoirs, élection du chef par le peuple), tant qu’un gouvernement – quel qu’il soit – détiendra le monopole de la production de la sécurité sur un territoire donné, il en abusera, ce qui tôt ou tard mènera à une forme intolérable de tyrannie. Le volet politique du programme libéral n’est donc pas, contrairement à ce qu’ont pensé tous les libéraux avant lui, de concocter une bonne petite constitution qui garantisse des élections démocratiques et la séparation des pouvoirs, pose une limite aux domaines de compétence de l’état, et garantisse certaines libertés civiques (d’expression, de la presse, etc.), mais purement et simplement de permettre à tout homme qui le désire de se désabonner de l’état et de se fournir en services de protection du droit de propriété et de résolution des désaccords auprès de toute autre organisation de son choix, et ce, sans déménager. En résumé, Molinari a découvert que seuls le droit d’ignorer l’état et le droit de concurrencer l’état étaient à même de garantir les droits naturels des individus contre le risque d’abus étatique. En particulier, ces droits impliquent le droit de sécession illimité de toute région, département, canton, commune, quartier, pâté de maison, et en fin de compte de toute maison. Molinari a été le premier, et de son vivant est resté le seul, à avoir corrigé l’erreur fondamentale des théories politiques libérales antérieures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il fallait résumer la théorie politique libérale en peu de mots, on pourrait dire: la valeur la plus précieuse au monde est la liberté, et il faut à tout prix protéger la liberté des hommes contre la tendance intrinsèque de l’état à commettre des abus. Enoncée comme ça, en termes de valeurs et d’objectif, cette vision est celle de Voltaire et Montesquieu autant que celle de Molinari. Je pense que tout le monde aujourd’hui peut y souscrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui dit objectif dit moyens et méthodes pour y arriver. Là, il y a désaccord. D’un côté, il y a les chevaux de bataille libéraux classiques déjà évoqués (droit de vote, constitution, séparation des trois pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire, principe de subsidiarité, liberté d’expression). De l’autre, il y a le droit d’ignorer l’état, le droit de concurrencer l’état et le droit de sécession illimité. Il semble relativement évident que le premier groupe de méthodes est plus doux, moins radical que le second. Il semble aussi évident qu’il n’a pas suffi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franklin D. Roosevelt a réussi à prohiber la consommation d’alcool sur le territoire américain, une réduction de la liberté individuelle que même le plus absolu des monarques, Louis XIV, n’aurait jamais osé contempler. Quand on se souvient que les hommes politiques d’il y a un siècle s’indignaient contre l’instauration de l’impôt sur le revenu parce qu’ils craignaient que l’état les augmente progressivement jusqu’à des taux (je cite) “confiscatoires de 3%, voire même 5%”, on se dit que les contribuables sont tombés bien bas. Au nom de toute une ribambelle de collectivismes, les attaques les plus virulentes contre la liberté ont été perpétrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est tragique, et c’est la tragédie du libéralisme, ainsi que la tragédie de la civilisation occidentale, c’est que le premier groupe de méthodes, qui est le seul à avoir été mis en pratique à grande échelle à l’époque moderne, engendre les effets exactement inverses des objectifs qu’il s’est donnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est parce que les penseurs qui l’ont prôné ont oublié une caractéristique réelle de la nature humaine: la possibilité que les éléments les plus nombreux et les moins intelligents d’une foule puissent être manipulés par des opportunistes sans scrupules afin de commettre des actes immondes. C’est ce qu’on appelle le délire collectiviste ou la folie des masses. Cette tendance est réelle et universelle, et il est inutile d’essayer de nier son existence. Construire une théorie politique sans prendre en compte ce fait est suicidaire. Ce fut la tragédie du libéralisme jusqu’à Molinari. Cette erreur intellectuelle a jeté l’Occident dans une spirale infernale à laquelle il pourrait très bien ne pas survivre. Elle est capable de détruire mille ans de progrès et d’efforts cumulés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ouvrant la porte aux collectivismes, le libéralisme politique première mouture a pratiquement tué la civilisation qu’avait construite la monarchie. Seul le libéralisme politique à la sauce Molinari pourrait sauver cette civilisation, mais encore faudrait-il pour cela que ses idées aient un impact au-delà d’un cercle très restreint de philosophes honnêtes et lucides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or le seul fait qu’une théorie soit correcte ne garantit pas son acceptation immédiate. Ptolémée a dit que la terre était ronde dès l’Antiquité, et pourtant tout au long du Moyen-Age les gens ont continué de penser qu’elle était plate. C’est précisément parce que les idées de Molinari n’ont pas été mises en pratique que les collectivismes en tous genres ont réussi à faire du XXème siècle le plus sanglant de l’histoire de l’humanité, et de loin. Rappelons que 200 millions de personnes ont été tuées par leur &lt;em&gt;propre&lt;/em&gt; gouvernement au XXème siècle. Les collectivismes ont d’ailleurs bien compris que leur survie dépendait de l’étouffement des idées libérales, donc ils ont sagement réinvesti l’argent des impôts dans la production d’usines à idées anti-libérales destinées à noyer le poisson et disséminer dans la population crédule les mythes collectivistes les plus mensongers. Ce sont les universités d’état, les média contrôlés plus ou moins directement par la pensée unique étatiste, et plus généralement tous les faiseurs d’opinion accrédités. Ils ont beau jeu, comme ils sont nourris en fin de compte par le budget de l’état, de discréditer toute pensée non conforme aux dogmes collectivistes du jour, y compris la pensée libérale, et surtout la théorie politique libérale correcte de Molinari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant que les collectivistes ont arraché la civilisation occidentale aux mains des rois qui l’avaient construite grâce aux libéraux et à leur erreur politique initiale, ils ne la lâcheront que quand ils l’auront tuée. Comme ils vivent sur elle comme des parasites, ils suivront leur hôte dans la tombe, à moins qu’ils n’aient réussi d’ici là à contaminer une autre civilisation énergique, comme la civilisation islamique ou la civilisation chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le collectivisme est le SIDA de la civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà toute l’histoire de la civilisation occidentale. Dans ces conditions, son déclin et sa disparition sous le poids des collectivismes qu’elle a engendrés elle-même est inéluctable à court terme. Elle aura eu de beaux jours dont, on l’espère, les civilisations futures conserveront un peu le souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-1534556323157310748?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/1534556323157310748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=1534556323157310748' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1534556323157310748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1534556323157310748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/06/monarchie-libralisme-collectivisme.html' title='Monarchie, Libéralisme &amp; Collectivisme'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-2697036473064631392</id><published>2007-05-12T12:15:00.000+01:00</published><updated>2007-05-12T18:49:10.171+01:00</updated><title type='text'>Déclinisme</title><content type='html'>Je voudrais remercier Nicolas de son excellent &lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5095453141207148703"&gt;commentaire&lt;/a&gt; sur l'&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/passage-dun-systme-de-retraite-par.html"&gt;article&lt;/a&gt; où je vois un risque de faillite et de guerre civile dans le futur de la France. Il a stimulé ma réflexion, donc j'ai décidé de lui répondre par le présent article plutôt que par un commentaire lapidaire. Ignorant le nom de famille de cet internaute, je lui répondrai aussi sérieusement que si c'était Baverez ou Sarkozy. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas, notre divergence de vue n'est pas à l'échelle d'un ou même deux quinquennats, et ne concerne pas les possibilités de réforme ouvertes par l'élection de Nicolas Sarkozy. Nous sommes tous deux d'accord que l'état français n'est pas à sa place et qu'il est possible de l'y remettre comme cela a été fait au Royaume-Uni sous les gouvernements de droite de Margaret Thatcher puis John Major. Nous avons une bonne chance de faire revenir la France dans la moyenne européenne, ce qui arrêterait l'exil des jeunes Français qui veulent réussir vers Londres, et celui des vieux Français qui ont réussi vers Bruxelles. Ces réformes ne sont  pas gagnées d'avance car les forces sclérosantes sont puissantes et bien organisées, et nul ne sait si le président Sarkozy aura suffisamment de volonté, de talent... et de chance (car il en faut!) pour les vaincre. Mais pour une fois je suis prêt à être optimiste, donc supposons que tout se passe comme nous le désirons tous deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas, notre divergence de vue porte sur ce qui se passera &lt;span style="font-style: italic;"&gt;après&lt;/span&gt;. Vous, vous prédisez le début d'un cercle vertueux qui petit à petit tendra à éliminer tous les collectivismes forcés. Moi, je prédis un retour de balancier vers l’étatisme, et un retour à la tendance naturelle de l'interventionnisme, qui est d'étendre son champ d'action. Vous y voyez un espoir de résoudre les crises profondes engendrées par l'extension de l'état, j'y vois juste un moyen de retarder l'inévitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour bien recadrer les choses, le désaccord porte sur ce qui se passera dans 10 ans dans le cas hypothétique où le président Sarkozy tient ses promesses. C'est donc un débat assez philosophique... A moins d'avoir une boule de cristal, comment avoir une certitude? C'est aussi un débat assez éloigné des réalités présentes qui mettent la France en ébullition. On s'abstrait de la situation politique actuelle pour se projeter dans le futur conditionnel. Exercice périlleux s'il en est! Il faut une théorie de l'état, une théorie de l'histoire et une théorie de la démocratie pour raisonner à cet horizon-là. Il n'est même pas évident que ça soit bien utile ou urgent de trancher (en supposant que ça soit possible), puisqu'il y a des batailles immédiates à livrer pendant ce quinquennat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins je trouve ça intéressant, et je pense qu'un peu de réflexion fondamentale de temps en temps ne fait de mal à personne. Surtout quand ça touche à l'essence même de notre vision du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes arguments sont:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Ce retour du balancier vers l'étatisme est exactement ce qui s'est passé au Royaume-Uni depuis que la gauche est revenue au pouvoir.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tous les contre-pouvoirs autres que le chef de l'état (ou de gouvernement) sont structurellement biaisés en faveur de l'extension du rôle de l'état: journalistes, artistes, professeurs, fonctionnaires, assistés, partis politiques, syndicats, associations. Donc quand, par exceptionnel, la population excédée porte finalement au pouvoir un réformateur, il ne peut mettre en œuvre que des réformes à la marge qui remettent les contribuables au boulot, mais sans démolir les usines à gaz de l'étatisme. Par contre quand le chef de l'exécutif est un étatiste, ce qui est le plus fréquent, il a les mains libres pour augmenter l'interventionnisme tous azimuts.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En démocratie, le pouvoir politique n'a aucune incitation à résoudre les problèmes bien prévisibles qui balaieront le pays dans 20 ans. Pour peu que ces problèmes aient une grande force d'inertie, quand ces problèmes entreront dans le champ de vision des hommes politiques (mettons 5 ans avant la crise), il sera trop tard pour les résoudre. En Europe, je pense particulièrement aux problèmes de dette et de démographie. Aux Etats-Unis, il y a aussi le problème spécifique de leur armée qui est déployée partout dans le monde à grands frais pour supporter leur politique impérialiste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'histoire des démocraties occidentales depuis les années 1870 est celle de l'augmentation massive du pouvoir de l'état sur les individus, et il n'y a aucune raison que ce mouvement s'inverse de son propre chef autrement que de manière locale et temporaire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;Dans le cas de la France, ce que j'appelle "démolir les usines à gaz de l'étatisme", ce serait:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;ramener la part des dépenses publiques dans le P.I.B. du niveau actuel de 54% au niveau coréen qui est de 27%,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;confirmer la fin du monopole de la sécurité sociale inscrite dans les directives européennes,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;transformer le système de retraite par répartition en système par capitalisation comme au Chili,&lt;/li&gt;&lt;li&gt;et mettre en place une politique d'immigration aussi stricte que celle de la Suisse.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Nous devrions être d'accord que ces quatre mesures seraient suffisantes pour désamorcer les deux bombes à mèche lente (endettement public et démographie) qui vont nous sauter à la figure dans à peu près vingt ans. Nous devrions être aussi d'accord que ces mesures ne sont pas politiquement réalisables par le président Sarkozy pendant ce quinquennat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question cruciale est: si le président Sarkozy réussit par ses réformes limitées à remettre les contribuables au boulot, cela créera-t-il un cercle vertueux qui aboutira à ces réformes? Nicolas, vous dites oui, et moi je dis non. A mon sens, l'effet net d'un quinquennat Sarkozy réussi sera principalement de réduire la pression réformatrice, de dégager des marges de manœuvre permettant de reprendre l'expansion de l'état, et d'éloigner la perception du danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour penser qu'il puisse en être autrement, il faudrait n'avoir pas intégré les leçons de la théorie des choix publics qui a valu à son fondateur &lt;a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/1986/"&gt;James Buchanan&lt;/a&gt; le prix Nobel d'économie en 1986. Elle a démontré sans équivoque que l'être humain a le même comportement qu'il soit employé dans le secteur privé ou dans l'appareil d'état: dans un cas comme dans l'autre, il cherche à maximiser son avantage personnel. En particulier, l'idée selon laquelle les hommes d'état œuvrent pour l'intérêt général plutôt que pour leur intérêt personnel bien compris n'est qu'un mythe qu'ils propagent eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où le retour de balancier que je prédis après, au moment précis où il faudrait poursuivre dans la voie de la réduction des interventionnismes pour enfin démolir les vraies usines à gaz. C'est pour cela que, même si le 6 mai m'a donné envie d'être relativement optimiste à court terme, je suis quand même décliniste à moyen terme pour la France et plus généralement pour l'ensemble des démocraties occidentales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au scénario particulier de la faillite, d'autres jouent de la boule de cristal mieux que moi, citons par exemple Philippe Jaffré et Philippe Riès dans leur livre &lt;a href="http://www.lejourou.info/"&gt;Le jour où la France a fait faillite&lt;/a&gt;. Pour le scénario de la guerre civile, il y a un &lt;a href="http://gatesofvienna.blogspot.com/2007/03/is-european-civil-war-inevitable-by.html"&gt;article&lt;/a&gt; en deux parties qui ne transpire pas la tolérance, c'est le moins qu'on puisse dire, mais qui est néanmoins bien argumenté. Pour la faillite &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et&lt;/span&gt; la guerre civile, il y a cet &lt;a href="http://lerevolutionnairebleu.blogspot.com/2006/09/la-france-qui-tombe-et-qui-brle.html"&gt;article&lt;/a&gt; écrit par quelqu'un qui a beaucoup lutté contre le monopole de la sécurité sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr ces scénarios-catastrophes présupposent que les dirigeants politiques seront incapables d'un sursaut avant que le point de non-retour ne soit atteint, et c'est plutôt à ce niveau-là que j'ai essayé de situer notre débat. Parler ainsi peut sembler paradoxal, au moment précis où 85% des inscrits ont donné un mandat clair de réforme à un homme de droite particulièrement énergique, mais je n'ai jamais craint de ne pas être à la mode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème de la faillite et celui de la guerre civile se rejoignent autour du dernier espoir auquel s'accrochent les élites au pouvoir: "les immigrés paieront nos retraites". Cette théorie a été définitivement discréditée par &lt;a href="http://www.nber.org/feldstein/ft121306.html"&gt;Martin Feldstein&lt;/a&gt;, professeur d'économie à Harvard. Ceci est pour moi le dernier clou dans le cercueil de la démocratie sociale en Europe, mais il faudra encore 20 ans pour que l'homme de la rue s'en rende compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs je vois dans la progression fulgurante des assauts contre des libertés individuelles qu'on croyait acquises depuis plusieurs siècles: caméras de surveillance, fichiers informatiques, lois contre la liberté d'expression, criminalisation des opinions dites "de discrimination", aussi bien au Royaume-Uni qu'aux Etats-Unis, en France et partout ailleurs en Europe, la preuve que les élites sentent bien que la situation risque de s'envenimer et qu'elles ont intérêt à renforcer leur arsenal répressif en prévision de la lutte à mort qu'elles auront à mener contre leurs propres contribuables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, j'étais un décliniste au premier degré, c'est-à-dire que je pensais que la France avait juste besoin d'une cure de thatchérisme. Puis je me suis demandé comment une démocratie avait réussi à créer tant d'étatisme, alors que c'est si clairement nuisible au pays. J'ai alors découvert une théorie de l'état selon laquelle l'interventionnisme partiel génère toujours plus d'interventionnisme, et une théorie de la &lt;a href="http://www.lewrockwell.com/hoppe/hoppe4.html"&gt;démocratie&lt;/a&gt; selon laquelle ce régime sacrifie le producteur pour le non-producteur et le long terme pour le court terme. J'ai trouvé que c'était intellectuellement solide et que ça expliquait bien le monde tel que je le connaissais. Je suis alors devenu décliniste au second degré, c'est-à-dire que je pense que la démocratie sociale est destinée à disparaître à moyen terme aussi sûrement que l'était le communisme. Ce blog en général, et cet article en particulier, est simplement un effort pour traduire en termes concrets et actuels ces théories.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, la solution ne peut passer que par un retour aux idéaux de la philosophie des Lumières, qui a découvert que chaque individu possède trois droits naturels antérieurs à toute loi politique: la vie, la liberté et la propriété. A mon avis, la république une et indivisible où les dirigeants politiques sont désignés à la majorité par le suffrage universel est une bien piètre traduction de ces idéaux. Le consentement à l'état, l'unanimité dans les décisions collectives, qui découlent pourtant des droits naturels, sont absents de la pratique démocratique actuelle. Concrètement, pour mettre en œuvre les idéaux de la philosophie des Lumières, il faudrait reconnaître à chacun le droit d'ignorer l'état ainsi que le droit de concurrencer l'état. En effet cela garantirait que l'état ne puisse pas violer les droits naturels des individus, car ceux qui ne sont pas satisfaits pourraient toujours ignorer l'état et s'organiser autrement. Ceci impliquerait en particulier un droit de sécession illimité. Il me semble que, si nous préparons le terrain intellectuel dès aujourd'hui, c'est le genre de régime qui pourra naître de la crise des années 2030, car tous les autres auront été essayés et discrédités. Ambitieux, je sais. Alors joignez-vous à nous, on ne sera pas de trop pour faire triompher la cause de la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-2697036473064631392?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/2697036473064631392/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=2697036473064631392' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/2697036473064631392'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/2697036473064631392'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/05/dclinisme.html' title='Déclinisme'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-1234062619177936623</id><published>2007-05-04T12:10:00.000+01:00</published><updated>2007-05-08T17:35:16.037+01:00</updated><title type='text'>Au-delà du droit de vote</title><content type='html'>Depuis la nuit des temps le problème central de la politique a toujours été: comment protéger le peuple des abus de pouvoir de ceux qui commandent la machine étatique? &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie, qui s'est propagée à travers le monde occidental de 1789 à 1918, est une tentative de résoudre ce problème en organisant à intervalles réguliers des élections où la majorité des votants peut choisir un parti parmi plusieurs pour lui confier temporairement les rênes de l'état. L'augmentation explosive du pouvoir de l'état sur ses citoyens depuis le début du XXème siècle, avec entre autres l'introduction de l'impôt sur le revenu, la croissance sans fin des dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires, la généralisation de l'interdiction du port d'armes, l'interdiction de consommer certaines substances et finalement les lois liberticides qui ont mis tous nos comportements sous haute surveillance dans la foulée du 11 septembre, indique que cette solution n'était peut-être pas suffisante. L'heure est donc venue à nouveau de renforcer le pouvoir du peuple vis-à-vis de celui de l'état, ce qui est conforme à l'esprit de la démocratie définie comme le "gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple", mais non à sa pratique actuelle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de penser de manière plus hardie et d'introduire de nouvelles propositions dans le débat politique qui, bien qu'elles puissent sembler révolutionaires aujourd'hui, un jour seront peut-être aussi communément admises que l'idée d'organiser des élections libres pour désigner les chefs d'état ou de gouvernement. Quels droits sont plus efficaces pour le contrôle du gouvernement par le peuple que le droit de vote? Il y en a exactement deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par remarquer que la mission du gouvernement est de fournir certains services à ses administrés. Sinon ça ne servirait à rien d'avoir un gouvernement... Les problèmes surgissent uniquement quand un administré n'est pas satisfait de certains de ces services.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier droit est pour chaque administré de se désabonner des services fournis par le gouvernement qui ne le satisfont pas. L'état ne doit pas pouvoir forcer une personne à se procurer tel ou tel service exclusivement auprès de lui. Si quelqu'un veut ignorer tout ou partie du bouquet de services fournis par l'état, c'est son droit le plus strict. Au nom de quoi l'état obligerait-il tout le monde à utiliser tous les services qu'il propose? Ce serait la porte ouverte aux pires abus. Ce serait à l'avantage personnel des agents de l'état, surtout ceux tout en haut de la hiérarchie, mais non celui des citoyens. Il faut donc garantir le droit de toute personne de se passer de certains services proposés par l'état. Ceci implique, bien sûr, le droit de ne pas payer le prix pour les services ainsi refusés. Il est inique de forcer quelqu'un à payer des impôts pour des services auxquels il a décidé de ne pas souscrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons bien que tous les services fournis par l'état sont concernés par ce droit, sans aucune exception. Cela inclut par exemple les services de police: si on ne veut pas être protégé par le commissariat du quartier, on n'a pas besoin de payer les impôts qui financent le budget de la police. Les implications de ce droit sont profondes et révolutionnaires, mais c'est seulement à ce prix que le peuple rependra le contrôle de la machine étatique qui s'est emballée en dépit du rituel des élections.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième droit est complémentaire du premier: c'est le droit de proposer aux citoyens des services en concurrence avec ceux proposés par l'état. En effet, si on veut donner aux gens le droit de refuser certains services proposés par l'état, il faut bien qu'ils puissent se fournir ailleurs. Ceci implique que l'état n'a pas le droit de s'arroger le monopole de quoi que ce soit, et n'a pas le droit de recourir à la force pour éliminer ses concurrents potentiels. Sinon, bien sûr, ce serait la porte ouverte à tous les abus. Avec une clientèle captive, l'état serait libre d'augmenter le prix de ses services et d'en réduire la qualité et la quantité autant qu'il veut. Là encore, on voit pourquoi ce serait à l'avantage de l'état, mais pas celui du peuple. Or d'où l'état tire-t-il sa légitimité sinon du peuple? Ne déclame-t-il pas à tout bout de champ être au service du peuple? Il serait temps d'exiger qu'il le soit vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si quelqu'un veut monter une compagnie de sécurité pour protéger les gens qui ont choisi de se désabonner des services de police fournis par l'état, c'est son droit le plus strict. Il faudra, bien sûr, qu'il arme ses employés de pistolets et de fusils pour pouvoir remplir sa mission, et l'état n'a pas le droit de l'en empêcher car ce serait porter atteinte au droit de compétition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà les deux droits fondamentaux qui, plus efficacement que le droit de vote, rééquilibreront de manière décisive le pouvoir de l'état vers le peuple: le droit d'ignorer l'état et le droit de concurrencer l'état. Nul ne peut douter que la reconnaissance généralisée de ces deux droits, concernant toutes les prestations fournies par l'état sans exception aucune, constituera un magnifique progrès qui bénéficiera à l'humanité toute entière, comme le droit de vote en son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est grand temps de s'organiser pour réclamer ces droits et les reprendre aux agents du gouvernement qui, eux, motivés par leur petit intérêt égoïste, les contesteront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'origine ces deux droits sont des droits individuels. Néanmoins ils peuvent aussi être exercés collectivement si la structure de décision communautaire s'y prête. Par exemple aux Etats-Unis l'état du Vermont, foncièrement pacifiste, pourrait très bien refuser la requête du gouvernement fédéral de financer la guerre en Irak, au nom du droit d'ignorer l'état. En France le département de la Vendée, profondément chrétien, pourrait très bien décider d'ignorer la loi Veil légalisant l'avortement. D'ailleurs c'est ce qu'a fait la Polynésie Française pendant une trentaine d'années. On voit mal pourquoi la Vendée aurait moins de droits que Tahiti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le droit d'ignorer l'état et le droit de concurrencer l'état, pris ensemble et appliqués au niveau collectif, donnent un droit de sécession illimité à toute collectivité territoriale. Si une région veut ignorer Paris et fournir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tous&lt;/span&gt; les services de gouvernement à sa population, c'est son droit le plus strict. Elle acquiert ainsi son indépendance. Si un département ou une commune veut faire sécession, c'est exactement pareil. C'est une autre illustration de l'ampleur des changements que ces deux droits entraîneront dans l'organisation sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'effet le plus net de cette révolution sera de renforcer le consentement de chaque citoyen à l'autorité dont il dépend. En effet le consentement est d'autant plus clair que chacun a le droit de ne pas consentir et de s'arranger autrement. Donc si on reste c'est qu'on consent vraiment, pas avec un revolver sur la tempe comme maintenant. On choisira de rester dans une structure collective si et seulement si les bénéfices attendus valent le coup par rapport aux contraintes que ça implique, règlements et impôts compris. Cette révolution renforcera le consentement des citoyens à l'autorité exactement comme l'instauration du droit de vote l'avait fait lors de l'abolition de la monarchie de droit divin, ce qui sera une très bonne chose pour tout le monde, même les agents de l'état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-1234062619177936623?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/1234062619177936623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=1234062619177936623' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1234062619177936623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1234062619177936623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/05/au-del-du-droit-de-vote.html' title='Au-delà du droit de vote'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-3483932680161384768</id><published>2007-05-02T22:58:00.001+01:00</published><updated>2007-05-05T08:56:23.645+01:00</updated><title type='text'>L'impôt, c'est du vol</title><content type='html'>Depuis que j'ai commencé d'étudier certaines questions de philosophie, de politique et d'économie, j'ai acquis la conviction que l'impôt, c'est du vol. Révolutionnaire? Absolument, puisque cette formule a été déclamée par un député français à la tribune de l'Assemblée en 1789. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La définition du vol, selon les dictionnaires, c'est de s'emparer de ce qui appartient à autrui sans son consentement, en le menaçant de violences physiques s'il resiste. Le percepteur ponctionne l'argent que j'ai gagné sans me demander ma permission et, si je refuse d'acquitter l'impôt, les gendarmes me jetteront en prison. Donc ceci constitue bel et bien du vol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les âmes bien-pensantes choquées par cette affirmation produisent des contre-arguments qu'on peut classer en un petit nombre de catégories, et que je vais réfuter en commençant par celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tu dis ça parce que, égoïstement, tu veux payer moins d'impôts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes circonstances personnelles n'ont rien à voir avec la vérité ou la fausseté de mon propos. Attaquer l'homme parce qu'on ne sait pas réfuter ses arguments est un sophisme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad hominem&lt;/span&gt;, on le sait bien depuis le livre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La rhétorique&lt;/span&gt; écrit par Aristote en 350 av. J.-C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type de sophisme, complètement dénué de valeur logique, a été employé à grande échelle par Karl Marx dans son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/span&gt; de 1848. Se sachant parfaitement incapable de contredire sur le plan scientifique les économistes libéraux de son époque qui avaient prouvé que le communisme ne marcherait pas, Marx les traita d'économistes "bourgeois" suppôts du capitalisme. Bien sûr cela n'enlevait rien au fait que ces économistes libéraux avaient raison et que Marx avait tort, comme l'effondrement de l'Union Soviétique l'a montré aux derniers sceptiques en 1989.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Céder au sophisme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad hominem&lt;/span&gt;, c'est avouer qu'on est incapable d'évaluer par soi même le caractère vrai ou faux d'une proposition. Dans le cas d'une proposition aussi concise, et exprimée par des mots aussi simples, que "l'impôt, c'est du vol", c'est grave. Il est vrai que l'éducation nationale (financée par l'argent volé) et la soi-disant culture moderne ont émoussé l'esprit critique des gens, et les ont privés des outils intellectuels nécessaires pour pouvoir réfléchir aux questions fondamentales qui les touchent de plus près autrement qu'en annonnant des clichés. Je dis ça en général, il y a au moins &lt;a href="http://nicomaque.blogspot.com/"&gt;une exception&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on acceptait le sophisme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad hominem&lt;/span&gt;, alors il faudrait rire au nez de tous les politiciens qui veulent "faire du social", puisque bien évidemment ce "social" va être administré par eux-mêmes, ce qui leur assurera voiture et appartement de fonction, le droit de puiser dans un gros budget, et le pouvoir de récompenser leurs fidèles lieutenants par de bons postes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sophisme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ad hominem&lt;/span&gt; porte en lui le conflit: le politicien veut créer des impôts (c'est "sa" vérité puisqu'il en bénéficie) et le contribuable veut les abolir (c'est "sa" vérité puisqu'il en pâtit). Si on ne veut pas affirmer qu'un point de vue est supérieur à l'autre, comme ils sont mutuellement incompatibles, c'est la loi du plus fort qui prévaudra. Autant nier que le vrai est différent du faux, que le bien est différent du mal, et que l'homme peut distinguer l'un de l'autre par l'exercice de sa raison. Autant arrêter de discuter tout de suite et redevenir ce que nous étions: des bêtes sauvages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, quand bien même mes actions seraient égoïstes, cela n'implique en rien qu'elles nuisent aux autres hommes. Cette manière de penser n'est correcte que dans un jeu à somme nulle où A arrache quelque chose à B par la force, donc la situation de A s'améliore à mesure que celle de B empire. Or la vie, ça n'est pas comme ça. Il n'y a que les voleurs qui pensent comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un monde où le vol est puni, les seuls échanges qui ont lieu sont ceux qui sont volontaires, ce qui prouve bien qu'ils bénéficient aux deux parties, car sinon l'une des deux retirerait son consentement. A partir de cette simple observation, Adam Smith a prouvé que même quelqu'un qui poursuit un but égoïste dans une économie de marché, en fait, agit d'une manière qui bénéficie à tous les autres membres de la société. Quand Thomas Edison a inventé l'ampoule électrique pour faire fortune, l'humanité est  sortie des ténèbres. Dans une société de libre échange, la taille de la fortune qu'on amasse est même proportionnelle à l'ampleur des services qu'on a rendus aux autres. En effet les gens ne consentent à devenir vos clients que si les services que vous leur rendez ont plus de valeur pour eux que la quantité d'argent que vous demandez en paiement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre ceux qui disent être généreux, qui disent vouloir améliorer le sort des autres, ne créent que chaos et malheur car, endormant la vigilance des populations par leurs discours pseudo-moralisateurs, ils interviennent, forcent, redistribuent. Ce sont souvent des politiciens. C'est facile d'être généreux avec l'argent des autres. A chaque fois qu'ils empêchent une personne de jouir comme bon lui semble de sa propriété, qu'ils empêchent deux personnes de procéder à un échange mutuellement profitable, ou au contraire les forcent à procéder à un échange qui n'aurait pas eu lieu spontanément, ils tuent la liberté, rabaissent l 'homme au rang d'esclave et sèment les graines de la discorde. Ce sont eux les vrais ennemis de l 'humanité, alors de grâce qu'on ne reproche à personne d'être égoïste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'est la volonté de la majorité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant Galilée, la majorité pensait que le soleil tournait autour de la terre, et ça n'était pas vrai pour autant. Quand Ponce-Pilate demanda à la population de Jérusalem de choisir entre gracier Jésus-Christ ou le meurtrier notoire Barrabas, la majorité choisit de gracier Barrabas. Ça ne veut pas dire que c'était juste pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mettons que je me fasse accoster par deux loubards qui, sous la menace d'un couteau, me demandent mon portefeuille. Si, avant de s'en emparer, ils organisent un vote où eux deux votent pour me dévaliser et je vote contre, ce souci procédural ne rend pas leur acte moins répréhensible. Si la majorité des Français un jour vote pour exterminer tous les rouquins, ça ne justifiera pas le massacre pour autant. Si 51 % des Français votent pour voler leur argent à 1 % de la population, c'est toujours du vol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon voisin n'a pas le droit de venir chez moi prendre mon argent par la force. Il n'a pas non plus le droit de me prendre comme son esclave du 1er janvier au 15 juillet de chaque année, même s'il me libère du 16 juillet (jour de la libération fiscale) au 31 décembre. Si au lieu d'un voisin il y en a deux qui essaient de faire ça, leur nombre supérieur ne rend pas leur agression plus légitime. Qu'il y en ait dix, cent ou 20 millions, c'est exactement pareil. Les droits d'un groupe sont la somme des droits individuels possédés par ses membres. Donc aucun groupe ne peut se prévaloir de droits qu'aucun de ses membres, pris individuellement, ne possède. C'est pourquoi la majorité des électeurs Français n'a pas plus le droit que mon voisin de me voler mon argent ou de me réduire en esclavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les décideurs politiques soient élus démocratiquement ou non compte bien moins que les principes auxquels ils adhèrent. Par exemple Louis XVI, qui ne fut pas élu démocratiquement, considérait qu'il était obligé de conserver le droit naturel de ses sujets à la propriété. Alors que la structure actuelle de l'impôt sur la fortune peut forcer un Français ayant peu de revenus à vendre son domaine afin d'acquitter cet impôt. On pense à l'île de Ré. Le fait que ceci constitue une violation du droit de propriété est indéniable, et a été reconnu comme tel par la Cour Suprême allemande, qui en a profité pour supprimer l'impôt sur la fortune. Malheureusement les dirigeants démocratiquement élus par le peuple Français ne se considèrent pas, eux, obligés de conserver le droit naturel de leurs administrés à la propriété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin il faut se demander: quelle majorité? J'ai une dizaine d'amis qui pensent comme moi que l'impôt, c'est du vol. Si nous votons à onze sur la suppression de tous les impôts, l'unanimité se fera pour. Pourquoi est-ce que le vote de 44 millions de Français aurait un statut plus spécial que celui de mes dix amis, ou celui de 200 millions d'Européens? Or les Européens dans leur majorité sont favorables à une pression fiscale plus basse que celle qu'on subit en France actuellement, puisque la France se situe nettement au-dessus de la moyenne Européenne. Y a-t-il quelque chose de magique dans les frontières actuelles de la France qui fait que la volonté la majorité de ceux qui y sont nés doit toujours être appliquée, mais la volonté de la majorité d'un ensemble de population plus petit ou plus large n'a aucune importance? Rappelons-nous comment ces frontières ont été tracées et fixées: par les épées, les fusils et le meurtre à grande échelle. Cette histoire sanglante n'est pas de nature à leur conférer un degré de légitimité morale particulièrement haut, puisqu'elles ne sont en définitive que l'expression de la loi du plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-3483932680161384768?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/3483932680161384768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=3483932680161384768' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3483932680161384768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3483932680161384768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/05/limpt-cest-du-vol.html' title='L&apos;impôt, c&apos;est du vol'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-4647075235181591050</id><published>2007-04-29T15:59:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:03:30.422+01:00</updated><title type='text'>Sarko contre Ségo</title><content type='html'>Au deuxième tour des élections présidentielles s'affrontent deux démocrates sociaux de tendances légèrement différentes mais fondamentalement d'accord sur la primauté du rôle de l'Etat. Tous les membres de l'establishment, à commencer par les journalistes de télévision, se sont visiblement réjouis du résultat du premier tour des élections présidentielles. Bientôt des millions de Français, pénétrés de leur importance, vont docilement se rendre aux urnes pour choisir l'heureux élu parmi ces deux pantins. Tout cela semble fort éloigné de l'oppression communiste qui sévissait dans l'ex-URSS jusqu'à l'effondrement du Mur de Berlin et dans la Chine de Mao. Mais n'est-ce qu'une illusion? Relisons un extrait d'un &lt;a href="http://www.lewrockwell.com/rothbard/ir/Ch65.html"&gt;article&lt;/a&gt; publié par Murray Rothbard en 1992 à ce sujet. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;L'utopie de la marche en avant de l'Histoire, objectif des démocrates sociaux, est similaire, mais pas complètement identique, à celle des Communistes. Pour les Communistes, les objectifs étaient la nationalisation des moyens de production, l'élimination de la classe des capitalistes et l'arrivée au pouvoir du prolétariat. Les démocrates sociaux se rendent compte qu'il vaut bien mieux que l'Etat socialiste conserve les capitalistes et une économie de marché tronquée qui soit régulée, limitée, contrôlée et soumise aux ordres de l'Etat. Le but de la démocratie sociale n'est pas la «guerre des classes», mais une sorte d'«harmonie des classes» dans laquelle les capitalistes et le marché sont &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;forcés de travailler comme des esclaves&lt;/span&gt; pour le bien de la «société», et de ce parasite qu'est l'appareil d'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Communistes voulaient une dictature du parti unique où tous les dissidents seraient éliminés ou enfermés au Goulag. Les démocrates sociaux préfèrent de loin une dictature «douce», ce que Marcuse a appelé, dans un autre contexte, la «tolérance répressive», avec un système à deux partis où les deux partis sont d'accord sur tous les points fondamentaux et s'affrontent poliment sur des détails mineurs. («Faut-il augmenter les impôts de 5% ou de 7% cette année?») La liberté d'expression et de la presse seront tolérées par les démocrates sociaux, mais là encore tant qu'elles se limitent à des débats mineurs et triviaux. Les démocrates sociaux sont effarouchés devant la brutalité nue du Goulag; ce qu'ils préfèrent est d'envoyer les dissidents subir la dictature «douce», «thérapeutique» des «stages de sensibilisation» et les «éduquer à respecter la dignité des modes de vie alternatifs». Autrement dit: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Brave New World&lt;/span&gt; au lieu de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;1984&lt;/span&gt;. La «marche en avant de la démocratie» plutôt que la «dictature du prolétariat».&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Je trouve que ça va comme un gant à Sarko et Ségo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-4647075235181591050?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/4647075235181591050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=4647075235181591050' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4647075235181591050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4647075235181591050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/04/sarko-contre-sgo.html' title='Sarko contre Ségo'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-5464733945931782182</id><published>2007-04-13T09:33:00.001+01:00</published><updated>2007-05-05T08:58:05.634+01:00</updated><title type='text'>La Révolution Locale</title><content type='html'>La France va mal: manque de confiance des citoyens envers leurs élites, interventionnisme étatique à tout-va, fossé qui se creuse entre différents camps politiques que tout oppose. Le temps est venu de faire une révolution. Une révolution fondamentalement pacifique qui remettra le pouvoir à la place qu'il n'aurait jamais dû quitter: auprès du peuple.  &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensemble réclamons que tout le pouvoir politique soit transféré immédiatement à l'échelon de la commune. Pourquoi la commune? Parce que c'est l'unité territoriale la plus proche des citoyens. Il est mille fois plus facile d'influer sur les décisions du conseil municipal de sa commune que sur les armées de politiciens corrompus et de technocrates anonymes cachés dans leurs palais de Paris ou de Bruxelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir de lever des impôts, le pouvoir de frapper monnaie, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, le pouvoir de police et l'usage de la force armée doivent être immédiatement confiés aux communes. La diplomatie, la politique d'immigration, la politique sociale de redistribution des richesses produites aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute action ou coordination aux échelons supérieurs, c'est-à-dire engageant plus d'une commune, doit être soumise au consentement explicite, unanime et régulièrement renouvelé de toutes les communes concernées. Toute commune qui veut cesser de participer doit pouvoir le faire immédiatement et sans subir de préjudices. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France doit devenir la Confédération des Communes Souveraines (CCS). La liberté pour les communes de s'associer entre elles pour certains projets ou dans certains domaines implique aussi la liberté de se désassocier. Le premier droit de chaque commune est donc le droit de faire sécession de la CCS. Toute tentative de limiter le droit de sécession serait une atteinte inacceptable à la souveraineté de la commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre slogan: "Le pouvoir près de chez vous".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Général de Gaulle, pourtant partisan de la république une et indivisible, mais qui aimait et comprenait la France, a dit: "Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 246 variétés de fromage ?" Il est grand temps que chaque commune productrice de fromage (ou de quoi que ce soit d'autre) se gouverne elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie c'est toujours la dictature de la majorité sur la minorité. La minorité ne peut que se plier aux exigences de la majorité, même si elles sont injustes, ou partir. Actuellement, si on se sent minoritaire, partir pour être gouverné autrement requiert déménager de 500 kilomètres, peut-être apprendre une autre langue, ne plus voir sa famille, ses amis, les lieux qu'on aime, qu'à l'occasion de vacances toujours trop courtes ou sur des photos, et changer d'employeur. Dans la CCS, partir pour être gouverné autrement voudra simplement dire changer de commune, c'est-à-dire déménager de 5 kilomètres, continuer de parler français, rester assez proche de sa famille, de ses amis, des lieux qu'on aime pour pouvoir les voir tous les soirs en revenant du travail, et garder le même employeur. Ceci constituera la meilleure garantie que les minorités ne puissent jamais être exploitées par la majorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La révolution française a permis aux majorités de voter avec les bulletins de vote, la révolution locale permettra aux minorités de voter avec les pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune commune ou alliance de communes n'aura le droit d'envahir une autre commune par la force, de l'agresser, d'intervenir physiquement sur son territoire, même au nom de la communauté, de la justice, de la liberté, de l'égalité ou de toute autre abstraction. En cas d'invasion, la commune envahie aura le droit de recourir à la force pour se défendre contre la commune ayant initié l'agression et pour obtenir réparation du préjudice subi ainsi qu'une compensation proportionnée à l'offense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les différends entre communes pourront être réglés par n'importe quel organisme de médiation mutuellement acceptable. Ni la Confédération, ni aucune autre institution ou personne, ne peut détenir le monopole de la résolution des conflits et exiger que toutes les disputes lui soient confiées. En cas de désaccord entre communes, la règle d'or est que chaque commune a tous les droits sur le territoire dont elle est propriétaire, et n'a aucun droit sur le territoire des autres communes. Les titres de propriété de la commune sur son territoire, les biens qui s'y trouvent et ceux qu'elle y a produits sont définis de manière objective et ne garantissent en rien la valeur de ces propriétés. Cette disposition est nécessaire, puisque la valeur de quelque chose est une variable qui fluctue dans le temps et dépend des préférences subjective des acheteurs et des vendeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vive la Confédération des Communes Souveraines! Vive la Révolution Locale!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-5464733945931782182?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/5464733945931782182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5464733945931782182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5464733945931782182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5464733945931782182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/04/la-rvolution-fdraliste.html' title='La Révolution Locale'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6645249733673239946</id><published>2007-04-07T16:03:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:00:53.634+01:00</updated><title type='text'>Les Douze Commandements</title><content type='html'>&lt;ol&gt;&lt;li&gt;La liberté est le droit de disposer à sa guise de la propriété que l'on possède légitimement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il n'existe d'autres droits que ceux qui découlent du droit de propriété.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Seul un être humain peut détenir un droit de propriété, une association étant seulement dépositaire des droits que ses membres consentent explicitement à lui déléguer.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les droits de propriété se définissent en termes objectifs et non en termes de valeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chaque individu est le propriétaire exclusif de son corps.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chaque individu a le droit de s'approprier les ressources qui n'ont été préalablement appropriées par personne, en y mêlant son travail.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Un titre de propriété est contractuellement transférable par consentement mutuel.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Aucune personne ni association de personnes n'est au-dessus de cette loi universelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Envahir l'intégrité physique de la propriété légitime d'autrui sans son consentement explicite constitue une agression illégitime.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La fraude est un vol, qui est une agression.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La menace immédiate, directe et tangible d'une agression constitue aussi une agression.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La propriété conquise par agression doit être restituée à son propriétaire légitime, et l'agresseur peut être puni de manière proportionnelle.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6645249733673239946?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6645249733673239946/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6645249733673239946' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6645249733673239946'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6645249733673239946'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/04/les-douze-commandements.html' title='Les Douze Commandements'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-1951452285155649928</id><published>2007-03-30T16:38:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T08:58:35.776+01:00</updated><title type='text'>Pas d'autorité sans consentement</title><content type='html'>Tous les 6 ans les habitants de la commune de Brégnier-Cordon, située 80 kilomètres à l'est de Lyon, votent aux élections municipales afin de désigner leur maire et ses conseillers municipaux. Tous les 6 ans le maire remet son mandat en jeu comme l'exigent les principes démocratiques les plus élémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dirait-on s'il existait une organisation qui ait autorité sur le territoire de la commune de Brégnier-Cordon, puisse y user de la contrainte – jusqu'à la force physique – pour imposer ses décisions souveraines, mais ne remette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;jamais &lt;/span&gt;son mandat en jeu pour établir sa légitimité? Une organisation qui ait des pouvoirs plus étendus que ceux du maire et qui puisse lui commander dans les domaines les plus importants? &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dirait que le consentement de la commune de Brégnier-Cordon à la souveraineté de cette organisation-là n'est pas avéré; que son autorité représente un viol de l'idéal démocratique; que c'est une mafia sans foi ni loi qui a usurpé le pouvoir par la ruse et la force, et qu'elle doit être immédiatement mise au pas par la mobilisation populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme cette organisation détient plus de pouvoir que le maire, mettre en place un scrutin tous les 6 ans permettant aux citoyens de Brégnier-Cordon d'accepter son autorité ou de lui en substituer une autre est encore plus important que de maintenir le rituel des élections municipales. En effet, pourquoi s'embêter à organiser des élections municipales si on laisse cette organisation&lt;span style="font-style: italic;"&gt; plus puissante que le conseil municipal&lt;/span&gt; échapper à la sanction démocratique? Il faut avoir le sens des priorités dans la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout s'il existe une ou plusieurs alternatives crédibles à cette organisation, ce qui est le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette organisation illégitime est:&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; le conseil général du département de l'Ain&lt;/span&gt;. En effet la sujétion de la commune de Brégnier-Cordon aux diktats du département de l'Ain, représenté par son conseil général, a été décidée il y a plus de 200 ans par un groupe de bourgeois et de nobles exerçant leur autorité dans le cadre d'un vieux régime monarchique. Le peuple de Brégnier-Cordon n'a ni signifié son approbation à ce moment fatal, ni eu aucune autre occasion de le faire depuis. C'est un scandale pur et simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe plusieurs alternatives crédibles à ce triste état de fait. La commune de Brégnier-Cordon pourrait tout aussi bien être assujettie aux décisions du conseil général de la Savoie ou à celui de l'Isère, départements limitrophes de son territoire. En désespoir de cause, le peuple de Brégnier-Cordon pourrait très bien décider de se constituer en département indépendant et s'organiser pour assumer les pouvoirs normalement délégués à l'échelon territorial supérieur. Quoique cette possibilité semble coûteuse et peu pratique, il faut la laisser ouverte afin de diminuer le risque que les trois départements (Ain, Savoie et Isère) ne puissent former un cartel pour coincer Brégnier-Cordon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La commune de Brégnier-Cordon a-t-elle eu un conflit avec le conseil général de l'Ain? A-t-elle aucune raison de se plaindre des décisions qui lui ont été imposées d'en-haut? Je n'en sais rien, je n'y suis jamais allé, mais ça n'a aucune espèce d'importance. Même si les électeurs de Brégnier-Cordon n'avaient aucune raison de se plaindre de leur maire, cela ne le dispenserait pas de remettre son mandat en jeu tous les 6 ans afin de légitimer leur consentement à son autorité. C'est ça la démocratie, bon sang! La charge de la preuve que ce consentement existe repose sur les épaules du maire, et il ne peut le prouver qu'en organisant des élections justes et libres au bout de 6 ans. Si la charge de la preuve reposait sur la population de Brégnier-Cordon, alors cette dernière serait forcée d'organiser des émeutes et une révolution potentiellement violente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait rétorquer que, comme la commune de Brégnier-Cordon participe à l'élection du conseil général de l'Ain, ces derniers "la représentent", ce qui légitime leur autorité sur elle. Cet argument passe complètement à côté du problème. En effet, la seule question qui compte est la suivante: les 418 autres communes de l'Ain ont-elles collectivement plus de pouvoir sur la population de Brégnier-Cordon que son maire lui-même? La réponse est évidemment: oui. Collectivement le reste du département détient au moins 90% du pouvoir de choisir les conseillers généraux de l'Ain. Supposons par exemple qu'un conseil général soit deux fois plus puissant qu'un conseil municipal. Alors les autres communes du département ont 80% plus de pouvoir sur la population de Brégnier-Cordon que son maire lui-même (mathématiquement: 0.90 × 2 = 1.80) . Sans s'arrêter aux chiffres exacts, il est évident que les 418 autres communes de l'Ain doivent soumettre au verdict des urnes le mandat qu'elles exercent collectivement sur Brégnier-Cordon au moins aussi fréquemment que le maire le fait lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nécéssité est ancrée dans la théorie même du contrat social, principe fondateur de la démocratie. En effet l'existence du département de l'Ain est légitimée par le contrat social passé entre 419 communes. Ce contrat ne saurait avoir une durée indéfinie, engageant toutes les générations successives jusqu'à la fin des temps. Il faut que les citoyens le re-signent à nouveau tous les 6 ans afin de justifier l'autorité du département par le consentement des communes qui le composent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un département refuse de vérifier démocratiquement que les communes qui le constituent consentent à son autorité, il est grand temps de le reconnaître pour ce qu'il est: un goulag.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe une probabilité énorme que ce scrutin voie la victoire du status quo et que les habitants de Brégnier-Cordon reconduisent le leadership du conseil général de l'Ain. J'ai pris Brégnier-Cordon comme exemple au hasard, mais ce raisonnement s'applique à n'importe quelle autre commune. Le fait qu'une commune soit limitrophe avec un ou deux départements ne change rien à l'histoire. En effet, la notion qu'un département doit gérer un territoire contigu n'est qu'une préférence pratique, pas une nécessité intrinsèque. Si la France peut exercer sa souveraineté sur la Guyane alors la Savoie peut bien gérer une enclave au milieu de l'Ain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même exigence démocratique qui demande que chacune des 36 000 communes de France vote tous les 6 ans pour choisir son maire et ses conseillers municipaux implique aussi qu'elle vote pour choisir le département duquel elle dépend. Sur 36 000, gageons que tous les 6 ans il y en aura quelques unes qui choisiront démocratiquement de changer de département, voire de se constituer en département indépendant. Et il faut toujours respecter la volonté du peuple souverain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, on ne saurait s'arrêter là. De la même manière, tous les 6 ans les habitants du département de l'Ain votent aux élections cantonales afin de désigner leurs conseillers généraux. Tous les 6 ans les conseillers généraux remettent leur mandat en jeu comme l'exigent les principes démocratiques les plus élémentaires. Que dirait-on s'il existait une organisation qui ait autorité sur le territoire du département de l'Ain, puisse y user de la contrainte – jusqu'à la force physique – pour imposer ses décisions souveraines, mais ne remette &lt;span style="font-style: italic;"&gt;jamais &lt;/span&gt;son mandat en jeu pour établir sa légitimité? Une organisation qui ait des pouvoirs plus étendus que ceux du conseil général et qui puisse lui commander dans les domaines les plus importants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette organisation illégitime est: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le conseil régional Rhône-Alpes&lt;/span&gt;. En effet les 7 autres départements qui constituent cette région ont collectivement plus de pouvoir que le conseil général de l'Ain. Le peuple de l'Ain n'a jamais été autorisé à exprimer démocratiquement son consentement à ce pouvoir. Peut-être préférait-il appartenir à la Bourgogne ou la Franche-Comté, se constituer en région indépendante, ou même conserver le statut de département mais fusionné avec la Haute-Savoie, la Savoie, l'Isère ou le Rhône? Il faut consulter sur ce point les habitants de l'Ain tous les 6 ans par un référendum organisé à l'échelle du département. Bien évidemment, il n'y a rien de particulier à l'Ain et tous les départements doivent faire pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si une région refuse de vérifier démocratiquement que les départements qui le constituent consentent à son autorité, il est grand temps de le reconnaître pour ce qu'il est: un goulag.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce raisonnement est valable à tous les niveaux. Tous les 6 ans les habitants de la région Rhône-Alpes votent aux élections régionales afin de désigner leurs conseillers régionaux, comme l'exige la démocratie. Or il existe une organisation qui a autorité sur le territoire de la région Rhône-Alpes, peut y user de la contrainte – jusqu'à la force physique – pour imposer ses décisions souveraines, mais ne remet jamais son mandat en jeu pour établir sa légitimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette organisation illégitime est: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'état Français&lt;/span&gt;. Collectivement les 21 autres régions détiennent plus de pouvoir sur la région Rhône-Alpes que son propre conseil régional. Jamais le peuple de la région Rhône-Alpes n'a été autorisé à exprimer démocratiquement s'il préférait appartenir à la France plutôt qu'à la Suisse ou à l'Italie. Il faut donc que les habitants de la région Rhône-Alpes soient consultés sur ce point tous les 6 ans par référendum. D'autres options qui devraient être offertes sont de se constituer en état indépendant, ou de conserver le statut de région mais fusionnée avec une autre région telle que la Franche-Comté, la Bourgogne, l'Auvergne, le Languedoc ou Provence-Alpes-Côte d'Azur. Bien évidemment, chaque région se doit d'organiser le même référendum tous les 6 ans, sinon c'est un simulacre de démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un état refuse de vérifier démocratiquement que les régions qui le constituent consentent à son autorité, il est grand temps de le reconnaître pour ce qu'il est: un goulag.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, les Français votent aux élections présidentielles tous les 5 ans afin de désigner leur chef d'état, comme l'exigent la démocratie. Or il existe une organisation dont l'autorité est supérieure à celle du président de la république. La logique démocratique la plus élémentaire commande donc que cette autorité se représente face aux Français tous les 5 ans pour confirmer qu'elle possède toujours leur confiance ou, le cas échéant, leur donner une chance de sortir pacifiquement. Cette autorité est: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;l'Union Européenne&lt;/span&gt;. Collectivement les 26 autres pays de l'union détiennent plus de pouvoir sur les Français que le président de la république lui-même. Un référendum sur la sécession de la France doit donc être tenu à la même fréquence que les élections présidentielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si une union supra-nationale refuse de vérifier démocratiquement et à intervalles réguliers que les états qui le constituent consentent à son autorité, il est grand temps de le reconnaître pour ce qu'il est: un goulag.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle beaucoup de VIème République, de rendre le pouvoir au peuple, on dit que les citoyens se défient de leurs élites politico-médiatiques. Voici une proposition simple, faisable, libératrice qui raffermirait le lien social et rendrait plus difficiles les abus de pouvoir. Si elle rencontrait le même soutien populaire que le suffrage universel en son temps, alors je reprendrais espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon, aucune frontière n'est éternelle. La seule question est de savoir si elle sera redessinée par une guerre, par une révolution sanglante, par un trait de plume administratif ou... par les urnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-1951452285155649928?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/1951452285155649928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=1951452285155649928' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1951452285155649928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1951452285155649928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/03/du-consentement.html' title='Pas d&apos;autorité sans consentement'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6784241689208222282</id><published>2007-03-25T13:39:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:04:25.023+01:00</updated><title type='text'>La contradiction interne de la démocratie</title><content type='html'>Le type de raisonnement logique développé dans l'article &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/03/fondation-de-lthique-de-la-proprit.html"&gt;précédent&lt;/a&gt; peut sembler abstrait et philosophique. Il teste la validité d'un ensemble de principes en examinant s'ils se contredisent eux-mêmes. Quand l'acte même de nier un axiome confirme l'axiome qu'on essaie de nier, alors cet axiome est irréfutable. Mais ce type de raisonnement n'est pas abstrait, et il a au contraire des implications concrètes tout-à-fait immédiates. En voici une: la démocratie n'est qu'une entourloupe parce qu'elle contient en elle-même sa propre négation.  &lt;span class="fullpost"&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Par démocratie, on entend "le gouvernment du peuple, par le peuple, pour le peuple" au sein d'une zone territoriale "une et indivisible". C'est donc quand l'organisation de l'état émane de la volonté du peuple. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La contradiction fatale de la démocratie, c'est que la volonté du peuple peut très bien porter au pouvoir un gouvernement qui tue la démocratie. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;ul style="margin-top: 0cm;" type="disc"&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Par      exemple Périclès, le leader démocratiquement choisi par la république      d'Athènes, mena la cité en 431 av. J.-C. dans une guerre contre Sparte qui      déboucha sur la tyrannie des Trente.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La      république romaine porta au pouvoir des hommes comme Marius, Sylla et      Jules César qui la plongèrent dans des guerres civiles d'où naquit l'empire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pendant      la révolution française, la première république instaura le régime dit de      la "Terreur", qui suspendit les libertés et guillotina à tour de      bras ses opposants politiques.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les      Etats-Unis élurent démocratiquement le président Abraham Lincoln, qui s'empressa      de déclarer la guerre à 11 états qui avaient voté pour ses rivaux afin de      leur interdire par la force de déclarer leur indépendance. Cette guerre culmina      avec la bataille de Gettysburg où périrent plus de soldats américains que      dans toutes les guerres du XX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, guerres mondiales comprises.      &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le parti national-socialiste des travailleurs Allemands a gagn&lt;/span&gt;&lt;span&gt;é les &lt;/span&gt;&lt;span&gt;élections de&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; 1933.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En 2006      le gouvernement démocratiquement élu par les Thailandais était si corrompu      que des généraux ont fait un coup d'état pour instituer une dictature      militaire. Le cycle constitution-élection-corruption-coup d'état s'est répété      à plusieurs reprises dans ce pays comme dans d'autres pays de l'Asie du      Sud-Est. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il est donc tout-à-fait possible que le peuple choisisse démocratiquement de porter au pouvoir un régime qui lance une expédition guerrière qui lui sera fatale, provoque une guerre civile, guillotine ses opposants, massacre ceux qui revendiquent le droit à l'auto-détermination, déporte une minorité religieuse dans des camps de concentration, ou batte des records en matière de corruption. Non seulement c'est possible théoriquement, mais ça s'est tellement produit dans l'histoire, sous des latitudes et à des époques différentes, qu'on aurait du mal à parler d'accident. Il y a d'ailleurs une fort bonne raison pour qu'il en soit ainsi: déjà Aristote, l'un des penseurs qui fondèrent la civilisation occidentale, a remarqué que la démocratie mène inéluctablement à la tyrannie car &lt;b style=""&gt;la masse est une proie facile pour les démagogues&lt;/b&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Puisque la démocratie contient en elle-même sa propre contradiction, ce n'est pas un régime politique qu'on puisse prendre au sérieux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Peut-on "modifier" la démocratie pour "empêcher" les gens de voter pour "le mauvais" candidat? Oui, mais ça ne sera plus de la démocratie, puisque par définition dans une démocratie le peuple fait ce qu'il veut. Ce régime de type oligarchique est en fait celui où nous vivons actuellement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La classe au pouvoir est constituée des privilégiés qui vivent de l'argent public et en vivent bien: journalistes en vue, artistes bien-pensants, hauts fonctionnaires, hommes politiques de "l'establishment", syndicalistes, responsables des associations subventionnées par l'état, chefs d'entreprise passant des gros contrats avec l'état, etc. Ils se coordonnent pour "convaincre" les français de ne voter que pour les candidats qu'ils ont pré-sélectionnés. La démonisation de Jean-Marie Le Pen depuis 30 ans procède de cette logique. Quand "convaincre" ne suffit plus, on a recours à des moyens plus directs. Par exemple, la règle des 500 signatures empêche des candidats qui voudraient réduire de manière substantielle le rôle de l'état, comme &lt;a href="http://www.claudereichman.com/"&gt;Claude Reichman&lt;/a&gt; (en 2002) et &lt;a href="http://www.edouard-fillias.fr/"&gt;Edouard Fillias&lt;/a&gt; (en 2007), de se présenter. Comme ça ne suffisait pas, &lt;a href="http://www.miguet2007.com/rcf/"&gt;Nicolas Miguet&lt;/a&gt;, candidat du Rassemblement des Contribuables Français, lui aussi prônant une réduction des dépenses publiques, s'est fait cambrioler puis a fait un petit tour en prison. Souvenons-nous que le comédien Coluche s'est retiré de la campagne présidentielle 1981 après que son régisseur a été abattu de 2 balles dans la nuque.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La France vit donc dans un régime dirigé par une classe qui restreint l'exercice du pouvoir à ses propres membres, et demande au peuple de choisir tous les 5 ans quel membre de la classe dirigeante sera la figure de proue officielle. Il est bien évident que le peuple ne détient pas le pouvoir, puisqu'il n'a pas le droit de chosir une direction non approuvée par la classe dirigeante. Ceci ne peut donc en aucun cas s'appeler une démocratie. Ce n'est pas forcément un problème en soi, puisqu'on a vu que la démocratie peut conduire à la tyrannie, mais il faut appeler un chat un chat. Il faut qu'on sache que la France est dirigée par une oligarchie faisant très peu de cas de la volonté populaire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En fait ce qu'ils veulent, c'est que les Français &lt;i style=""&gt;croient&lt;/i&gt; qu'ils ont le pouvoir, quand en fait ils le leur ont confisqué. Pourquoi tant d'efforts pour mentir et pour emberlificoter les gens? Tout simplement pour les empêcher de poser la question qui s'impose: la classe dirigeante exerce-t-elle le pouvoir pour son propre bénéfice ou pour celui des Français? Un élément de réponse est que cette classe vit des dépenses publiques et fait métier de produire des régulations en tout genre. Donc on ne pourra pas compter sur elle pour minimiser le train de vie de l'état, laisser l'argent dans la poche des Français, et restreindre le champ d'action de la fonction publique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si cette classe exerce le pouvoir pour son propre bénéfice alors les Français sont &lt;a href="http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/US_03.htm#1"&gt;en droit&lt;/a&gt; de retirer leur &lt;a href="http://www.forget-me.net/LaBoetie/servitude.pdf"&gt;consentement&lt;/a&gt; à ce régime. N'oublions pas que le rapport des forces numérique entre les gouvernés et la classe gouvernante est de 1000 contre 1, donc ils peuvent la renverser à leur gré et la remplacer par n'importe quelle forme de gouvernement qui leur semblerait préférable: junte militaire, soviet suprême, monarchie de droit divin... ou, pour les amoureux de la liberté, anarcho-capitalisme!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6784241689208222282?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6784241689208222282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6784241689208222282' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6784241689208222282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6784241689208222282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/03/la-dmocratie-prisonnire-de-ses.html' title='La contradiction interne de la démocratie'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6610453925939782578</id><published>2007-03-24T14:42:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:05:44.410+01:00</updated><title type='text'>Justification de l'éthique de la propriété privée</title><content type='html'>Les gens classent souvent les principes éthiques et les jugements moraux dans le domaine des conventions. Ils seraient tellement arbitraires que nul ne pourrait convaincre un contradicteur soutenant une position différente. La multiplicité des moralités irréconciliables serait donc une donnée fondamentale de la condition humaine. Mais l'éthique de la propriété privée tombe-t-elle dans cette catégorie? Si je crois que la propriété privée est morale, et que d'autres la croient immorale, leur position est-elle aussi valide que la mienne? Heureusement non. &lt;span class="fullpost"&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il n'existe aucune éthique alternative à la propriété privée. Elle se déduit logiquement d'un axiome lui-même inattaquable. Toutes les autres tentatives de construire une éthique contredisant les principes de la propriété privée sont d'emblée vouées à l'échec. En ce domaine, aucun relativisme n'est possible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pourquoi?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'axiome inattaquable duquel tout découle est le suivant: "Nous ne pouvons pas nier que nous pouvons argumenter, car le simple fait de le nier implique précisément qu'on est en train de produire des arguments". Ceci s'appelle l'&lt;i style=""&gt;a-priori&lt;/i&gt; de l'argumentation. En essayant de contredire cet axiome de base, on le prouve! Puisqu'il est impossible à contredire, l'éthique se fonde là-dessus. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Règles du jeu&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Une éthique est un ensemble de règles morales qui obéit à certaines contraintes. Ce n'est pas n'importe quoi, il y a des règles du jeu, sinon on sort du domaine de l'éthique et on fait autre chose. Les deux contraintes essentielles sont les suivantes:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;a)&lt;span style=""&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Avoir une éthique présuppose qu'on a affaire à des êtres rationnels capables d'argumentation logique et de discussion.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;b)&lt;span style=""&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Une éthique doit être universelle: en théorie elle doit pouvoir être acceptée par tous ceux qui participent à la discussion.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A partir de cet axiome de base, et dans le respect de ces deux règles du jeu, dans quelle direction allons-nous aller? Autrement dit, quel est le but de l'éthique, et comment ce but peut-il être atteint?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;ul style="margin-top: 0cm;" type="disc"&gt;&lt;li class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La tâche de l'éthique, c'est éviter      les conflits et permettre la coopération pacifique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La cause potentielle de conflit est      que certaines ressources sont rares. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pour éviter les conflits, il faut      donc produire des règles d'exclusion, c'est-à-dire attribuer le droit de      contrôler une ressource rare donnée à une personne plutôt qu'une autre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il faut des règles qui permettent      d'agir dès l'origine de l'humanité: il faut pouvoir commencer      immédiatement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le philosophe Hans Hoppe a prouvé (cf. &lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;"The Economics and Ethics of Private Property", c&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;hapitre 13) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;que, dans ces conditions, la seule éthique possible est la suivante:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;ol style="margin-top: 0cm;" start="1" type="1"&gt;&lt;li class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous devons être propriétaires de      notre propre corps.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(En effet si nous ne sommes pas propriétaires de notre corps, y compris de notre bouche et de nos mains, alors nous ne pouvons pas nous engager dans une discussion argumentée.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;ol style="margin-top: 0cm;" start="2" type="1"&gt;&lt;li class="MsoNormal" style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous devons avoir le droit de prendre      possession des ressources qui étaient préalablement sans propriétaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(En effet, si cela n'était pas le cas, alors nous mourrions tous immédiatement, et il n'y aurait plus de questions éthiques, puisqu'il n'y existerait plus personne pour en débattre. Par exemple, aux débuts de l'humanité, si une homme trouve un fruit dans la jungle et que ce fruit n'appartient à personne, alors il doit pouvoir se l'approprier et le manger, sinon il meurt de faim.)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ces deux principes constituent l'éthique de la propriété privée, qui est donc la seule éthique possible. Toute soi-disant éthique qui les contredirait, soit violerait l'axiome inattaquable de l'&lt;i style=""&gt;a-priori&lt;/i&gt; de l'argumentation, soit ne respecterait pas les deux règles du jeu qui définissent ce que c'est qu'une éthique, soit permettrait les conflits pour le contrôle des ressources rares, soit empêcherait les gens d'agir tout de suite.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'éthique de la propriété privée n'est donc pas une convention. Une convention, c'est un système de règles pour lequel il existe une alternative, comme par exemple l'usage de l'alphabet latin pour écrire des messages envoyés à quelqu'un – en effet, il existe au moins une alternative: l'alphabet cyrillique. L'éthique de la propriéte privée ne relève pas de cette catégorie. Comme aucune alternative n'existe, elle n'est pas une convention arbitraire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6610453925939782578?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6610453925939782578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6610453925939782578' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6610453925939782578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6610453925939782578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/03/fondation-de-lthique-de-la-proprit.html' title='Justification de l&apos;éthique de la propriété privée'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-4176981391843910461</id><published>2007-03-18T14:20:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:01:36.102+01:00</updated><title type='text'>Il faut...</title><content type='html'>Avez-vous essayé de défendre l'une quelconque de ces vingt idées dans une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;soirée en ville&lt;/span&gt;? Moi oui. C'était rigolo. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Il faut en finir avec le mythe de la république française "une et indivisible" en reconnaissant le droit de sécession de chaque région, département, commune ou pâté de maison qui en exprime le souhait.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut arrêter d'imposer les riches et de redistribuer leur argent aux pauvres.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut dissoudre le ministère de la culture, licencier tous ses employés, vendre tous ses bâtiments et brûler toutes ses archives.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut accepter le droit de chacun à refuser certains individus dans sa maison ou dans son entreprise, quelles qu'en soient les raisons, même si le refus tient à ce que ces individus sont perçus comme «étrangers».&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut cesser d'entraver les activités économiquement viables sous prétexte de réchauffement climatique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut démanteler l'école publique gratuite, laïque et obligatoire de Jules Ferry.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut briser le monopole de la sécurité sociale en reversant à chaque salarié l'ensemble des cotisations sociales, charge à lui de s'assurer après comme bon lui semblera.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut rapatrier tous les soldats français stationnés à l'étranger. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut supprimer le SMIC.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut légaliser les drogues et la prostitution.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut quitter l'euro et l'union européenne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut retirer tous ses privilèges de création monétaire à la Banque de France et revenir à l'étalon-or.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut que l'état coupe les subventions aux associations.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut arrêter de contrôler les prix agricoles.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut mettre fin à l'emploi à vie dans la fonction publique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut vendre tous les logements sociaux et ne pas en construire de nouveaux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut supprimer les allocations chômage, les allocations familiales, le Revenu Minimum d'Insertion (RMI) et la Couverture Medicale Universelle (CMU).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut brûler le code du travail.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut privatiser les rues, les routes, les canaux, les voies ferrées, les aéroports et les jardins publics.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Il faut laisser tout le monde porter des armes à feu.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-4176981391843910461?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/4176981391843910461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=4176981391843910461' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4176981391843910461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4176981391843910461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/03/il-faut.html' title='Il faut...'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-3380751858317414162</id><published>2007-02-17T12:59:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:01:50.535+01:00</updated><title type='text'>Ce en quoi je crois, c'est...</title><content type='html'>L'anarchisme cohérent.&lt;br /&gt;Le libéralisme intégral.&lt;br /&gt;La démocratie réelle.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'anarchisme cohérent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout anarchiste qui nierait la notion de propriété privée nierait par là même le droit naturel qu'a chaque travailleur de consommer les fruits de son labeur. Si la propriété était collectivisée alors il faudrait bien qu'une institution contraigne les gens à ne pas consommer plus que leurs voisins. Cette institution fondamentalement contraignante aurait donc tous les attributs d'un état, quel que soit par ailleurs le nom dont on veuille bien l'affubler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il faut que l'usage de la contrainte soit légitimé non par une quelconque forme d'état mais par la nécessité de réparer les agressions contre la propriété privée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le libéralisme intégral.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme condamne l'ingérence de l'état dans les rapports consensuels entre adultes, qu'ils soient productifs, commerciaux ou autres. L'état n'a pas à se mêler de tout et n'importe quoi. Le libéralisme réclame que les responsabilités actuellement assumées par l'état soient transférées au secteur privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il faut privatiser l'ensemble des fonctions de l'état, y compris les soi-disant fonctions régaliennes telles que la voirie, la justice et la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La démocratie réelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie remet tout le pouvoir politique entre les mains des citoyens. Donc si certains veulent s'affranchir pour prendre entre leurs propres mains le pouvoir de s'administrer, ils en ont parfaitement le droit. Ceci s'appelle déclarer leur indépendance ou faire sécession. Une soi-disant démocratie qui prétendrait que la république est une et indivisible à seule fin de nier le droit de sécession de toute collectivité territoriale serait donc aussi peu démocratique que la République Démocratique Allemande qui a érigé le mur de Berlin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois qu'il faut accorder le droit de sécession à chaque région, département, circonscription, commune, quartier, pâté de maison, et en fin de compte à chaque maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de compte l'anarchisme cohérent, le libéralisme intégral et la démocratie réelle, c'est exactement la même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-3380751858317414162?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/3380751858317414162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=3380751858317414162' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3380751858317414162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3380751858317414162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/02/ce-en-quoi-je-crois-cest.html' title='Ce en quoi je crois, c&apos;est...'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6775917082250992053</id><published>2007-02-16T10:38:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:02:05.399+01:00</updated><title type='text'>Pourquoi Je Suis Anarchiste</title><content type='html'>Il m'est difficile d'avoir des relations normales avec des gens, que ce soit au niveau personnel ou professionnel, sans que, passé un certain niveau d'intimité et d'appréciation mutuelle, je ne me sente obligé par honnêteté intellectuelle de leur donner un petit indice du fait que j'ai des opinions politiques sensiblement différentes de la moyenne. Ces jours-ci, ça peut facilement survenir au détour d'une conversation où ils me demandent si je suis la campagne présidentielle et si je vais voter. Faire une réponse banale, politiquement correcte, voire glisser élégamment sur le sujet, serait un mensonge éhonté quand mes opinions sont tout sauf banales. Alors que dire? &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai essayé bien des approches, et le problème principal, c'est que les gens n'ont jamais rien lu de Rothbard, ne savent même pas qu'il existe, et ne sont au fond pas vraiment intéressés par ces questions trop profondes pour eux. C'est comme si moi je parlais avec quelqu'un au sujet d'une chaise, et qu'il saisisse cette occasion pour se révéler brusquement un passionné de décoration intérieure qui s'est beaucoup investi dans ce domaine et a adopté une vision très extrême de ce qui constitue le meilleur style de déco. S'il me fait tout un laïus là-dessus, je vais le prendre au mieux pour un emmerdeur, et au pire pour un fou dangereux. Je vais essayer de dévier le sujet, et s'il persiste je vais essayer de l'éviter dans le futur. Si jamais je le rencontre quand même, je ferai bien attention à ne parler en aucun cas de chaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est parce que je ne connais rien à la décoration d'intérieur, que ça ne m'intéresse pas, et que ses théories sur le style de déco ne sont pas accrochées à mon univers. J'ai besoin de décoration intérieure pour vivre, à la limite je suis obligé d'en avoir une par défaut, puisque j'ai quand même acheté des meubles, donc j'ai décoré que je le veuille où non, mais ce n'est pas un chèque en blanc pour m'asséner les théories les plus poussées sans que je l'y invite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien les gens normaux, c'est pareil, et le challenge est de signaler ma différence d'une manière qui soit mémorable pour eux, et qui ouvre la porte à de plus amples discussions s'ils sont suffisamment intrigués, mais sans les assommer ou utiliser des mots hors de leur vocabulaire courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je me dis... &lt;span style="font-style: italic;"&gt;anarchiste&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sympa, parce que tout le monde sait bien ce que ça veut dire. Ce sont des gens qui veulent mettre à bas l'état. Que quelqu'un de propre sur lui, normalement constitué, avec un boulot respectable, un citoyen-modèle en apparence, se dise anarchiste, c'est rigolo. Ça dénote une certaine originalité, une capacité à penser pour soi-même. Ça éveille la curiosité. C'est une invitation au voyage intellectuel, qu'on est libre d'accepter ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les curieux qui ont envie de continuer sur ce sujet, ça laisse tout un tas d'ouvertures possibles:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Ah bon, tu veux faire sauter le Président de la République avec une bombe? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tu crois vraiment que "la propriété, c'est le vol", comme l'a dit le célèbre penseur anarchiste Proudhon?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En somme, tu es pour le désordre?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mais tu ne crois pas à la démocratie?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tu veux laisser chacun faire ce qui lui plaît?&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;Etc, etc. Chacune de ces questions permet de préciser un point important de ma pensée. Les réponses sont numérotées dans le même ordre que les questions:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;Non, je ne crois pas que la violence physique contre les symboles de l'état soit le meilleur moyen de le détruire, au contraire ça ne fera que le renforcer. L'état repose sur le consentement de la population, et le jour où ce consentement n'existera plus l'état s'écroulera lui-même comme un château de cartes. Donc je crois qu'il faut délégitimer le concept d'état auprès des citoyens, un à un, comme je le fais maintenant. L'état est une institution absolument dénuée de légitimité, et je ne vois pas pourquoi les gens obéissent aux représentants de l'état qui leur donnent des ordres, au lieu de s'en moquer et de les ignorer. Ça doit être le prestige de l'uniforme. (Ce qui incite mon interlocuteur à essayer de justifier la légitimité de l'état, et s'il prononce les mots "contrat social" ça me donnera une ouverture pour attaquer ce concept.)&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Devant le succès de la phrase, il a été rapidement obligé de préciser que cela concernait uniquement la propriété conquise par la force. Au contraire, il a expliqué que la propriété privée légitimement acquise était le seul rempart contre l'invasion de l'état, donc le meilleur garant de la liberté. Il devrait être célèbre pour avoir dit: "La propriété moderne peut être considérée comme le triomphe de la liberté". (Ce qui permet de se démarquer des soi-disant anarchistes socialistes, qui  sont plus connus, mais ne réalisent pas que toute notion de propriété collective nécessite forcément qu'une institution totalitaire existe pour faire respecter l'égalité de consommation.)&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Non, l'ordre c'est ce qui émane spontanément d'en-bas. Toi, dans ta vie, tu ordonnes tes objectifs selon tes priorités et tu agis en conséquence. Ce sont les contraintes imposées d'en-haut par l'état qui créent le désordre. Dans les relations humaines, c'est pareil, les gens se coordonnent comme ils le veulent, établissent leur relation par consentement mutuel, et c'est l'état qui est facteur de désordre en s'immisçant entre eux. Tu n'as qu'à comparer le degré d'organisation de la production industrielle aux Etats-Unis dans les années 1980 avec le désordre d'une économie soviétique où régnaient le gâchis, les files d'attente, les étalages vides et les produits inadaptés aux désirs des consommateurs, pour voir que c'est toujours l'interventionnisme étatique qui crée le chaos. (Ce qui permet de dire que le vrai libéralisme économique est anarchiste.)&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Si, mais la vraie démocratie. La démocratie c'est le pouvoir au peuple. Or quel est le droit le plus fondamental dont ont besoin les gens? S'ils ne sont pas contents de l'état centralisé qu'on leur impose, ils doivent pouvoir en former un autre avec leurs voisins et déclarer leur indépendance. Ça, c'est vraiment donner le pouvoir au peuple. Ça s'appelle le droit de sécession. La magnifique Déclaration d'Indépendance des Etats-Unis en 1776 en est la plus parfaite illustration. Or laquelle de nos soi-disant démocraties garantit le droit de sécession? Aucune. En France, la Vendée a essayé de faire sécession dès la proclamation de la Première République, et Robespierre a envoyé les soldats y commettre un génocide. Même en Suisse, les cantons catholiques ont essayé de faire sécession en 1847 et ont été battus à plate couture. Aux Etats-Unis, les Etats du Sud ont essayé de faire sécession en 1861, et il y a plus de soldats Américains qui sont tombés à la bataille de Gettysburg que pendant tout le XXème siècle, guerres mondiales comprises. Si on regarde les constitutions de toutes les soi-disant démocraties, il n'y en a pas une seule qui garantisse le droit de sécession. Cela veut dire que personne n'a consenti à l'état central, puisque personne n'a le droit de constituer un état alternatif. L'absence du droit de sécession ridiculise définitivement tous les mensonges des soi-disant démocraties actuelles selon lesquels le pouvoir serait prétendument donné au peuple. (Cela peut permettre de relancer sur la différence entre la démocratie et l'anarchie, et dire qu'il n'y en aurait aucune si chaque maison avait le droit de faire démocratiquement sécession de l'état central: la vraie démocratie est anarchiste.)&lt;/li&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;Pas du tout, l'anarchie ça dit que les contraintes imposées par l'état sont illégitimes. Ça ne dit pas qu'aucune contrainte n'est légitime. Si je te vole ta montre, tu peux me contraindre à te la rendre, et c'est complètement légitime. En fait, c'est le seul moyen d'avoir une anarchie qui fonctionne, ou même n'importe quelle société qui fonctionne, c'est en la fondant sur le respect absolu de la propriété privée. (Ce qui ouvre la question du meilleur moyen de défendre la propriété privée contre les voleurs et autres agresseurs, et d'expliquer pourquoi l'état est l'institution la moins à même d'assurer cette défense.) &lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;En plus, se dire anarchiste, c'est plutôt cool. C'est comme quand Thierry Ardisson se dit monarchiste. C'est provocateur, ça lance un défi intellectuel qu'on peut choisir ou non de relever, mais devant lequel l'indifférence, l'air blasé ou les réponses toutes faites ne sont pas possibles. Vive l'anarchie!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6775917082250992053?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6775917082250992053/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6775917082250992053' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6775917082250992053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6775917082250992053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/02/pourquoi-je-suis-anarchiste.html' title='Pourquoi Je Suis Anarchiste'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-8290128619287885877</id><published>2007-01-28T09:07:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:02:17.910+01:00</updated><title type='text'>Logique Qualitative</title><content type='html'>Augmentation des statistiques de la violence et du sentiment d'insécurité, montée en popularité des extrêmes, non au référendum sur la constitution européenne, Jean-Marie Le Pen invité surprise du deuxième tour des présidentielles en 2002,  montée des communautarismes, renversement de la majorité à chaque élection legislative, fréquentes périodes de cohabitation, succès d'audience des déclinologues, 751 zones de non-droit où la police ne s'aventure plus, les Français qui s'expatrient en masse: autant de symptômes de l'affaiblissement du lien social en France. Les Français ne font plus confiance à leurs concitoyens. Chacun est persuadé de faire plus de sacrifices que son voisin. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La preuve c'est que les intellectuels, les journalistes, les écrivains, les médias, les artistes, les hommes politiques rivalisent d'habileté rhétorique pour essayer de renforcer ce lien social. Ils sont en quelque sorte l'émanation de la société française, le reflet qu'elle se renvoie à elle-même, et c'est pour cela qu'ils veulent la sauver, qu'ils la portent à bouts de bras et lui font du bouche-à-bouche. Seulement le consentement au pacte social ne se décrète pas, il relève exclusivement de la volonté individuelle des citoyens, et ces derniers commencent à avoir des doutes. Sérieusement des doutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas le rejet de tout pacte social, juste de celui-ci. En effet, les Français qui recommencent leur vie à l'étranger sont tout heureux de renouer un pacte social, mais avec les habitants de leur pays d'accueil, pas avec les autres Français. Dans les 751 zones de non-droit il n'y a pas absence de loi, mais établissement une autre loi que celle de la République, que ce soit celle des grands frères, des prédicateurs religieux ou des trafiquants de drogue. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas non plus le rejet du gouvernement en place, puisqu'alors la solution serait toute simple: changer de gouvernement. En démocratie rien de plus facile, c'est la valse. Nous l'avons fait, ça n'a pas marché, nous ne sommes pas plus avancés. A chaque période, comme les élections sont honnêtes et reflètent scrupuleusement la volonté exprimée par les votants, la majorité des électeurs s'est donné le gouvernement qu'elle pensait le mieux à même de résoudre ses problèmes. Et pourtant il ne les a pas résolus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne reste donc plus qu'une seule explication possible: c'est que les habitants du territoire français veulent bien signer un contrat social, mais pas avec l'ensemble des autres habitants. Par exemple, ceux qui sont prêts à partir à l'étranger signalent leur désir de signer un contrat social avec les habitants d'un autre pays. Ceux qui vivent dans une zone de non-droit signent effectivement un contrat social avec les habitants de cette zone, mais pas au-delà. Ceux qui votent contre un parti extrémiste veulent bien signer un contrat social avec tout le monde sauf les électeurs de ce parti. Les antilibéraux veulent signer un contrat social avec tout le monde sauf les libéraux, etc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de cesser de mesurer la grandeur d'une aventure collective au nombre de gens embringués dedans de gré ou de force, et de commencer de la mesurer à l'intensité de l'implication des participants. Passer d'une logique quantitative à une logique qualitative. Quel leader sera assez courageux pour déclencher cette révolution-là?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-8290128619287885877?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/8290128619287885877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=8290128619287885877' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8290128619287885877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8290128619287885877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/logique-qualitative.html' title='Logique Qualitative'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-961009301940767027</id><published>2007-01-27T11:10:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:02:36.661+01:00</updated><title type='text'>Choisir ses cosignataires</title><content type='html'>Mon &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/cosignataires-forcs.html"&gt;diagnostic&lt;/a&gt; des maux qui affligent la France, et les autres grandes démocraties développées, est qu'il existe un déficit de consentement au contrat social. Il faut donc réaffirmer ce consentement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'échelle de la planète il y existe 193 pays, donc cela fait 193 contrats sociaux. Sur le territoire français, à l'heure actuelle, il n'en existe qu'un seul. Tous ceux qui habitent sur le territoire français sont censés être cosignataires d'un seul et même contrat social. S'il existe défaut de consentement, c'est que les habitants se sentent forcés de cosigner avec tous les autres habitants, et qu'ils n'ont pas le choix. Il faut donc leur donner ce choix. Il faut permettre à n'importe quel habitant du territoire français de résilier le contrat social qui le gouverne actuellement, afin d'en signer un autre avec les individus de son choix. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons qu'il s'agit juste de donner une liberté supplémentaire aux Français. En effet, si on leur donne le droit de nouer le lien social avec une autre liste de personnes que la liste de ceux qui résident sur le territoire français, ils peuvent très bien décider librement de ne rien changer. On ne fait que donner une option supplémentaire à chaque individu, et s'il ne l'exerce pas, cela voudra dire qu'en fait il était content de la manière dont il était gouverné. On ne retranche rien, on ne fait qu'augmenter le pouvoir de choisir des gens. Alors que dans le système actuel, comme nul n'a le choix, le consentement au contrat social entre tous les résidents du territoire français ne peut être tenu pour acquis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est d'ailleurs fort probable que le niveau général de mécontentement baisse même si rien ne change. Car si chacun considère les alternatives et qu'elles lui semblent peu attrayantes, il appréciera mieux ce qu'il a que si aucune alternative n'était offerte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains objecteront que ça pourrait occasionner une reconfiguration de la France millénaire. C'est bien ça le problème: cet idéal de la France unie sous l'étendard à la fleur de lys remonte au temps où un monarque absolu régnait de droit divin. Ce n'est pas exactement un idéal de liberté ni de fraternité. A cette époque, les terres changeaient de main au gré des batailles et des mariages, et les paysans qui vivaient dessus changeaient aussi de main comme du vulgaire bétail. Personne ne leur demandait leur avis. Ça ne peut plus continuer comme ça. La Révolution Française a changé beaucoup de choses, mais malheureusement pas celle-ci, et il est grand temps de parachever son œuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a aussi ceux qui sont inquiets car ils ne voient pas où ce processus pourrait mener, car personne ne le contrôle. Et c'est tant mieux! Le propre de la liberté est toujours d'engendrer des effets inattendus. C'est pour cela que l'histoire n'est pas écrite à l'avance et que ça vaut la peine de vivre. Si quelqu'un contrôlait ce processus, quelle tentation de détourner un tel pouvoir à des fins personnelles... De plus, comme personne n'a la science infuse, même un législateur imprégné de la sagesse des siècles est capable de faire de grosses bourdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une manière générale, l'incertitude est nécessaire à la vie. Mais attention, incertitude ne veut dire ni chaos ni désordre. A chaque instant, chaque contrat social exprimera la volonté de ses cosignataires, et ils subiront de plein fouet les conséquences de leurs décisions collectives, donc on peut gager qu'ils seront fortement incités à ne pas faire n'importe quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs si on partait du principe que les gens sont trop bêtes pour qu'on puisse leur faire confiance, alors pourquoi leur donner le droit de vote? Quel homme politique osera expliquer à ceux qui l'ont élu qu'il les prend pour des imbéciles? Non, il faut partir du principe que les gens savent ce qui est bon pour eux, mieux qu'un membre de l'élite. L'élite peut suggérer, argumenter, cajoler, mais en dernier ressort c'est du peuple qu'émane le pouvoir politique, donc chacun est capable de faire le bon choix. Surtout quand ceux qui se sentent dépassés par les évènements peuvent faire le non-choix de ne pas changer de contrat social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-961009301940767027?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/961009301940767027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=961009301940767027' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/961009301940767027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/961009301940767027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/choisir-ses-cosignataires.html' title='Choisir ses cosignataires'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-7892099733302257400</id><published>2007-01-26T19:10:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:02:47.729+01:00</updated><title type='text'>Cosignataires Forcés</title><content type='html'>La France est en crise. Je suis né en 1968, j'ai commencé à écouter les nouvelles à six ans, en 1974, et la France a toujours été en crise d'aussi loin que je me souvienne. Il n'y a pas qu'elle, d'ailleurs. L'Allemagne est en crise. La Belgique va se diviser. La Hollande sombre dans l'insécurité. Les pays scandinaves ne savent plus à quelle réforme se vouer. Les Etats-Unis se demandent si ça valait vraiment le coup de détruire deux pays pour venger les deux tours démolies le 11 septembre. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons en France. Les déclinologues ont eu assez de succès d'audience pour provoquer des réponses cinglantes du monde politique, qui se sentait visé. Il est vrai que Jacques Chirac était Premier Ministre en 1974 et est Président de la République aujourd'hui, 37 ans plus tard. D'où une certaine continuité dans la classe politique, et une certaine solidarité avec les erreurs du passé. Même si les Français choisissent l'alternance à chaque échéance électorale, ils ont le sentiment que ça n'améliore rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où leur flirt avec les hors-système comme Jean-Marie Le Pen et José Bové. Leur principal attrait, à l'un et à l'autre, est d'avoir lutté pied à pied pendant des années contre les hommes et les femmes qui incarnaient le pouvoir. Mais s'ils n'ont pas encore été co-optés par le système, est-ce un signe d'intégrité ou d'incapacité à fédérer? Si l'un ou l'autre accédait au pouvoir, comment ne pas croire qu'il deviendrait comme ceux qu'il remplace?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème c'est le système. Et le système c'est la démocratie. La démocratie est aujourd'hui une vache sacrée. La remettre en question, c'est être un tyran sanguinaire ou vouloir renvoyer l'humanité à l'âge de pierre. Vraiment? La réflexion sur les systèmes politiques est aussi ancienne que la civilisation. Platon et Aristote ont écrit des textes fameux sur ce sujet, et même avant eux le philosophe Chinois Lao Zi (Lao Tseu). A cette époque il était permis de penser, de questionner sur ce sujet. Pourquoi pas maintenant? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus près de nous, ceux qu'on appelle les Pères Fondateurs de la Révolution Américaine, imprégnés de la philosophie des Lumières, ont énormément réfléchi sur le sujet et, fait presque unique dans l'histoire, réussi à mettre en pratique leurs idéaux. L'histoire s'est-elle arrêtée? Pourquoi cette voie de réflexion s'est-elle terminée en cul-de-sac? Pourquoi serait-il tabou d'engager un dialogue à ce sujet? Est-ce faute d'idées nouvelles, parce que tout a été dit et écrit et nous avons résolu toutes les questions méritant discussion?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, pourquoi ce sentiment de malaise en France et dans certaines grandes démocraties occidentales à l'orée du troisième millénaire? Je ne crois pas. Le progrès en ce domaine, comme dans tous les autres, n'a cessé de révéler des idées et des angles d'analyse nouveaux. Il est temps d'en discuter franchement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec tout le monde. Ce n'est pas l'affaire des élites. Cela nous concerne tous, car c'est nous tous qui aurons à payer les pots cassés si nous nous obstinons sur la mauvaise voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux mots d'avertissement. Si je remets en cause la démocratie, ce n'est pas parce qu'elle offre trop de liberté au citoyen, mais trop peu. Je ne veux pas un retour au royalisme ou au pouvoir féodal, ni à l'esclavagisme, mais au contraire un saut vers un niveau supérieur de liberté. Un premier saut a été réalisé il y a environ 200 ans quand l'Ancien Régime s'est effondré, mais maintenant l'humanité est prête pour un second.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je remets en cause la démocratie, ce n'est pas parce qu'elle offre trop de lien social, mais trop peu. Je ne veux pas que l'homme retourne vivre comme un loup solitaire dans la forêt, je veux au contraire permettre l'avènement de sociétés humaines plus unies, où le consentement spontané à la solidarité est plus parfait. Je crois que c'est possible. Si ça vous intéresse, vous pouvez continuer de lire. Sinon adieu, bonne chance, et de grâce ne mettez pas les bâtons dans les roues de ceux qui essaient d'avancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;♦&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pages les plus importantes de la réflexion moderne sur les systèmes de gouvernement, leurs avantages et leurs défauts, surtout les défauts invisibles de prime abord qui n'apparaissent qu'au fil du temps, ont été écrites en langue française. Le contrat social de Jean-Jacques Rousseau; puis Alexis de Tocqueville, le grand penseur de la démocratie; un auteur peu connu appelé Gustave de Molinari que je voudrais faire découvrir ici; même l'anarchiste Pierre Joseph Proudhon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partons de la devise de la France: liberté, égalité, fraternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté est une aspiration profondément individualiste. Je suis absolument libre de faire ce que je veux avec mon corps et ce qui m'appartient. Comme le dit l'article 4 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'égalité est un mot plus ambigu. Est-ce l'égalité en droit, c'est-à-dire le droit égal qu'a chacun d'être libre? Mais alors cela engendrera des inégalités de résultat, car certains choisiront délibérément de travailler plus que les autres et seront donc libres de réussir mieux que les autres. Ou est-ce l'égalité de résultat, ce qui introduit une notion sociale de comparaison entre les personnes, de solidarité... de fraternité?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette ambiguïté du mot égalité prouve bien qu'il existe une tension profonde entre la liberté et la fraternité. Soit on fait ce qu'on veut, soit on est redevable aux autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce stade, il serait bon de rappeler que la liberté et la fraternité sont toutes deux également nécessaires à la vie en société. La liberté fait l'essence de l'être humain: agir pour améliorer sa condition et celle de sa famille. La fraternité permet de coopérer avec d'autres pour réaliser ensemble de plus grandes choses. Il est vain de vouloir sacrifier l'une à l'autre, car les êtres civilisés ont un égal besoin des deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;♦&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le malaise actuel vient de ce que les gens ne se sentent pas assez libres, et qu'ils n'ont pas assez envie d'être solidaires. En fait, ils vivent la solidarité forcée comme une négation de leur liberté. La liberté et la solidarité ne sont antithétiques que si l'on a pas librement choisi d'être solidaire, avec qui et dans quelle mesure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fraternité, la solidarité et l'égalité de résultat s'effectuent en pratique par le truchement d'une administration centralisée, un gouvernement qui est le médiateur obligé de toutes les relations sociales. Un individu ne peut pas avoir de relations directes avec les 60 millions d'autres individus qui partagent sa destinée, donc il entre en relation avec l'état. L'état lui distribue des avantages, prélève les impôts et impose des lois au nom du reste du peuple. Ce gouvernement si souvent critiqué ne fait que représenter les autres, ceux avec qui on a choisi de lier son destin. S'il y a crise, ce n'est peut-être pas le symptôme d'une insuffisance gouvernmentale, mais bien une crise de la relation sociale. La relation aux autres est subie de mauvais gré, voire imposée de force et non consentie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment cela se peut-il? Ne me dites pas que les Français aspirent à vivre comme des bêtes sauvages dans leur trou sans jamais se connecter aux autres. Ce n'est pas le principe général de la relation sociale qu'ils remettent en cause, mais la nature spécifique de la relation sociale qui leur est imposée. Comme le gouvernement n'est que l'émanation des citoyens, ça ne laisse qu'une possibilité logique: on veut bien lier son destin avec certaines personnes, mais pas celles-là. On veut avoir la liberté de choisir la liste des gens avec qui on échangera fraternité, solidarité et égalité de résultats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette manière d'interpréter la condition moderne est tout-à-fait révolutionnaire, mais d'une part c'est la seule explication logique, et d'autre part une fois qu'on l'a vue de nombreux faits incompréhensibles s'expliquent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, à chaque fois qu'un Français part à l'étranger, c'est bien qu'il veut lier son destin avec tous les résidents de son pays d'accueil, mais surtout pas avec ceux du pays où il est né. Et il y en a tellement qui font ce choix...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même en restant en France, l'animosité entre factions politiques est d'une virulence extrême. Par exemple, Jean-Marie Le Pen a recueilli 5 millions de voix, mais il y a au moins autant de Français qui vouent aux gémonies chacun de ses électeurs. Le même phénomène se produit de l'autre côté de l'échiquier politique. Ces gens-là ne veulent pas partager leur destin avec ceux de l'autre bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Général de Gaulle a dit: "Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ?" Le moment est peut-être venu d'admettre que la France est ingouvernable parce que les Français revendiquent la liberté de choisir la liste des gens avec qui ils seront solidaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et de quel droit leur supprimerait-on cette liberté?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;♦&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut appeler un chat un chat: le simple fait d'habiter à une certaine adresse impose une solidarité obligatoire avec une liste de gens qu'on ne connaît pratiquement pas, et qui n'ont pour point commun que d'avoir une adresse située dans la même zone géographique. Les frontières de cette zone sont arbitraires et ont été déterminées par les générations précédentes, hors du consentement de la génération présente. Elles l'ont d'ailleurs été au prix d'atroces violences commises contre ceux qui étaient de l'autre côté de la frontière. Est-ce ainsi qu'on doit vivre aujourd'hui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans n'importe quel autre domaine de la vie, cela constituerait une atteinte insupportable aux libertés les plus fondamentales. Est-ce qu'habiter en France impose d'avoir la religion catholique? De faire carrière dans la restauration? D'avoir deux enfants? Non, non et non. Alors pourquoi cela imposerait-il une solidarité forcée avec soixante millions de personnes que vous n'avez pas choisies, et dont une bonne proportion déteste vos choix de vie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contrat social est un contrat entre individus. Il est d'autant plus fort qu'on y consent, c'est-à-dire qu'on accepte la liste des cosignataires. Sinon on n'a qu'à résilier ce contrat et en passer un avec d'autres cosignataires. Je ne vois pas pourquoi cela impose de déménager. Quel rapport avec mon adresse postale? Il s'agit d'êtres humains en chair et en os, et je peux très bien choisir de partager le destin de gens qui vivent plus loin mais pas celui de mon voisin d'en face. C'est une question d'affinité. Sans liberté de choisir il n'y aura pas d'affinité, et sans affinité il n'y aura ni sentiment de solidarité, ni contrat social. Aucun contrat social n'a le droit de s'arroger le monopole d'un territoire donné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcer des gens qui n'ont aucune affinité entre eux à co-signer le même contrat social, juste pour une question d'adresse postale, c'est diabolique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-7892099733302257400?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/7892099733302257400/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=7892099733302257400' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7892099733302257400'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7892099733302257400'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/cosignataires-forcs.html' title='Cosignataires Forcés'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-2158199335391880136</id><published>2007-01-25T19:03:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:03:03.834+01:00</updated><title type='text'>Gouvernements Libres ou Anarchie?</title><content type='html'>Murray Rothbard, dans son &lt;a href="http://mises.org/story/2088#preface"&gt;introduction&lt;/a&gt; à la version anglaise de &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/de-la-production-de-la-scurit.html"&gt;La Production De Sécurité&lt;/a&gt;, note que cet article est la première exposition dans l'histoire humaine de ce qu'on appelle maintenant "anarcho-capitalisme", même si son auteur Gustave de Molinari n'utilise pas cette dénomination, et qu'elle l'aurait probablement mis mal &lt;span&gt;à l'aise&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on dit "anarcho" à une personne normale, ce mot évoque une société sans loi ni ordre où chacun fait ce qui lui plaît sans respecter les autres. Est-ce donc là ce que Gustave de Molinari appelait de ses vœux? Lui, l'économiste libéral fervent défenseur du droit de propriété? Sans doute pas. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lien entre Molinari et l'anarchie, s'il a une certaine validité logique, repose sur un subtil point de détail théorique qui échappe aux non-spécialistes et qu'il convient d'élucider ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gouvernement est une institution chapeautant un ensemble d'individus qu'on appellera ses ressortissants. Le gouvernement protège ses ressortissants des agressions commises contre leur vie et leur propriété. En plus de cette protection, il offre un service de réparation contre les agressions qu'il n'a su prévenir, et arbitre les disputes entre ses ressortissants. En cas de dispute entre ressortissants de deux gouvernements différents, les deux gouvernements s'entendent à leur niveau pour trouver une solution, puis font redescendre les résultats de l'arbitration auprès de leurs ressortissants respectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces services fort utiles ne sont pas fournis sans contrepartie. Ces contreparties sont de deux types différents. Premièrement, il y a l'obéissance aux contraintes imposées par le gouvernement. Le gouvernement publie une liste des comportements qu'il autorise et n'autorise pas de la part de ses ressortissants, et des punitions qu'il leur infligera en cas de violation de ces règles. En cas de conflit entre le gouvernement et un de ses ressortissants, c'est le gouvernement qui arbitre. Deuxièmement, il y a un coût financier qui doit être payé par le ressortissant à son gouvernement. Son montant est fixé par le gouvernement lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, un gouvernement peut offrir des services annexes qui sortent de ses fonctions centrales de protection et d'arbitration. Il peut même publier des règles imposant à ses ressortissants d'utiliser lesdits services annexes. On pense notamment aux services de santé, d'éducation et de caisse de retraite, mais il peut y en avoir autant que le gouvernement décide d'en rajouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu'ici, cette définition n'a absolument rien de surprenant. Elle devrait être acceptable par tous, de l'homme de la rue au plus érudit théoricien de la chose politique, qu'il soit étatiste ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant données toutes les prérogatives dont jouissent les gouvernements vis-à-vis de leurs ressortissants, l'une des questions les plus cruciales est: à quelles conditions puis-je m'affranchir de mon gouvernement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notons immédiatement que s'affranchir d'un gouvernement sans en rejoindre un autre n'est pas une option particulièrement viable. Elle reviendrait effectivement à se couper de la société des hommes et à vivre comme une bête sauvage dans son trou. Ce serait terriblement dangereux, car étant ainsi dénué de protection supérieure on ferait une cible parfaite pour tous les coups bas. Nous nous concentrerons donc sur la question la plus intéressante, qui est: à quelles conditions puis-je m'affranchir de mon gouvernement pour m'affilier à un autre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Levons immédiatement une ambiguïté: il ne s'agit pas ici de voter pour changer l'identité du chef du gouvernement. L'identité du chef (et de ses collaborateurs immédiats) n'est qu'une toute petite partie de ce qui rend un gouvernement attrayant ou non. Et de toute façon dans ce mode de décision collectif je n'ai qu'une chance infinitésimale d'être l'électeur-pivot qui fait basculer la majorité d'un camp à l'autre, à supposer que l'un des candidats dans la courte liste de ceux qui sont éligibles me plaise. En pratique c'est la majorité du reste des ressortissants qui m'impose l'identité du chef qu'elle préfère. Ce dont il s'agit ici est complètement différent: c'est de couper tout lien avec un gouvernement, ses agents et ses ressortissants afin de se lier avec un autre gouvernement, ses agents et ses ressortissants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici maintenant la distinction cruciale. Il existe deux types de gouvernement: 1) les gouvernements &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;libres&lt;/span&gt;; et 2) les gouvernements &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;monopolistiques&lt;/span&gt;. La différence entre les deux est qu'un gouvernement monopolistique exclut tous ses concurrents d'un territoire donné, donc si on veut en changer il faut déménager. Alors qu'un gouvernement libre accepte la compétition d'autres gouvernements sur le même territoire, donc on peut en changer sans déménager. C'est tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gouvernement monopolistique s'appelle un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;état&lt;/span&gt;. Quand Murray Rothbard se définit comme &lt;span style="font-style: italic;"&gt;anarcho&lt;/span&gt;-capitaliste, il veut dire qu'il est contre l'état, c'est-à-dire qu'il objecte à ce qu'un gouvernement devienne monopolistique. Il n'est absolument pas contre les gouvernements libres, bien au contraire! C'est d'ailleurs ce que l'épithète capitaliste suggère au lecteur averti, car du libre jeu du marché émergeront des structures complexes capables de répondre aux besoins de protection et d'arbitration émanant de la population... en d'autres mots, des gouvernements libres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement voilà, quand on dit "anarcho", l'homme de la rue comprend-il bien que Rothbard veut empêcher tout gouvernement libre d'imposer son monopole sur un territoire donné, ou fait-il l'erreur de croire que Rothbard est opposé à toute ce qui ressemble de près ou de loin à un gouvernement avec les contraintes afférentes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi, je m'exprime plus clairement: je prends fermement position en faveur des gouvernements, mais des gouvernements libres. Molinari et Rothbard ont la même position, quoiqu'ils l'expriment à leur manière. Mais les anarchistes qui sont contre toute forme de gouvernement, qui sont même contre un gouvernement se laissant concurrencer par d'autres gouvernements sur le même territoire, n'ont rien de commun avec nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je veux libérer les gouvernements du monopole territorial, pas les abattre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-2158199335391880136?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/2158199335391880136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=2158199335391880136' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/2158199335391880136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/2158199335391880136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/gouvernements-libres-ou-anarchie.html' title='Gouvernements Libres ou Anarchie?'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-8816692177760309127</id><published>2007-01-20T12:37:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:07:10.786+01:00</updated><title type='text'>Contrat Social</title><content type='html'>Il est toujours bon de relire les textes fondateurs des pensées ennemies. D'ailleurs j'ai relu récemment le Manifeste du Parti Communiste (1848) de Marx et Engels et je ne me suis pas ennuyé... Le problème de la France aujourd'hui, c'est qu'au nom du contrat social on a instauré un régime tyrannique où l'état et ses acolytes volent, briment et dégoûtent tous ceux qui ont envie de produire quelque chose. On nous soûle d'égalité, de solidarité citoyenne et autres billevesées, alors il faut remonter à la source de toutes ces idées malsaines, le fameux livre de Jean-Jacques Rousseau: &lt;a href="http://un2sg4.unige.ch/athena/rousseau/jjr_cont.html"&gt;Du Contrat Social&lt;/a&gt; (1762). &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai lu, et c'est à vous faire dresser les cheveux sur la tête. Selon &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Contrat_social"&gt;wikipedia&lt;/a&gt;, il est à la base de la conception française de la démocratie. On n'est pas sorti de l'auberge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée d'un contrat social, c'est que pour ne pas vivre comme un sauvage dans son trou, il faut accepter certains conventions dans ses relations aux autres. A priori, pourquoi pas: c'est vrai que les interactions avec d'autres hommes posent des problèmes que Robinson Crusoé seul sur son île ne connaissait pas, donc elles appellent des solutions spécifiques. Mais c'est quand Rousseau décrit les caractéristiques de ce contrat qu'on a envie de s'enfuir en courant ou de l'enfermer dans un asile de fous en compagnie du Marquis de Sade et d'Hannibal Lecter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par les bases. Livre I, Chapitre VI: Du Pacte Social. Rousseau analyse les clauses que le contrat social doit comporter.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Les clauses de ce contrat sont tellement déterminées par la nature de l'acte que la moindre modification les rendrait vaines et de nul effet.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Ça donne le ton: pas le droit de discuter! N'importe qui ne serait pas d'accord avec les clauses telles que Rousseau les énonce serait responsable du retour de l'humanité à l'âge des cavernes. Je n'ose imaginer le traitement que l'état serait "légitimement" amené à faire subir à un tel dissident. Pas vraiment ouvert d'esprit ni tolérant de la dissenssion, comme attitude... Alors quelles sont-elles, ces fameuses clauses que nul impudent ne saurait remettre en doute?&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Ces clauses bien entendues se réduisent toutes à une seule, savoir l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté. (Livre I, Chapitre VI)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale (Livre I, Chapitre VI)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque membre de la communauté se donne à elle au moment qu'elle se forme, tel qu'il se trouve actuellement, lui et toutes ses forces, dont les biens qu'il possède font partie. (Livre I, Chapitre IX)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'Etat à l'égard de ses membres est maître de tous leurs biens par le contrat social, qui dans l'Etat sert de base à tous les droits (Livre I, Chapitre IX)&lt;/blockquote&gt;C'est du communisme pur et dur! L'individu n'est rien, l'état est tout. Si on ne veut pas vivre comme un loup solitaire dans la forêt, il faut accepter d'être l'esclave de l'état. Je suis désolé, mais si c'est ça le contrat social, je ne veux pas le signer. Je ne veux pas non plus faire partie d'un pays qui fonde ses structures sur ce concept d'écrasement de l'homme. A mon avis, il existe des manières de gérer ses rapports avec les autres qui n'exigent pas un tel asservissement. L'axiome de non-agression, pour être précis. Les gens qui nous jettent le contrat social à la figure à tout bout de champ, ils savent que ça exige l'aliénation de tous les droits individuels? Si oui c'est des salauds, si non c'est des cons.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Afin donc que le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque refusera d'obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps: ce qui ne signifie autre chose sinon qu'on le forcera d'être libre&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Fantastique. On va forcer les gens à être libres. Car l'aliénation totale de chacun avec tous ses droits, c'est la liberté, bien sûr. Il fallait y penser. On croirait entendre la novlangue de Big Brother dans le roman 1984 de George Orwell. Quel génie en avance sur son temps, ce Rousseau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Livre II repart très fort. Chapitre I: la souveraineté de l'état sur ses citoyens est inaliénable. Chapitre II: la souveraineté de l'état est indivisible. Chapitre III: les décisions de l'état sont infaillibles. Chapitre IV: l'état est seul juge des bornes de son propre pouvoir souverain. On peut donc lui faire confiance pour ne pas en abuser... Ah oui, j'oubliais, il est infaillible. Chapitre V: l'état a droit de vie ou de mort sur ses sujets. C'est normal, il faut pouvoir punir les esclaves rebelles, sinon la maison sera mal tenue.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Autre difficulté qui mérite attention. Les sages qui veulent parler au vulgaire leur langage au lieu du sien n'en sauraient être entendus. Or il y a mille sortes d'idées qu'il est impossible de traduire dans la langue du peuple. Les vues trop générales et les objets trop éloignés sont également hors de sa portée&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Rousseau prend donc les gens pour des imbéciles. C'est vrai que pour gober les énormités qu'il profère, il vaut mieux avoir le cerveau en compote.&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Voilà ce qui força de tout temps les pères des nations à recourir à l'intervention du Ciel et d'honorer les dieux de leur propre sagesse, afin que les peuples, soumis aux lois de l'Etat comme à celles de la nature, et reconnaissant le même pouvoir dans la formation de l'homme et dans celle de la cité, obéissent avec liberté et portassent docilement le joug de la félicité publique.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;Obéir avec liberté et porter docilement le joug de la félicité publique. Beaux exemples supplémentaires de novlangue. La servitude, c'est la liberté. Ben voyons. La guerre, c'est pour la paix. Et puis quoi encore? Le vol, c'est l'égalité. Mais qu'on l'enferme dans sa camisole de force, ce type! Il est dangereux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en suis même pas au tiers du bouquin, mais pas la peine de continuer. Je pense qu'on a assez de preuves à charge dans le dossier. Le contrat social, c'est un piège à gogos. C'est le communisme le plus dur. Robespierre et Lénine, même combat. Relisez Soljenitsyne et Arthur Koestler si vous voulez voir où ça mène. Quant aux étatistes de tout crin qui s'abritent derrière le contrat social pour saigner la France aux quatre veines, honte à eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-8816692177760309127?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/8816692177760309127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=8816692177760309127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8816692177760309127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8816692177760309127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/contrat-social.html' title='Contrat Social'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-7994283316143768117</id><published>2007-01-10T21:11:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:34:30.395+01:00</updated><title type='text'>Contrainte</title><content type='html'>On rencontre souvent des gens équilibrés, paisibles et bien intentionnés qui, au détour d'une conversation anodine, expriment le souhait que l'état intervienne pour remédier à quelque problème. Par exemple, un ami peut très bien dire qu'il soutient la &lt;a href="http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/pages/06_propositions/06_05_propositions_.php?provenance="&gt;cinquième proposition&lt;/a&gt; du &lt;a href="http://www.pacte-ecologique-2007.org/nicolas-hulot/index.php"&gt;pacte écologique&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.fondation-nicolas-hulot.org/"&gt;Nicolas Hulot&lt;/a&gt; : promouvoir une grande politique nationale d'éducation et de sensibilisation à l'écologie et au développement durable. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit de changer les programmes éducatifs imposés à tous les enfants pour sacrifier certaines matières moins à la mode comme le français ou les mathématiques afin de faire place nette pour l'écologie. Nicolas Hulot veut aussi lancer de coûteuses campagnes de publicité afin de remodeler les désirs et les décisions des gens dans le sens écologique. Le tout sera financé par un budget ambitieux prélevé sur la richesse produite par les contribuables et géré par lui-même ou quelqu'un comme lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme est viscéralement hostile à toute tentative d'élargir le domaine d'action de l'état. Notons en passant qu'il s'agit toujours de l'élargir et jamais de le rétrécir: quel homme politique a jamais dit que si on vote pour lui, l'état arrêtera de s'occuper de tel ou tel domaine parce que ce n'est pas son rôle? Quel ministre a déjà fermé son ministère, licencié son personnel, vendu ses bâtiments et brûlé ses archives?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à nos moutons: que répondre à un ami qui soutient la proposition de Nicolas Hulot ? On peut nier la réalité scientifique de l'effet de serre, admettre qu'on se contrefiche du destin de la planète, ou bien dire que c'est jeter l'argent par les fenêtres parce que les Français &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/laction-humaine.html"&gt;n'en font qu'à leur tête&lt;/a&gt; de toute façon. Mais ça risque de ne pas être très bien reçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, comme le montre &lt;a href="http://freedomain.blogspot.com/2006/11/gun-in-room.html"&gt;Stefan Molyneux&lt;/a&gt;, la vraie réponse libérale est ailleurs. Elle est à la fois plus simple, plus universelle et plus élégante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si mon ami voulait payer de sa poche pour financer la proposition de Nicolas Hulot, soit. Mais ce n'est pas du tout ça qu'il veut. Il veut que moi, qui ne suis pas d'accord avec cette idée, je sois forcé de la financer sous peine de me faire tirer dessus par la police ou violer en prison. Vous avez déjà essayé de ne pas payer vos impôts parce que vous désapprouviez la manière dont ils sont dépensés, pour voir ce qui vous tombe dessus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soutenir la proposition de Nicolas Hulot, c'est valider l'usage de la contrainte étatique pour forcer les récalcitrants à financer une activité à laquelle ils sont opposés. Autant que mon ami dise qu'il voudrait sortir son revolver sur le champ et ponctionner mon argent lui-même pour le donner à Nicolas Hulot. Il le fait par personne interposée et avec un délai dans le temps, ce qui est plus lâche, mais ça donne exactement le même résultat. Est-ce ainsi que les amis se traitent entre eux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que notre ami aura pris conscience de la violente contrainte impliquée par son soutien à la proposition de Nicolas Hulot, espérons qu'il changera de refrain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-7994283316143768117?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/7994283316143768117/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=7994283316143768117' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7994283316143768117'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7994283316143768117'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/contrainte.html' title='Contrainte'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-7677224393625501710</id><published>2007-01-02T21:43:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T09:07:22.210+01:00</updated><title type='text'>Souveraineté</title><content type='html'>Les libéraux sont réputés être contre l'Etat. Ils veulent rogner son champ d'action, réduire son budget, et pestent contre ses abus de pouvoir. Quand je me décris comme anarcho-capitaliste, la racine grecque de "anarcho" implique la désintégration de l'Etat. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant la plupart des gens que nous connaissons aiment bien l'Etat. Ils n'aiment pas tout, certes, mais ils lui sont reconnaissants de nombre de services qu'il leur rend. Je connais beaucoup de fonctionnaires, et dans l'ensemble ils sont très sympa. Je dirais même que leur contribution personnelle n'est pas visiblement néfaste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pourquoi ce paradoxe? Une résolution possible est que l'Etat a de nombreuses facettes, et que les anarcho-capitalistes sont opposés à une facette, mais que les autres facettes sont toutes OK. En somme, si on conçoit l'Etat comme une vaste institution, les anarcho-capitalistes peuvent très bien contester un aspect précis de l'Etat, mais (parce qu'ils ne sont pas vraiment différents du commun des mortels) ne pas contester le reste. Alors il faut se demander parmi tous les agents de l'Etat, dans tout son budget et ses missions, quel est le pourcentage affecté à cette caractéristique qui irrite tant les libéraux, et quelle est la part du reste? Si ce pourcentage est faible, les libéraux ne nient pas l'Etat en bloc. Message plus facile à accepter, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est exactement ce qui se passe. Contrairement aux idées reçues, il n'existe qu'un seul aspect de l'Etat qui indispose les libéraux, et cet aspect consomme une petite fraction des ressources de l'Etat. Ce n'est pas dire qu'il est négligeable, mais dire que les libéraux ne sont pas du tout opposés à ce que la majorité des gens entendent par le mot "Etat".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet aspect unique que les libéraux contestent, c'est la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;souveraineté &lt;/span&gt;territoriale. N'importe quelle autre entreprise humaine exerce son champ d'action sur des individus. Une compagnie d'assurance vend ses polices d'assurance à des individus mais ne détient pas de monopole sur un territoire donné. L'implication nécessaire d'une institution focalisée sur des terres et non sur des individus est que les individus qui se trouvent sur ces terres y sont soumis sans y avoir consenti. C'est un bétail que l'on trimballe au gré des changements politiques, que l'on tond et qu'on châtie à l'envi. Les individus ne s'appartiennent plus: ils appartiennent à la terre et la terre appartient à l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En pratique, cela veut dire que l'Etat use de la force de ses policiers et soldats pour empêcher tout Etat concurrent de venir proposer ses services sur un territoire donné. La souveraineté est un monopole territorial. Or tout monopole imposé par la violence est &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;mauvais&lt;/span&gt;. On ne voit d'ailleurs pas comment l'Etat, qui est un soi-disant "contrat social" entre individus, peut logiquement être ancré dans des terres. D'autant plus qu'un individu peut acheter une parcelle de ces terres et qu'officiellement elle lui appartient. Si elle lui appartenait vraiment, pourquoi devrait-il obéir à la loi imposée par d'autres hommes s'il ne sort pas de la parcelle de terre qu'il leur a achetée? Et pourtant, essayez de vous droguer chez vous et vous serez vite envahis par le bras armé de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc uniquement le principe de souveraineté territoriale qui scandalise les libéraux. Les autres aspects de l'Etat, qui sont bien plus familiers, ne posent pas problème en eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, parmi tous les agents de l'état, lesquels préservent la souveraineté territoriale? Les soldats, les juges qui traitent des contentieux concernant des étrangers, les politiciens qui négocient avec les représentants d'autres Etats, le corps diplomatique. Je dirais 10% maximum. Les autres 90% des fonctionnaires et du budget n'ont rien à voir avec la préservation de la souveraineté territoriale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore, les soldats sont partiellement utiles quand il s'agit de tirer sur des envahisseurs qui viennent égorger nos fils et nos compagnes. Mais si des policiers belges voulaient installer un commissariat en France pour offrir, moyennant finances, leur protection aux Français qui veulent sortir des lois et des impôts français, ils se feront aussi tirer dessus. Suis-je le seul à voir que dans le premier cas ces soldats nous aident et dans le deuxième ils nous asservissent?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-7677224393625501710?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/7677224393625501710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=7677224393625501710' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7677224393625501710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7677224393625501710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/01/souverainet.html' title='Souveraineté'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-1065332202069327267</id><published>2006-12-31T11:27:00.000+01:00</published><updated>2007-07-06T14:53:24.518+01:00</updated><title type='text'>Présentation</title><content type='html'>Pour commencer mon blog j'ai écrit une série d'articles qui se suivent selon une progression logique pour exposer le cœur de mon système de pensée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; Vous pouvez lire le tout en cliquant ici:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/search?updated-min=2006-01-01T00%3A00%3A00%2B01%3A00&amp;updated-max=2007-01-01T00%3A00%3A00%2B01%3A00&amp;amp;max-results=22"&gt;&lt;br /&gt;La liberté en France&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça se lit du haut en bas, pas comme un blog normal mais comme un livre normal. Je l'ai aussi découpé en 2 parties qui peuvent se lire chacune son tour:&lt;br /&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_12_01_archive.html"&gt;Fondations du libéralisme&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_10_01_archive.html"&gt;Résoudre le problème de l'état&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;br /&gt;Après ce survol initial j'ai publié le reste comme un blog normal: sans classement logique contraignant, les articles les plus récents en haut. Bonne lecture!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-1065332202069327267?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1065332202069327267'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/1065332202069327267'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2007/05/prsentation.html' title='Présentation'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-5249197356294841765</id><published>2006-12-31T09:02:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:54:53.708+01:00</updated><title type='text'>Bonjour</title><content type='html'>&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voilà, je me lance. Premier article sur mon blog. J'ai des idées, des opinions qui dérangent. Je le sais, mes amis et mes collègues me le disent assez! Alors je vais les publier mon blog. J'ai besoin de trouver ma voix, mon ton, mon style. Mon rythme. Après, advienne que pourra. &lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;   &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je suis &lt;a href="http://www.quebecoislibre.org/philo1.htm"&gt;libertarien&lt;/a&gt;. Ou &lt;a href="http://www.amazon.fr/Anarcho-Capitalisme/lm/R3E42INGHESCVP"&gt;anarcho-capitaliste&lt;/a&gt;. En France, on peut dire aussi tout simplement et plus élégamment: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;libéral&lt;/span&gt;. Pas tendance Alain Madelin, tendance &lt;a href="http://www.dauphine.fr/CRJBS/membres.html"&gt;Pascal Salin&lt;/a&gt;. Vous le connaissez? Il a publié un livre-référence en 2000 aux éditions Odile Jacob intitulé: "&lt;a href="http://www.amazon.fr/Lib%C3%A9ralisme-Pascal-Salin/dp/2738108091"&gt;Libéralisme&lt;/a&gt;". Pour mémoire, c'est un ancien président du jury d'agrégation d'économie. Pas n'importe qui, donc. Aussi un ancien président de la société du &lt;a href="http://www.montpelerin.org/"&gt;Mont Pèlerin&lt;/a&gt;, qui est la société internationale d'intellectuels libéraux la plus prestigieuse du monde. Elle a été fondée en 1947 par Friedrich Hayek (&lt;a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/1974/press.html"&gt;prix Nobel d'économie 1974&lt;/a&gt;). &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ceci n'est pas un blog dédié à Pascal Salin. Son livre définit de manière correcte, moderne et française le terme libéralisme. C'est un grand mérite. Je le vois comme un point d'ancrage. Grâce à lui, je peux me définir comme libéral sans ambiguïté. Mais la pensée libérale contemporaine ne se réduit pas à un livre, ni un homme: elle est multiple, évolutive et très provocante.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ce n'est pas non plus un blog dédié à la société du Mont Pèlerin. Il faut savoir que le mentor de Hayek, le grand économiste Autrichien Ludwig von Mises, a claqué la porte de l'un des congrès en adressant à Milton Friedman (&lt;a href="http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/1976/"&gt;prix Nobel d'économie 1976&lt;/a&gt;) et aux autres participants l'insulte suprême: "Vous n'êtes qu'une bande de &lt;a href="http://www.liberalia.com/htm/hhh%5Fhayek%5Fdemocrate%5Fsocial.htm"&gt;socialistes&lt;/a&gt;!". Quand on sait ce que les socialistes pensent de Hayek, de Friedman, de la société du Mont Pèlerin et des libéraux en général, ça vaut son pesant de cacahuètes... Tout ça pour dire que même chez les libéraux il y a des courants. Personnellement je suis du côt&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; de Mises sur ce coup-l&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Finalement, ceci n'est pas un blog dédié à l'économie. La pensée libérale est une idéologie universelle qui recouvre tous les aspects de l'organisation sociale et de la condition humaine. Comme l'économie est un domaine qui ne pardonne pas les erreurs, c'est là que la supériorité à la fois morale et pratique du libéralisme est la plus éclatante. Mais, dans une certaine mesure, l'économie est la dimension la moins intéressante du libéralisme. La politique et la morale sont les dimensions les plus intéressantes, et les moins discutées. Mon blog leur est consacré. Et ça va décaper, parce que la politique et la morale, ça touche tout le monde et ça appuie là où ça fait mal...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Les articles de &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_11_01_archive.html"&gt;novembre&lt;/a&gt; constituent une introduction aux th&lt;span style="" lang="FR"&gt;è&lt;/span&gt;mes fondamentaux du lib&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;éralisme. Ils sont class&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;és selon une progression logique qui part de la &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/principes-du-libralisme.html"&gt;d&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/principes-du-libralisme.html"&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;éfinition du lib&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/principes-du-libralisme.html"&gt;éralisme&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;et aboutit à une analyse lib&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;érale des d&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;éfaut&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;s de la &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/dmocratie.html"&gt;d&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/dmocratie.html"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/dmocratie.html"&gt;mocratie&lt;/a&gt;. Les articles d'&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_10_01_archive.html"&gt;octobre&lt;/a&gt; appliquent ces principes lib&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;raux &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;à&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt; un&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;probl&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;è&lt;/span&gt;me &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;social ô combien d'actualit&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;. Ils sont class&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;és dans le même ordre de progression logique que ceux de novembre. Les articles de &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_12_01_archive.html"&gt;d&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_12_01_archive.html"&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006_12_01_archive.html"&gt;cembre&lt;/a&gt;, eux, ne sont pas class&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;s.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mon pseudonyme Gallatin vient du roman de science-fiction libertarien &lt;a href="http://www.lneilsmith.org/lns_tgd.html"&gt;The Gallatin Divergence&lt;/a&gt; par L. Neil Smith. Ce roman &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span id="fullpost"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;voque le&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; personnage historique réel Albert Gallatin, le Suisse qui fut l'un des plus proches collaborateurs de Thomas Jefferson. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-5249197356294841765?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/5249197356294841765/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5249197356294841765' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5249197356294841765'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5249197356294841765'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/premier-message.html' title='Bonjour'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-4447183665307388724</id><published>2006-12-30T18:45:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:55:18.457+01:00</updated><title type='text'>Libéralisme</title><content type='html'>J'ai extrait de Wikipedia une liste des principes du libéralisme qui résume assez fidèlement mes opinions. Il ne faut jamais laisser à nos adversaires le soin de le définir le libéralisme. Et puis je préfère jouer cartes sur table par respect pour les lecteurs. &lt;span class="fullpost"&gt; &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Définition&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le libéralisme est un courant philosophique qui repose sur l'idée que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne peut empiéter, qui sont le droit à la vie, la liberté et la propriété.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Auteurs&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Jean-Baptiste Say, Frédéric Bastiat, Charles Dunoyer, Gustave de Molinari, Ludwig von Mises, Friedrich Hayek, Murray Rothbard, Pascal Salin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Droits naturels&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le fondement de la pensée libérale est une théorie du droit selon laquelle chaque être humain est seul maître de lui-même et possède des droits fondamentaux et inaliénables qui découlent de sa simple existence et sont inhérents à la nature humaine. Ces droits sont: le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit à la propriété.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Du droit à la vie découlent le droit de légitime défense contre toute agression, le droit à la sûreté et le droit de résistance à l'oppression.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;La définition de la liberté individuelle la plus courante est celle de l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789: "La liberté consiste à&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. "&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;La liberté se traduit par le droit pour chacun d'agir comme il le décide pour poursuivre ses objectifs propres par ses moyens propres, d'échanger, de s'associer et de contracter librement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le droit de propriété est le droit pour chaque individu de disposer à sa guise du fruit de son activité et des richesses qu'il a créées ou acquises de façon légitime, ainsi que de s'approprier toute chose (par exemple l'espace qu'il occupe ou l'air qu'il respire) qui n'est pas déjà la propriété d'un autre individu. Ces droits ont un caractère universel. Ils sont applicables à tous les êtres humains, à tout moment et en tout lieu.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Un droit naturel se distingue d'un droit positif en ce que son exercice ne suppose rien quant à l'action d'autres personnes et qu'il ne découle pas d'une définition législative.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Personnalité, Liberté, Propriété [...] sont antérieures et supérieures à toute législation humaine.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;a href="http://bastiat.org/fr/la_loi.html"&gt;La loi&lt;/a&gt; (1850), de &lt;a href="http://bastiat.org/"&gt;Frédéric Bastiat&lt;/a&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ethique libérale&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;La morale libérale se résume à un seul précepte: " tu ne violeras pas les droits naturels d'un autre être humain ". Elle laisse chacun libre de choisir ses propres fins, ses propres moyens et sa propre morale, dans la mesure où il n'empêche pas les autres d'en faire autant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Réciproquement, ces droits impliquent des obligations qui forment le noyau d'une morale personnelle. Ils impliquent l'interdiction de toute agression contre l'intégrité de la personne, du meurtre, du vol et de l'esclavage sous toutes leurs formes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;À part cela, le libéralisme ne prescrit aucun comportement particulier au niveau individuel. Il considère que la morale et les religions sont hors de son domaine et se borne à interdire l'usage de la contrainte en matière religieuse ou morale, comme dans toutes les autres matières.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;La responsabilité, inséparable de la liberté et de la propriété, dit que chaque individu doit supporter les conséquences de ses actions, bonnes ou mauvaises. C'est une condition de la liberté: si autrui devenait responsable de nos actions, il devrait acquérir l'autorité pour nous imposer ses vues et donc restreindre notre liberté. C'est aussi une composante de la sûreté d'autrui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Le libéralisme n'est pas l'absence de règles de droits. Le droit est formé d'une part par les droits naturels de chacun, et d'autre part est le produit des contrats passé entre eux par les individus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aspect social&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Rien dans le libéralisme ne s'oppose aux actions collectives, à condition que les associations qui les entreprennent soient entièrement volontaires et n'exercent aucune contrainte ni sur leurs membres, qui doivent pouvoir les quitter librement, ni sur les autres individus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;Selon les projets auxquels il veut participer, chaque être humain peut appartenir à un nombre quelconque de communautés, chacune ne pouvant lui demander que ce qui est nécessaire à la réalisation de son objet particulier. La société libérale idéale n'est ni une juxtaposition d'individus égoïstes étrangers les uns aux autres, ni une juxtaposition de communautés séparées, mais plutôt un enchevêtrement d'associations volontaires de toutes natures à travers lesquelles chacun peut travailler aux fins qu'il se donne, en coopérant librement avec ceux qui partagent tel ou tel de ses idéaux.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aspect économique&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;Tout accord librement consenti ou ensemble d'échanges librement consentis augmente la satisfaction des participants telle que perçue par chacun d'entre eux, car s'il en était autrement, celui qui se sentirait lésé refuserait cet accord qui n'aurait donc pas lieu. La liberté d'échanger et d'entreprendre est vue à la fois comme un cas particulier du principe philosophique de liberté, donc un impératif moral qui s'impose indépendamment de ses conséquences, et comme un moyen qui conduit le plus probablement à la plus grande satisfaction générale.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-4447183665307388724?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/4447183665307388724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=4447183665307388724' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4447183665307388724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4447183665307388724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/principes-du-libralisme.html' title='Libéralisme'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-5601820422616413064</id><published>2006-12-29T22:44:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:55:33.467+01:00</updated><title type='text'>Avoir des convictions</title><content type='html'>Eh oui, je crois à quelque chose. Ce n'est pas à la mode ces temps-ci. Il est de bon ton de prôner un relativisme systématique. Toute croyance un peu robuste est représentée comme une sorte d'oppression intellectuelle. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, croire au principe qu'on ne doit plus croire en rien, c'est déjà une croyance en soi. Un peu contradictoire, non? Les vrais oppresseurs intellectuels sont ceux qui démolissent toutes les croyances des autres au nom de ce principe absolu. Je ne leur accorde donc aucune attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que le bien et le mal existent, le vrai et le faux, le juste et l'injuste. Je crois aussi qu'on peut les distinguer par l'exercice de la &lt;a href="http://www.hanshoppe.com/publications/Rationalis.pdf"&gt;raison&lt;/a&gt;, apprendre quelles actions mènent à l'un et à l'autre, et en convaincre ses voisins par l'exercice de la parole. Enfin je crois qu'il sera possible et nécessaire à terme d'ostraciser ceux qui refusent sciemment de se laisser convaincre, de les mettre hors-jeu, de les exclure aussi longtemps qu'ils persisteront dans leurs erreurs. Il est désagréable et dangereux de fréquenter le mal, le faux et l'injuste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'aspire à une certaine universalité, cela me contraint à croire en peu de choses. Il faut que ces choses s'appliquent tout autant à un Papou qu'à moi. Plus le programme est minimal, plus il sera à même de se diffuser. Il serait ridicule que j'essaie de convaincre tout le monde que le sexe des anges est masculin. Je me réduis donc à croire à quelques axiomes de base sur la condition et l'expérience humaine que les gens auront bien du mal à réfuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon approche est normative plutôt que positive. Le positivisme fonctionne bien dans les sciences de la nature, car la nature se prête à des expériences multiples et répétées. Ces expériences permettent de construire une théorie testable par d'autres expériences. Tôt ou tard, l'une de ces expériences réfutera la théorie. Alors il faudra en construire une nouvelle, et ainsi de suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les sciences sociales, humaines et morales, cette approche ne fonctionne pas. L'homme ne se prête pas à l'expérience parce qu'il a un libre-arbitre. Mettez-le dans la même situation deux fois de suite, et il peut très bien décider de réagir d'une certaine manière la première fois, et d'une manière complètement différente la seconde. Rien que pour vous embêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vouloir importer les méthodes positivistes dans les sciences humaines, c'est considérer les hommes comme des électrons. Il faut donc procéder de manière opposée et fonder une théorie normative précisément sur le fait que l'homme possède le libre-arbitre. Même les Papous seront d'accord qu'un être humain est capable de choisir délibérément ses actions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-5601820422616413064?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/5601820422616413064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5601820422616413064' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5601820422616413064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5601820422616413064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/jai-des-convictions.html' title='Avoir des convictions'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-6184421631365943744</id><published>2006-12-28T19:38:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:55:50.954+01:00</updated><title type='text'>Action humaine</title><content type='html'>&lt;span style="" lang="FR"&gt;La première phrase du chef d'œuvre de &lt;a href="http://www.mises.org/multimedia/images/MisesSuit.jpg"&gt;Ludwig von Mises&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://herve.dequengo.free.fr/Mises/AH/AH.htm"&gt;L'Action humaine&lt;/a&gt; (PUF, 1985), est d'une simplicité trompeuse. Cette petite phrase qui n'a l'air de rien suffit à fonder le seul système philosophique cohérent et réaliste. A première vue elle a l'air complètement évidente, et pourtant quand on y réfléchit bien la plupart de ce qu'on lit dans les journaux et qu'on entend à la télé est incompatible avec elle et donc faux.&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est: "L'action humaine est un comportement intentionnel."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'homme (au sens large, qui inclut la femme bien sûr...) est capable de prendre conscience de ses désirs, de formuler un objectif, de reconnaître son environnement, d'évaluer les moyens à sa disposition, de prendre une décision et d'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;agir&lt;/span&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le groupe &lt;a href="http://www.universalmusic.fr/servlet/FrontProductServlet?action=view&amp;amp;product_id=73145436282"&gt;Chagrin d'Amour&lt;/a&gt; l'a exprimé plus crûment dans le titre de sa chanson: "&lt;a href="http://www.amazon.fr/gp/music/clipserve/B00004VRKH001016/1/ref=mu_sam_ra001_016/171-9262001-3803402"&gt;Chacun fait c'qui lui plait&lt;/a&gt;".&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comme j'ai dit &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/jai-des-convictions.html"&gt;précédemment&lt;/a&gt;, c'est ce qui différencie l'homme de l'électron. C'est pour cela que tout système moral, social et politique doit se fonder sur le fait que l'homme exerce sa volonté librement en réponse aux conditions extérieures. Ignorer cette liberté de choix et d'action intrinsèque à la condition humaine, c'est ravaler l'homme au rang de la bête ou du robot sans conscience.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pourtant les politiciens le font sans vergogne tous les jours! Quand ils défendent n'importe quelle mesure démagogique, ils font exprès d'ignorer la seule question d'importance: comment les gens vont-ils y réagir et adapter leur comportement? L'impact direct, le seul qu'ils mettent en avant, sera minuscule par rapport à l'impact indirect dû au fait que les gens adapteront leur comportement aux nouvelles conditions.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Par exemple: si on relève le &lt;a href="http://projet.parti-socialiste.fr/tag/zoom-sur/zoom-sur-le-smic-a-1500-euros/"&gt;SMIC&lt;/a&gt; de 10%, les employeurs vont réagir en n'embauchant pas les débutants et les gens sous-qualifiés, ce qui augmentera inéluctablement le &lt;a href="http://www.hanshoppe.com/publications/Ingenieurs.pdf"&gt;chômage&lt;/a&gt;. Les employeurs sont des hommes comme les autres, et si ça coûte moins cher à leur entreprise de tourner en sous-capacité que de surpayer quelqu'un de peu productif, ils n'embaucheront personne. Nier ce fait, c'est nier la nature humaine.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ce problème fondamental de l'incitation a provoqué la chute de l'URSS et de tous les systèmes communistes totalitaires. Quand on confisque la production individuelle, l'individu produit le moins possible. Le seul moyen d'y remédier est de recourir à la violence à grande échelle. En comparant le taux de croissance de l'URSS au nombre de personnes exécutées par an, on voit une corrélation positive de plus de 90%. Ce fut tout aussi évident dans le secteur agricole: l'URSS était au bord de la famine quand toute la terre était collectivisée, et la production alimentaire a immédiatement doublé le jour où juste 5% des terres arables ont été ouvertes à la propriété privée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le marxisme-léninisme a fait l'erreur fondamentale d'attribuer à une classe sociale, en l'occurrence le prolétariat, une volonté d'agir qui est en fait le propre de l'individu. Cette erreur s'appelle anthropomorphisme. Désolé de rappeler une évidence, mais seul l'homme possède un cerveau qui commande à son corps d'agir. L'homme qui va dîner à la pizzeria du coin plutôt qu'au restaurant chinois, la femme qui choisit un homme plutôt qu'un autre pour être le père de ses enfants, quelqu'un qui décide de travailler dans la finance au lieu de l'aéronautique, c'est ça qui fait tourner le monde, ma chère dame... Une collectivité n'est ni plus ni moins que la juxtaposition de volontés individuelles souveraines.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;          &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ayant établi que la seule chose qui compte en ce bas monde est ce qui se passe dans la petite tête de l'homme au moment exact où il choisit une action plutôt qu'une autre ou qu'une inaction, comment progresser? En spécifiant ce qu'il doit choisir: un comportement généreux ou égoïste, matérialiste ou spirituel, émotionnel ou intellectuel, tourné vers l'immédiat ou le futur, frileux ou courageux, raffiné ou vulgaire, séduisant ou laid, frénétique ou léthargique? Que nenni! Ce serait gravement attenter à sa liberté de choix que de fourrer notre nez là-dedans... C'est précisément ce qui fait la beauté et l'universalité de la vision lib&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;rale que nous admettons tous ces choix sans en juger aucun. Certains seront généreux et d'autres seront égoïstes, le même homme pourra être matérialiste un jour et spirituel le lendemain, et ainsi de suite. La reine d'Angleterre &lt;a href="http://www.luminarium.org/renlit/ermine.jpg"&gt;Elisabeth I&lt;/a&gt; a dit fort sagement qu'il ne fallait pas "ouvrir les fenêtres de l'âme des hommes".&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;Alors que faire? La seule tâche qui reste est de caractériser les conditions de l'exercice de cette liberté. Par exemple, quels moyens un homme peut-il&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt; employer pour agir? A priori, il peut utiliser tout ce qui est à sa disposition, c'est-à-dire tout ce qu'il possède. Mais un homme a-t-il le droit d'utiliser les outils appartenant à un autre? Et après que l'action d'un homme a produit certains fruits, à qui appartiennent-ils? Tout ceci ouvre la question cruciale de la propriété privée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-6184421631365943744?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/6184421631365943744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=6184421631365943744' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6184421631365943744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/6184421631365943744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/laction-humaine.html' title='Action humaine'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-8777432369599308640</id><published>2006-12-27T20:54:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:56:08.026+01:00</updated><title type='text'>Propriété privée</title><content type='html'>La nature de l'homme est d'être libre de choisir ses actions suivant les objectifs qu'il se donne et les conditions extérieures. Mais cette notion de liberté est complètement abstraite, voire inutile, si l'on ne précise pas quels moyens il peut employer à cette fin.&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le libéralisme implique-t-il que chacun est libre de faire n'importe quoi? Non, sauf si on est seul sur une île déserte. Dans le monde réel, tout le monde ne pourrait pas être libres de faire n'importe quoi en même temps, sinon ça provoquerait des contradictions. Si monsieur A veut blesser monsieur B et que monsieur B veut garder son corps intact, ils ne peuvent pas réussir tous les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc essentiel de savoir où s'arrête le champ d'action de la liberté d'un homme donné et où commence celle de son voisin. Cette frontière définit la propriété privée de monsieur A par opposition à celle de monsieur B. Monsieur A est complètement libre de faire ce qu'il veut avec sa propriété privée, à condition qu'il n'empiète pas sur celle de monsieur B. Et vice-versa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premièrement, un homme possède son propre corps. Sinon il serait esclave, et non libre. Cela semble évident, et pourtant ce premier principe est bafoué tous les jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un homme veut injecter des drogues dans son corps, ça ne regarde que lui, puisqu'il possède son corps. Les libéraux demandent donc la légalisation immédiate de toutes les drogues. Ceci aurait pour conséquence heureuse de stopper les activités criminelles liées au trafic de drogue, et les revenus que les mafias tirent de ce trafic. Par exemple, il existe &lt;a href="http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/chercherZUS.htm"&gt;751 cités&lt;/a&gt; d'immigrés en France où les trafiquants de drogue usent de leur argent, leur force et leur autorité pour empêcher les services de sécurité de pénétrer et de protéger les honnêtes gens. Ce phénomène disparaîtra complètement quand on achètera de la &lt;a href="http://www.drogues.gouv.fr/article3043.html"&gt;cocaïne&lt;/a&gt; au supermarché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout aussi important, cela retirerait aux gouvernements leur meilleure excuse pour s'immiscer dans les affaires financières des gens normaux. En effet, la plupart des lois récentes entravant les mouvements internationaux de capitaux sont ostensiblement justifiées au nom de la lutte contre le &lt;a href="http://www.assemblee-nationale.fr/11/dossiers/blanchiment.asp"&gt;blanchiment&lt;/a&gt; de l'argent de la drogue, alors qu'en réalité elles visent à empêcher les honnêtes gens de protéger l'argent acquis à la sueur de leur front contre les tentatives de prédation gouvernementale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxièmement, un homme possède le fruit de son labeur, créé par l'exercice de son corps, cerveau inclus. C'est pourquoi les soi-disant politiques de redistribution de la richesse sont vides de sens. Comme toute richesse a forcément été créée par quelqu'un, elle lui appartient. Il n'existe pas de richesse «détachée de son créateur» à redistribuer. Ce cas particulier illustre une maxime plus générale: &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la politique est l'art de spolier les producteurs&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisièmement, un homme peut acquérir les ressources qui n'appartenaient à personne en y mélangeant son labeur. Aux premiers temps de l'agriculture, si vous défrichiez un terrain vierge, y installiez votre ferme et y plantiez des &lt;a href="http://www.aujardin.info/trucs/trucs_poireau.php"&gt;poireaux&lt;/a&gt;, alors le terrain vous appartenait. Dans la vie moderne, cet exemple agricole n'est plus aussi pertinent, mais le principe demeure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatrièmement, tout homme possède les biens qu'il a acquis par l'échange librement consenti avec d'autres. Un cas particulier est quand l'un des deux biens échangés est une certaine quantité de monnaie, auquel cas on parle d'achat ou de vente, et non de troc. Un autre cas particulier est quand on échange un bien contre un service, ou un service contre un autre. Un dernier cas particulier est quand on échange un bien ou un service contre rien du tout, auquel cas on parle de don. Tant que les deux parties impliquées dans l'échange sont consentantes, il n'y a rien à redire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette théorie de la propriété privée est due au grand penseur des lumières &lt;a href="http://www.memo.fr/Dossier.asp?ID=398"&gt;John Locke&lt;/a&gt; (Second traité sur le gouvernement, 1690), que Voltaire a découvert et apprécié lors de son exil forcé en Angleterre. Elle est universelle et même les enfants de 3 ans la comprennent instinctivement. On l'appelle généralement la théorie des droits naturels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette théorie permet de délimiter clairement ce qui est acceptable dans les relations sociales de ce qui ne l'est pas. Monsieur A est libre de faire tout ce qu'il veut avec ce qui lui appartient, à condition qu'il n'empiète pas sur la propriété de Monsieur B sans son consentement. Pour revenir à l'exemple du départ, Monsieur A n'a pas le droit de blesser Monsieur B à moins que ce dernier ne l'y ait préalablement invité. Néanmoins, au Royaume-Uni, même si Monsieur B demande à Monsieur A de le blesser (mettons qu'il soit masochiste), le juge les flanquera tous les deux en taule!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Violer les droits naturels est l'activité favorite de l'état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-8777432369599308640?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/8777432369599308640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=8777432369599308640' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8777432369599308640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/8777432369599308640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/proprit-prive.html' title='Propriété privée'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-5849631527029371462</id><published>2006-12-26T19:09:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:56:22.968+01:00</updated><title type='text'>Axiome de non-agression</title><content type='html'>Avoir clairement défini la notion de propriété privée nous permet d'énoncer l'axiome de non-agression tel qu'il fut popularisé par le philosophe libertarien &lt;a href="http://www.philo5.com/Les%20vrais%20penseurs/20%20-%20Murray%20Rothbard.htm"&gt;Murray Rothbard&lt;/a&gt; dans son livre &lt;a href="http://www.mises.org/rothbard/foranewlb.pdf"&gt;Pour une nouvelle liberté: le manifeste libertarien&lt;/a&gt; (1973). &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;blockquote&gt;Aucun individu ni groupe d’individus n’a le droit d’agresser quelqu’un en portant atteinte à sa personne ou à sa propriété. On peut appeler cela « axiome de non-agression », « agression » étant défini comme prendre l’initiative d’utiliser la violence physique (ou de menacer de l’utiliser) à l’encontre d’une autre personne ou de sa propriété. Agression est donc synonyme d’invasion, d’intrusion.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;Pour être réaliste, il faut ajouter que la menace immédiate et tangible d'une agression constitue elle-même une agression. Pointer un revolver chargé sur la tête de quelqu'un en lui disant qu'on va tirer constitue une agression même avant que la balle ne jaillisse du canon. Par contre, simplement se balader dans la rue avec un revolver visible à la ceinture ne constitue pas une menace en soi: c'est une mesure de précaution élémentaire contre le risque d'une attaque inattendue. Les libéraux sont bien sûr favorables au port d'armes. On ne peut être vraiment libre que si chacun stocke en permanence chez lui un &lt;a href="http://swissarms2.ath.cx/index.php?id=31&amp;amp;L=0"&gt;fusil d'assaut&lt;/a&gt; et une caisse de munitions comme en &lt;a href="http://www.vbs-ddps.ch/internet/groupgst/fr/home/generalstab/armxxi/armeeleitbild/ausbildung"&gt;Suisse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois que quelqu'un s'est rendu coupable d'agression, sa victime a le droit d'utiliser la violence pour le neutraliser, réparer les dégâts et extraire une compensation proportionnée à l'agression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par exemple, si je vois Pierre mettre la main dans la poche de Paul dans la rue, lui subtiliser son portefeuille et partir avec, je ne peux pas savoir a priori qui est l'agresseur et qui est la victime. Peut-être ce portefeuille appartenait-il à Pierre et ce dernier ne faisait-il que récupérer le bien volé par Paul la veille? Donc le vol et la violence peuvent être justifiés ou pas, suivant qu'ils constituent une initiation ou une réparation. C'est pour cela que l'axiome de non-agression dépend si intimement de la définition correcte des droits de propriété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même après que les dommages sont réparés, la victime peut continuer à user de la violence légitime pour extraire une compensation à condition que celle-ci soit proportionnelle à l'offense. Si un adolescent vient chez vous et crache son chewing­-gum par terre, vous pouvez le lui faire nettoyer (réparation). Comme compensation proportionnée, vous pouvez en plus le forcer à descendre la poubelle de la cuisine dans le vide-ordure, mais pas lui briser les os d'un doigt à coups de marteau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passer un contrat ou accord avec quelqu'un puis, le moment venu, ne pas respecter sa part du marché constitue du vol, c'est-à-dire l'initiation d'une agression contre la propriété privée de l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Affecter la valeur de la propriété de quelqu'un sans intrusion physique sur sa propriété privée ne constitue pas une agression. Si j'ouvre une boulangerie qui vend du meilleur pain que le vieux boulanger du coin et que tous ses clients le désertent, je ne lui ai pas volé son fonds de commerce. Si quinze bordels s'ouvrent dans ma rue et que mon quartier acquiert une réputation un peu olé-olé, cela affectera sans doute négativement la valeur de revente de ma maison familiale, mais cela ne constituera pas une agression me donnant droit à réparation et compensation. Profitons-en pour noter au passage que les libéraux ne sont pas plus opposés à la prostitution qu'à n'importe quel autre échange entre parties consentantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre la plupart des activités de l'état violent l'axiome de non-agression. L'impôt, par exemple, est un vol initié avec le soutien de la force publique (juges, gendarmes et prisons). Le service militaire obligatoire, même en temps de guerre, est de l'esclavage. Les policiers qui font appliquer les lois contre la consommation de drogue, le port d'armes et la prostitution sont autant d'agresseurs impunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt énoncé l'axiome de non-agression se pose la question des arrangements les mieux à même de le faire respecter à moindre coût (en ressources, en temps, en sang). Ne soyons pas naïfs, la nature humaine n'est pas complètement innocente: il peut sembler à certains plus tentant de voler les biens produits par leurs voisins que de faire l'effort de les produire eux-mêmes. Mais il devrait commencer à être évident que l'état, qui se présente hypocritement comme garant de l'ordre et de la justice, est en fait la pire des institutions imaginables pour faire respecter l'axiome de non-agression.&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-5849631527029371462?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/5849631527029371462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=5849631527029371462' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5849631527029371462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/5849631527029371462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/axiome-de-non-agression.html' title='Axiome de non-agression'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-4740970561463643964</id><published>2006-12-25T19:27:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:56:41.792+01:00</updated><title type='text'>L'état</title><content type='html'>&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/principes-du-libralisme.html"&gt;libéraux&lt;/a&gt; classiques de l'école française du XIXème siècle pensaient que les seules fonctions de l'état étaient: 1) de garantir les droits de &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/proprit-prive.html"&gt;propriété&lt;/a&gt;, c'est-à-dire la liberté pour chacun de faire &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/11/laction-humaine.html"&gt;ce qui lui plaît&lt;/a&gt; tant qu'il n'empiète pas sur son voisin, et 2) de faire respecter &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/axiome-de-non-agression.html"&gt;l'axiome de non-agression&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pour un temps l'état s'est peu ou prou cantonné à ce rôle, surtout aux Etats-Unis jusqu'à la guerre de sécession (1861) et en Angleterre jusqu'à la première guerre mondiale (1914). Même en France, sous la Restauration le gouvernement Dessolle de 1819 était constitué exclusivement de ministres libéraux. L'on pensait alors qu'une certaine tradition conservatrice, la séparation des pouvoirs et la peur de la tyrannie suffiraient à confiner l'état dans son rôle de "veilleur de nuit".&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Un seul coup d'œil à la situation actuelle prouve combien cet espoir fut vain. L'état est partout. Les états ont tué plus de &lt;a href="http://www.hawaii.edu/powerkills/NOTE1.HTM"&gt;140 millions&lt;/a&gt; de leurs propres citoyens au XXème siècle, hors guerres mondiales. L'état détourne plus de  &lt;a href="http://www.debat2007.fr/index.php?id=367"&gt;50%&lt;/a&gt; de la richesse produite annuellement par ses sujets, contre moins de 10% au XIXème siècle. Ronald Reagan a bien résumé la philosophie de l'état moderne:&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue de bouger, régulez-le. Si ça arrête de bouger, subventionnez-le.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le pire c'est que les gens trouvent ça normal. Pas étonnant quand on sait que les enfants apprennent le concept de liberté dans des écoles qui appartiennent à l'état ou dont le programme est écrit par l'état: le lavage de cerveau est total.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;  &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les &lt;a href="http://www.liberalia.com/htm/hhh%5F%E9lites%5Fnaturelles.htm"&gt;producteurs d'idées&lt;/a&gt;, enseignants et professeurs d'université, mais aussi journalistes, vedettes de la télé et de la radio, artistes, soi-disant experts et commentateurs, écrivains, sont globalement en cheville avec l'état pour contrôler la pensée de la masse. Ils font semblant de s'affronter ostensiblement, de se déchirer sur des points de détail, pour mieux masquer une connivence de fond sur la nécessité, la noblesse et la genérosité du rôle de l'état. C'est exactement comme le clergé de l'Ancien Régime qui répétait à la populace que le monarque régnait de droit divin. C'est pour cela qu'ils exècrent le libéralisme, qu'ils le vilipendent, le déforment et le détournent: la seule chose qui leur fait vraiment peur, ce serait que les gens apprennent à penser par eux-mêmes et à réclamer leur liberté confisquée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La condition de l'homme moderne est celle des prisonniers dans &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/All%C3%A9gorie_de_la_caverne"&gt;l'allégorie de la caverne&lt;/a&gt; de Platon. Le lib&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;ral est celui qui a r&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;ussi le premier &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; se d&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;tacher de ses chaînes.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment en est-on arrivé là ? Les libéraux classiques ont fait une erreur fatale, celle de croire que le meilleur arrangement pour faire respecter la liberté, la propriété et l'axiome de non-agression est de confier cette mission à l'état. En fait c'est le pire des arrangements.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En effet l'état est une agence définie par deux caractéristiques. Premièrement, l'état détient le monopole de la décision ultime (juridiction) sur un territoire donné, monopole qu'il fait respecter par la force. C'est-à-dire qu'il est l'arbitre ultime dans chaque conflit, y compris les conflits où il est partie prenante. Deuxièmement, l'état détient le monopole territorial de la taxation. C'est-à-dire qu'il fixe de manière unilatérale le prix que les citoyens doivent payer pour la production de la loi et de l'ordre.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De manière prévisible, si on ne peut faire appel qu'à l'état pour obtenir justice, la justice sera systématiquement biaisée en faveur de l'état. Au lieu de résoudre les conflits, l'agence qui détient le monopole de la décision ultime provoquera des conflits afin de les régler en sa faveur. Pire, alors que la qualité de la justice baissera du fait de cette situation de monopole, son prix augmentera. Motivés comme tout le monde par leur intérêt propre mais doués du pouvoir de taxer, le but des agents de l'état est toujours le même: maximiser leurs revenus et minimiser l'effort productif.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(Par parenth&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;se, la notion que les agents de l'état sont motivés par leur intérêt propre comme tous les autres agents économiques est devenue tellement indiscutable que le prix Nobel d'économie 1986 a récompensé James Buchanan, le fondateur de la théorie des "choix publics" qui est toute entière basée sur cette notion. En France il suffit de voir les syndicats des services publics manifester pour extorquer toujours plus d'argent et d'avantages aux contribuables, souvent en prenant en otage ces mêmes contribuables qui sont aussi utilisateurs des transports en commun, pour s'en rendre compte.)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Interdire aux gens de se fournir chez un concurrent permet de fixer un prix supérieur à la valeur du service rendu, donc c'est du vol. Il ne fallait pas demander à ce voleur qu'est l'état de garantir vos droits de propriété...&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De même, détenir le monopole territorial de l'usage de la force permet de rentrer par effraction chez les gens sous toutes sortes de prétextes (lutte contre la prostitution, la possession de drogue, d'armes à feu), donc c'est une agression. Il ne fallait pas demander à cet agresseur qu'est l'état de faire respecter l'axiome de non-agression...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il était inévitable que l'état ne se cantonne pas dans son rôle de "veilleur de nuit" bien longtemps. Il a utilisé les pouvoirs qu'on lui avait confiés pour voler et asservir ceux-là même qui lui avaient confié ces pouvoirs.&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette démonstration a été avancée pour la première fois par le plus lucide et le plus cohérent des libéraux classiques, &lt;a href="http://www.institutmolinari.org/molinari.htm"&gt;Gustave de Molinari&lt;/a&gt;, dans les &lt;a href="http://www.liberalisme.free.fr/Gustave%20de%20Molinari%20-%20Les%20soir%E9es%20de%20la%20rue%20Saint-Lazare.pdf"&gt;Soirées de la rue Saint-Lazare&lt;/a&gt; (1849), plus précisément dans sa "Onzième Soirée". Malheureusement son œuvre visionnaire n'a pas eu l'impact politique qu'elle méritait. Il a fallu attendre les années 1970 pour qu'elle soit reprise et développée par certains économistes de l'&lt;a href="http://www.hanshoppe.com/publications/autrichienne.htm"&gt;école autrichienne&lt;/a&gt;, là encore les plus lucides et les plus cohérents. Un exemple récent est le dernier &lt;a href="http://www.lewrockwell.com/hoppe/hoppe17.html"&gt;article&lt;/a&gt; de Hans-Hermann Hoppe fustigeant l'intervention américaine en Irak, bel exemple d'une démocratie causant la mort de &lt;a href="http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=8015"&gt;655 000&lt;/a&gt; personnes qui ne l'avaient pas préalablement agressée ni directement menacée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En somme, les bâtiments publics sont les casernes d'une armée d'occupation qui passait par là et qui, au lieu de continuer son chemin pour aller piller les producteurs d'à-côté comme le faisaient jadis les tribus de guerriers nomades, a trouvé plus confortable de s'installer sur place pour piller le même groupe de producteurs jusqu'à la fin des temps. On appelle ça la th&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;orie du "&lt;a href="http://www.catallaxia.org/article.php?sid=607"&gt;bandit stationnaire&lt;/a&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est assez évident dans le cas de la conquête brutale d'un état par une bande d'envahisseurs. Un seul coup d'œil à la &lt;a href="http://www.citynoise.org/upload/4737.jpg"&gt;Tour de Londres&lt;/a&gt; bâtie par Guillaume le Conquérant pour exploiter sa victoire d'Hastings (1066) suffit pour s'en convaincre. Dans le cas d'un état démocratique moderne, c'est exactement pareil.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-4740970561463643964?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/4740970561463643964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=4740970561463643964' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4740970561463643964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/4740970561463643964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/ltat.html' title='L&apos;état'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-275756174821638351</id><published>2006-12-24T22:02:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:56:57.884+01:00</updated><title type='text'>Démocratie</title><content type='html'>Tant qu'il y aura un état, celui-ci abusera de sa force. Que ses dirigeants soient choisis héréditairement comme en monarchie, par vote comme en démocratie, ou même par tirage au sort n'y change strictement rien. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tant est que le mode de désignation de ceux à la tête de l'état puisse influer sur le caractère plus ou moins nocif de cet état, le mode démocratique est particulièrement déviant et dégénéré, comme le pensaient déjà &lt;a href="http://sergecar.club.fr/textes/aristot7.htm"&gt;Aristote&lt;/a&gt; et les révolutionnaires américains signataires de la déclaration d'indépendance de 1776.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La référence absolue dans ce domaine est l'excellent livre de &lt;a href="http://www.hanshoppe.com/"&gt;Hans-Hermann Hoppe&lt;/a&gt; intitulé &lt;a href="http://www.hanshoppe.com/publications.php#democracy"&gt;Democracy : The God that Failed (2001)&lt;/a&gt; qui a été traduit en allemand, polonais, italien, coréen et espagnol, mais malheureusement pas encore en français. On ne saurait trop le recommander, c'est un livre qui ouvre les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des problèmes majeurs en démocratie est que chacun peut avoir une chance d'entrer dans l'appareil d'état, soit en passant un concours de fonctionnaire, soit en se présentant à une élection. Cette caractéristique affaiblit considérablement la résistance naturelle des individus contre l'accroissement du pouvoir de l'état à leurs dépens, car ils se disent qu'eux aussi (ou leurs enfants) pourront peut-être un jour passer du bon côté de la barrière pour en profiter. Quand le roi envoyait ses collecteurs d'impôts cela donnait souvent lieu à des émeutes, parce qu'on percevait bien la différence entre la &lt;a href="http://www.hanshoppe.com/publications/Classe.pdf"&gt;classe&lt;/a&gt; des exploiteurs et celle des exploités, mais maintenant cette perception est brouillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre implication est que ce processus de recrutement ouvert dans l'appareil étatique permet de sélectionner scientifiquement parmi un large éventail de candidats les moins scrupuleux, les plus adeptes à manipuler les foules et à leur faire avaler n'importe quelle couleuvre. Plus un roi était incompétent et plus ses sujets étaient ingouvernables donc libres, et par accident génétique il y eut beaucoup de rois incompétents. Mais un président de la république élu à l'issue d'une compétition impitoyable ne peut être qu'extrêmement habile dans l'art de tondre les moutons-contribuables sans que ces derniers ne renâclent trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, les échéances régulières de mandat font que les dirigeants des pays démocratiques ont forcément une courte vue. Ils ne peuvent pas léguer le pays à leur fils, contrairement aux rois, donc n'ont aucun intérêt à l'améliorer pour le long terme. Au contraire, à chaque occasion de sacrifier les perspectives de long terme d'un pays pour leur intérêt personnel immédiat, ils le feront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toute façon il n'y a rien de magique dans la notion de majorité: le fait que 50,1 % des votants choisissent un candidat ne leur donne pas le droit de l'imposer aux autres 49,9%. Les hommes politiques eux-mêmes le savent bien, puisqu'à l'échelon de l'union européenne tout affaiblissement de la règle de l'unanimité est qualifié d'atteinte à la souveraineté nationale: c'est le droit pour une coalition de pays étrangers d'imposer à la France une mesure à laquelle elle ne consent. Cela prouve bien que la démocratie n'est rien d'autre que la &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;tyrannie de la majorit&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;é&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus il faut souligner que cette majorité artificielle n'est atteinte qu'en limitant les choix des électeurs: si on comptait les abstentionnistes et si on laissait tous les candidats en lice, personne ne récolterait plus de 10%. Même parmi ces 10%, il y aura très peu d'électeurs qui seront d'accord avec toutes les mesures prises par le président durant son quinquennat. Ça fait beaucoup de cocus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une caractéristique particulièrement scandaleuse du suffrage universel est que ceux qui vivent du budget de l'état (fonctionnaires, élus, RMIstes et chefs de grosses entreprises recevant des subventions publiques) ont le droit de voter pour choisir le montant du budget de l'état. Chaque être humain agissant pour son intérêt tel qu'il le voit, ils vont avoir systématiquement tendance à voter pour augmenter la taille du budget, puisqu'ils y puisent plus qu'ils n'y versent. C'est comme si dans une ruelle mal famée à la tombée de la nuit deux bandits et une victime votaient démocratiquement à la majorité pour déterminer le montant et la direction de la redistribution à effectuer. Ce vote ne saurait maquiller le fait que c'est du vol pur et simple. La moindre des choses, donc, serait de supprimer immédiatement le droit de vote aux fonctionnaires et à tous ceux qui puisent dans le trésor public plus qu'ils n'y versent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le système actuel n'est d'ailleurs qu'un succédané de démocratie car il refuse au nom de la souveraineté nationale le premier des droits démocratiques: celui de faire sécession. Si une communauté territoriale de quelque taille que ce soit (région, département, commune, pâté de maisons) votait démocratiquement pour se séparer de la France, et prenait des mesures pratiques pour mettre en œuvre cette nouvelle indépendance, la France enverrait ses chars d'assaut. Alors qui détient vraiment le pouvoir, les Français ou la clique qui les gouverne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de la République Française en 1792, le suffrage censitaire garantissait un minimum de rationalité au processus politique. Quand seuls ceux qui possèdent des maisons et des terrains (dont ils ne veulent pas voir la valeur chuter) et qui paient l'impôt élisent les gouvernants, ces derniers auront moins tendance à faire n'importe quoi. Mais une fois le virus de la démocratie injecté, il se propage par le mécanisme suivant: tout homme politique ambitieux a intérêt à se faire le champion de l'extension du droit de vote, car les nouveaux votants qu'il aura inclus lui seront reconnaissants et devraient voter pour lui. A terme, tout le monde pourra voter, même ceux qui n'ont aucune raison de mettre leur bulletin de vote au service de l'intérêt général. Hans-Hermann Hoppe l'illustre brillamment dans son article intitulé &lt;a href="http://lemennicier.bwm-mediasoft.com/article.php?ID=107&amp;amp;limba=fr"&gt;A bas la démocratie&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Imaginez qu'aux États-Unis on étende le droit de vote aux enfants de sept ans. Le gouvernement ne serait peut-être pas composé d'enfants, mais ses politiques, selon toute probabilité, refléteraient le "souci légitime" des enfants de disposer d'un accès "suffisant" voire "égal" à des hamburgers, des limonades et des vidéocassettes "gratuits".&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;C'est ainsi qu'après 1792 on a rabaissé le critère d'impôt minimum à payer pour avoir le droit de vote, puis on l'a étendu à tous les hommes, puis à toutes les femmes, et que Valéry Giscard d'Estaing a réduit l'âge minimum de 21 ans à 18 ans. Et au fil du temps tous ces "progrès" ont inévitablement accentué la propension de l'état à accaparer et redistribuer la richesse créée par les producteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-275756174821638351?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/275756174821638351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=275756174821638351' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/275756174821638351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/275756174821638351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/dmocratie.html' title='Démocratie'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-7640399120582044461</id><published>2006-12-23T19:58:00.000+01:00</published><updated>2007-07-06T10:34:50.580+01:00</updated><title type='text'>Redistribution</title><content type='html'>Une des caractéristiques les plus funestes de la démocratie est sa tendance inéluctable à redistribuer les richesses de ceux qui les ont produites vers ceux qui ne les ont pas produites. Comme je l'ai déjà noté, un seul mot décrit correctement ce phénomène: c'est le mot "vol". &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès l'antiquité, la raison pour laquelle Aristote voyait dans la démocratie une forme de gouvernement déviant et dégénéré est parce qu'elle a pour but le seul intérêt des pauvres au détriment de l'intérêt général de la société toute entière. Par exemple le taux d'imposition progressif, où les riches paient un plus gros pourcentage de leurs revenus que les pauvres, était une idée révolutionnaire avancée par Karl Marx et Friedrich Engels dans le &lt;a href="http://www.marx.org/francais/marx/works/1847/00/kmfe18470000.htm"&gt;Manifeste du Parti communiste&lt;/a&gt; de 1847 - maintenant c'est banal. Il est fascinant de voir comment cette redistribution qu'on savait bien être du vol il y a un siècle et demi est aujourd'hui considérée comme acceptable par les bien-pensants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le problème moral, je m'insurge contre cette manie redistributrice, fléau de la société occidentale moderne, en détaillant ses trois coûts: 1) elle réduit l'incitation des éléments les plus productifs à travailler plus et mieux en les privant du fruit de leurs efforts; 2) elle réduit l'incitation des éléments les moins productifs à faire l'effort de s'en sortir par leurs propres moyens en récompensant leur négligence; 3) elle détourne des activités productives la caste des fonctionnaires chargés de mettre en place le processus de redistribution et qui en profitent pour se sucrer au passage. Clairement l'implication conjuguée de ces trois effets est que, plus il y a de redistribution, moins il y a de richesses créées, et plus les gens &lt;a href="http://www.liberalia.com/htm/hhh%5Fegalite%5Fchances.htm"&gt;s'appauvrissent&lt;/a&gt; relativement à ce qu'ils auraient pu réaliser en l'absence de redistribution. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ajoute que la charité, la générosité sont des impulsions humaines innées qu'on retrouve dans toutes les sociétés, des plus primitives aux plus avancées. Par exemple les Américains sont &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-836385@51-836517,0.html"&gt;dix fois plus généreux&lt;/a&gt; que les Français. Le principe de l'action humaine dit que chacun agit dans son intérêt tel qu'il le définit lui-même au sens le plus large, et pas seulement au sens strictement matérialiste, ce qui inclut souvent le plaisir de donner à l'autre. Donc penser qu'en l'absence de solidarité imposée par l'état il n' y en aurait aucune est parfaitement idiot. Il y en aurait une, elle serait juste de nature et de niveau différents. Mais qui peut dire quels sont la nature et le niveau "corrects" de générosité? La redistribution de 2% des revenus? De 15% ? 50% ? Personne ne sait, et surtout pas l'état. Comme la volonté de donner ne peut venir que du cœur de l'homme, il n'existe aucun point de référence objectif pour en juger. Le seul niveau optimal est celui qui n'est pas forcé. Il faut laisser les gens donner ce qu'ils veulent à qui ils veulent, car toute coercition dans ce domaine en particulier est horrible. Souvenons-nous que la différence entre le don de soi qui est librement consenti et celui qui ne l'est pas est cruciale: c'est la différence entre faire l'amour et être violée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement je dois montrer du doigt l'échec spectaculaire du pays qui avait porté le principe de la redistribution des richesses à son paroxysme en nationalisant pratiquement tous les moyens de production: l'URSS. Le système communiste s'est effondré en 1989 parce qu'il a grippé le mécanisme naturel d'ajustement des prix par le libre jeu de l'offre et de la demande, étouffant les signaux de rareté ou d'abondance diffusés à travers toute l'économie par les prix qui montent ou qui baissent en temps réel, empêchant ainsi toute coordination entre les multiples intervenants, tout calcul de la manière la plus économe en ressources rares de produire tel ou tel bien, exactement comme l'avait &lt;a href="http://www.catallaxia.org/sections.php?op=viewarticle&amp;amp;artid=219"&gt;prévu&lt;/a&gt; Ludwig von Mises juste trois mois après la prise du pouvoir par Lénine. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-7640399120582044461?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/7640399120582044461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=7640399120582044461' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7640399120582044461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/7640399120582044461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/immigration.html' title='Redistribution'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-484937231580523543</id><published>2006-10-31T20:55:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:57:37.909+01:00</updated><title type='text'>Onzième soirée de la rue Saint-Lazare</title><content type='html'>L'article ci-dessous propose la seule solution authentiquement libérale au problème de l'état. C'est la onzième "Soirée de la rue Saint-Lazare" (1849) par Gustave de Molinari, membre de la société d'économie politique de Paris. Elle oppose trois interlocuteurs: un conservateur, un socialiste et un économiste. La thèse de Molinari a été reprise, développée et étoffée par des économistes de l'école "autrichienne" du XXème siècle tels que Murray Rothbard et Hans-Hermann Hoppe. J'ai coupé quelques paragraphes au début pour rentrer plus vite dans le but du sujet. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;SOMMAIRE :&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; &lt;i&gt;Du gouvernement et de sa fonction. — Gouvernements de monopole et gouvernements communistes. — De la liberté de gouvernement. — Du droit divin. — Vices des gouvernements de monopole. — La guerre est la conséquence inévitable de ce système. — De la souveraineté du peuple. — Comment on perd sa souveraineté. — Comment on la recouvre. — Solution libérale. — Solution communiste. — Gouvernements communistes. — Leurs vices. — De l'administration de la justice. — Son ancienne organisation. — Son organisation actuelle. — Insuffisance du jury. — Comment l'administration de la sécurité et celle de la justice pourraient être rendues libres. — Avantages des gouvernements libres. — Ce qu'il faut entendre par nationalité. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;i&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Dans votre système d'absolue propriété et de pleine liberté économique, quelle est donc la fonction du gouvernement ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La fonction du gouvernement consiste uniquement à assurer à chacun la conservation de sa propriété. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Bon, c'est l'État-gendarme de Jean-Baptiste Say. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A mon tour, j'ai une question à vous faire :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il y a aujourd'hui, dans le monde, deux sortes de gouvernements : les uns font remonter leur origine à un prétendu droit divin.....&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Prétendu ! prétendu ! c'est à savoir. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les autres sont issus de la souveraineté du peuple. Lesquels préférez-vous ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je ne veux ni des uns ni des autres. Les premiers sont des gouvernements de monopole, les seconds sont des gouvernements communistes. Au nom du principe de la propriété, au nom du droit que je possède de me pourvoir moi-même de &lt;i&gt;sécurité&lt;/i&gt;, ou d'en acheter à qui bon me semble, je demande des &lt;i&gt;gouvernements libres&lt;/i&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'est-ce à dire ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est-à-dire, des gouvernements dont je puisse, au gré de ma volonté individuelle, accepter ou refuser les services. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Parlez-vous sérieusement ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Vous allez bien voir. Vous êtes partisan du droit divin, n'est-il pas vrai ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Depuis que nous vivons en république, j'y incline assez, je l'avoue. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment donc se fait-il que tous les peuples aspirent à se débarrasser des monarchies de droit divin ? Comment se fait-il que les vieux gouvernements de monopole soient les uns ruinés, les autres sur le point de l'être ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les peuples sont saisis de vertige. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voilà un vertige bien répandu ! Mais, croyez-moi, les peuples ont de bonnes raisons pour se débarrasser de leurs vieux dominateurs. Le monopole du gouvernement ne vaut pas mieux qu'un autre. On ne gouverne pas bien, et surtout on ne gouverne pas à bon marché, lorsqu'on n'a aucune concurrence à redouter, lorsque les gouvernés sont privés du droit de choisir librement leurs gouvernants. Accordez à un épicier la fourniture exclusive d'un quartier, défendez aux habitants de ce quartier d'acheter aucune denrée chez les épiciers voisins, ou bien encore de s'approvisionner eux-mêmes d'épiceries, et vous verrez quelles détestables drogues l'épicier privilégié finira par débiter et à quel prix ! Vous verrez de quelle façon il s'engraissera aux dépens des infortunés consommateurs, quel faste royal il étalera pour la plus grande gloire du quartier... Eh bien ! ce qui est vrai pour les services les plus infimes ne l'est pas moins pour les services les plus élevés. Le monopole d'un gouvernement ne saurait valoir mieux que celui d'une boutique d'épiceries. La &lt;i&gt;production de la sécurité&lt;/i&gt; devient inévitablement coûteuse et mauvaise lorsqu'elle est organisée en monopole. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est dans le monopole de la sécurité que réside la principale cause des guerres qui ont, jusqu'à nos jours, désolé l'humanité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment cela ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quelle est la tendance naturelle de tout producteur, privilégié ou non ? C'est d'élever le chiffre de sa clientèle afin d'accroître ses bénéfices. Or, sous un régime de monopole, quels moyens les producteurs de sécurité peuvent-ils employer pour augmenter leur clientèle ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les peuples ne comptant pas sous ce régime, les peuples formant le domaine légitime des oints du Seigneur, nul ne peut invoquer leur volonté pour acquérir le droit de les administrer. Les souverains sont donc obligés de recourir aux procédés suivants pour augmenter le nombre de leurs &lt;i&gt;sujets&lt;/i&gt; : 1° acheter à prix d'argent des royaumes ou des provinces ; 2° épouser des héritières apportant en dot des souverainetés ou devant en hériter plus tard ; 3° conquérir de vive force les domaines de leurs voisins. Première cause de guerre !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;D'un autre côté, les peuples se révoltant quelquefois contre leurs souverains légitimes, comme il est arrivé récemment en Italie et en Hongrie, les oints du Seigneur sont naturellement obligés de faire rentrer dans l'obéissance ce bétail insoumis. Ils forment dans ce but une &lt;i&gt;sainte alliance&lt;/i&gt; et ils font grand carnage des sujets révoltés, jusqu'à ce qu'ils aient apaisé leur rébellion. Mais si les rebelles ont des intelligences avec les autres peuples, ceux-ci se mêlent à la lutte, et la conflagration devient générale. Seconde cause de guerre !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je n'ai pas besoin d'ajouter que les consommateurs de sécurité, enjeux de la guerre, en payent aussi les frais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Tels sont les avantages des gouvernements de monopole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Vous préférez donc les gouvernements issus de la souveraineté du peuple. Vous mettez les républiques démocratiques au-dessus des monarchies et des aristocraties. A la bonne heure ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Distinguons, je vous en prie. Je préfère les gouvernements issus de la souveraineté du peuple. Mais les républiques que vous nommez démocratiques ne sont pas le moins du monde l'expression vraie de la souveraineté du peuple. Ces gouvernements sont des monopoles étendus, des communismes. Or, la souveraineté du peuple est incompatible avec le monopole et le communisme. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'est-ce donc à vos yeux que la souveraineté du peuple ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est le droit que possède tout homme de disposer librement de sa personne et de ses biens, de se gouverner lui-même. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si l'homme-souverain a le droit de disposer, en maître, de sa personne et de ses biens, il a naturellement aussi le droit de les défendre. Il possède le droit de libre défense.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais chacun peut-il exercer isolément ce droit ? Chacun peut-il être son gendarme et son soldat ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Non ! pas plus que le même homme ne peut être son laboureur, son boulanger, son tailleur, son épicier, son médecin, son prêtre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est une loi économique, que l'homme ne puisse exercer fructueusement plusieurs métiers à la fois. Aussi voit-on, dès l'origine des sociétés, toutes les industries se spécialiser, et les différents membres de la société se tourner vers les occupations que leurs aptitudes naturelles leur désignent. Ils subsistent en échangeant les produits de leur métier spécial contre les divers objets nécessaires à la satisfaction de leurs besoins.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'homme isolé jouit, sans conteste, de toute sa souveraineté. Seulement ce souverain, obligé d'exercer lui-même toutes les industries qui pourvoient aux nécessités de la vie, se trouve dans un état fort misérable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Lorsque l'homme vit en société, il peut conserver sa souveraineté ou la perdre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment perd-il sa souveraineté ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il la perd lorsqu'il cesse, d'une manière totale ou partielle, direct ou indirecte, de pouvoir disposer de sa personne et de ses biens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'homme ne demeure complètement souverain que sous un régime de pleine liberté. Tout monopole, tout privilège est une atteinte portée à sa souveraineté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sous l'ancien régime, nul n'ayant le droit de disposer librement de sa personne et de ses biens, nul n'ayant le droit d'exercer librement toute industrie, la souveraineté se trouvait étroitement limitée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sous le régime actuel, la souveraineté n'a point cessé d'être atteinte par une multitude de monopole et de privilèges, restrictifs de la libre activité des individus. L'homme n'a pas encore pleinement recouvré sa souveraineté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment peut-il la recouvrer ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Deux écoles sont en présence, qui donnent à ce problème des solutions tout opposées : l'école libérale et l'école communiste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'école libérale dit : Détruisez les monopoles et les privilèges, restituez à l'homme son droit naturel d'exercer librement toute industrie et il jouira pleinement de sa souveraineté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'école communiste dit, au contraire : Gardez-vous d'attribuer à chacun le droit de produire librement toutes choses. Ce serait l'oppression et l'anarchie ! attribuez ce droit à la communauté, à &lt;i&gt;l'exclusion&lt;/i&gt; des individus. Que tous se réunissent pour organiser en commun toute industrie. Que l'État soit le seul producteur et le seul distributeur de la richesse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'y a-t-il au fond de cette doctrine ? On l'a dit souvent : il y a l'esclavage. Il y a l'absorption et l'annulation de la volonté individuelle dans la volonté commune. Il y a la destruction de la souveraineté individuelle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Au premier rang des industries organisées &lt;i&gt;en commun&lt;/i&gt; figure celle qui a pour objet de protéger, de défendre contre toute agression la propriété des personnes et des choses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On peut dire que le roi de France avait le monopole de la défense générale, et que les seigneurs châtelains et les bourgeois des communes avaient celui de la défense locale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que fit la Révolution française ? elle déposséda le roi de France du monopole de la défense générale, mais elle ne détruisit pas ce monopole ; elle le remit entre les mains de la nation, organisée désormais comme une immense commune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les petites communes dans lesquelles se divisait le territoire de l'ancien royaume de France continuèrent de subsister. On en augmenta même considérablement le nombre. Le gouvernement de la grande commune eut le monopole de la défense générale, les gouvernements des petites communes exercèrent, sous la surveillance du pouvoir central, le monopole de la défense locale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais on ne se borna pas là. On organisa encore dans la commune générale et dans les communes particulières d'autres industries, notamment l'enseignement, les cultes, les transports, etc., et l'on établit sur les citoyens divers impôts pour subvenir aux frais de ces industries ainsi organisées en commun.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Plus tard, les socialistes, mauvais observateurs s'il en fut jamais, ne remarquant point que les industries organisées dans la commune générale ou dans les communes particulières, fonctionnaient plus chèrement et plus mal que les industries laissées libres, demandèrent l'organisation en commun de toutes les branches de la production. Ils voulurent que la commune générale et les communes particulières ne se bornassent plus à faire la police, à bâtir des écoles, à construire des routes, à salarier des cultes, à ouvrir des bibliothèques, à subventionner des théâtres, à entretenir des haras, à fabriquer des tabacs, des tapis, de la porcelaine, etc., mais qu'elles se missent à produire &lt;i&gt;toutes choses&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le bon sens public se révolta contre cette mauvaise utopie, mais il n'alla pas plus loin. On comprit bien qu'il serait ruineux de produire toutes choses en commun. On ne comprit pas qu'il était ruineux de produire certaines choses en commun. On continua donc de faire du &lt;i&gt;communisme réel&lt;/i&gt;, tout en honnissant les socialistes qui réclamaient à grands cris un &lt;i&gt;communisme complet&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que faut-il donc faire pour restituer aux hommes cette souveraineté que le monopole leur a ravie dans le passé ; et que le communisme, ce monopole étendu, menace de leur ravir dans l'avenir ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il faut tout simplement rendre libre les différentes industries jadis constituées en monopoles, et aujourd'hui exercées en commun. Il faut abandonner à la libre activité des individus les industries encore exercées ou réglementées dans l'État ou dans la commune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Alors l'homme possédant, comme avant l'établissement des sociétés, le droit d'appliquer librement, sans entrave ni charge aucune, ses facultés à toute espèce de travaux, jouira de nouveau, pleinement, de sa souveraineté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Vous avez passé en revue les différentes industries encore monopolisées, privilégiées ou réglementées, et vous nous avez prouvé, avec plus ou moins de succès, que ces industries devraient être laissées libres pour l'avantage commun. Soit ! je ne veux pas revenir sur un thème épuisé. Mais est-il possible d'enlever à l'État et aux communes le soin de la défense générale et de la défense locale. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et l'administration de la justice donc ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Oui, et l'administration de la justice. Est-il possible que ces industries, pour parler votre langage, soient exercées autrement qu'en commun, dans la nation et dans la commune. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je glisserais peut-être sur ces deux communismes-là si vous consentiez bien franchement à m'abandonner tous les autres ; si vous réduisiez l'État à n'être plus désormais qu'un gendarme, un soldat ou un juge. Cependant, non !... car le communisme de la sécurité est la clef de voûte du vieux édifice de la servitude. Je ne vois d'ailleurs aucune raison pour vous accorder celui-là plutôt que les autres. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De deux choses l'une, en effet :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ou le communisme vaut mieux que la liberté, et, dans ce cas, il faut organiser toutes les industries en commun, dans l'État ou dans la commune.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ou la liberté est préférable au communisme, et, dans ce cas, il faut rendre libres toutes les industries encore organisées en commun, aussi bien la justice et la police que l'enseignement, les cultes, les transports, la fabrication des tabacs, etc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est logique. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais est-ce possible ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voyons ! S'agit-il de la justice ? Sous l'ancien régime, l'administration de la justice n'était pas organisée et salariée en commun ; elle était organisée en monopole, et salariée par ceux qui en faisaient usage. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pendant plusieurs siècles, il n'y eut pas d'industrie plus indépendante. Elle formait, comme toutes les autres branches de la production matérielle ou immatérielles, une corporation privilégiée. Les membres de cette corporation pouvaient léguer leurs charges ou maîtrises à leurs enfants, ou bien encore les vendre. Jouissant de ces charges à &lt;i&gt;perpétuité&lt;/i&gt;, les juges se faisaient remarquer par leur indépendance et leur intégrité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Malheureusement ce régime avait, d'un autre côté, tous les vices inhérents au monopole. La justice monopolisée se payait fort cher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et Dieu sait combien de plaintes et de réclamations excitaient les &lt;i&gt;épices&lt;/i&gt;. Témoin ces petits vers qui furent crayonnés sur la porte du Palais de Justice après un incendie : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 18pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Un beau jour dame Justice&lt;br /&gt;Se mit le palais tout en feu&lt;br /&gt;Pour avoir mangé trop d'épice. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La justice ne doit-elle pas être essentiellement gratuite ? Or, la gratuité n'entraîne-t-elle pas l'organisation en commun ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On se plaignait de ce que la justice mangeait trop d'épices. On ne se plaignait pas de ce qu'elle en mangeait. Si la justice n'avait pas été constituée en monopole ; si, en conséquence, les juges n'avaient pu exiger que la rémunération légitime de leur industrie, on ne se serait pas plaint des épices. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Dans certains pays, où les justiciables avaient le droit de choisir leurs juges, les vices du monopole se trouvaient singulièrement atténués. La concurrence qui s'établissait alors entre les différentes cours, améliorait la justice et la rendait moins chère. Adam Smith attribue à cette cause les progrès de l'administration de la justice en Angleterre. Le passage est curieux et j'espère qu'il dissipera vos doutes :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 27pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:11;"&gt;"Les honoraires de cour paraissent avoir été originairement le principal revenu des différentes cours de justice en Angleterre. Chaque cour tâchait d'attirer à elle le plus d'affaires qu'elle pouvait, et ne demandait pas mieux que de prendre connaissance de celles mêmes qui ne tombaient point sous sa juridiction. La cour du banc du roi, instituée pour le jugement des seules causes criminelles, connut des procès civils, le demandeur prétendant que le défendeur, en ne lui faisant pas justice, s'était rendu coupable de quelque faute ou malversation. La cour de l'échiquier, préposée pour la levée des dossiers royaux et pour contraindre à les payer, connut aussi des autres engagements pour dettes, le plaignant alléguant que si on ne le payait pas, il ne pourrait payer le roi. Avec ces fictions, il dépendait souvent des parties de se faire juger par le tribunal qu'elles voulaient, et chaque cour s'efforçait d'attirer le plus de causes qu'elle pouvait au sien, par la diligence et l'impartialité qu'elle mettait dans l'expédition des procès. L'admirable constitution actuelle des cours de justice, en Angleterre, fut peut-être originairement, en grande partie le fruit de cette émulation qui animait ces différents juges, chacun s'efforçant à l'envi d'appliquer à toute sorte d'injustices, le remède le plus prompt et le plus efficace que comportait la loi."&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais, encore une fois, la gratuité n'est-elle pas préférable ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Vous n'êtes donc pas revenu encore de l'illusion de la gratuité. Ai-je besoin de vous démontrez que la justice gratuite coûte plus cher que l'autre, de tout le montant de l'impôt, prélevé pour entretenir les tribunaux gratuits et salarier les juges gratuits. Ai-je besoin de vous démontrer encore que la gratuité de la justice est nécessairement inique, car tout le monde ne se sert pas &lt;i&gt;également&lt;/i&gt; de la justice, tout le monde n'a pas également l'esprit processif ? Au reste, la justice est loin d'être gratuite sous le régime actuel, vous ne l'ignorez pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les procès sont ruineux. Cependant pouvons-nous nous plaindre de l'administration actuelle de la justice ? L'organisation de nos tribunaux n'est-elle pas irréprochable ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Oh ! Oh ! irréprochable. Un Anglais que j'accompagnai un jour à la cour d'assises, sortit de la séance tout indigné. Il ne concevait pas qu'un peuple civilisé permît à un procureur du roi ou de la république, de faire de la rhétorique pour demander une condamnation à mort. Cette éloquence, pourvoyeuse du bourreau, lui faisait horreur. En Angleterre, on se contente d'exposer l'accusation ; on ne la passionne pas. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ajoutez à cela les lenteurs proverbiales de nos cours de justice, les souffrances des malheureux qui attendent leur jugement pendant des mois, et quelquefois pendant des années, tandis que l'instruction pourrait se faire en quelques jours ; les frais et les pertes énormes que ces délais entraînent, et vous vous convaincrez que l'administration de la justice n'a guère progressé en France. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;N'exagérons rien, toutefois. Nous possédons aujourd'hui, grâce au ciel, l'institution du jury. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En effet, on ne se contente pas d'obliger les contribuables à payer les frais de la justice, on les oblige aussi à remplir les fonctions de juges. C'est du communisme pur : &lt;i&gt;Ab uno disce omnes&lt;/i&gt;. Pour moi, je ne pense pas que le jury vaille mieux pour juger, que la garde nationale, une autre institution communiste ! pour faire la guerre. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pourquoi donc ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Parce qu'on ne fait bien que son métier, sa spécialité, et que le métier, la spécialité d'un juré n'est pas d'être juge. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Aussi se contente-t-il de constater le délit, et d'apprécier les circonstances dans lesquelles le délit a été commis. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est-à-dire d'exercer la fonction la plus difficile, la plus épineuse du juge. C'est cette fonction si délicate, qui exige un jugement si sain, si exercé, un esprit si calme, si froid, si impartial que l'on confie aux hasards du tirage au sort. C'est absolument comme si l'on tirait au sort les noms des citoyens qui seront chargés, chaque année, de fabriquer des bottes ou d'écrire des tragédies pour la communauté. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La comparaison est forcée. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il est plus difficile, à mon avis, de rendre un bon jugement que de faire une bonne paire de bottes ou d'aligner convenablement quelques centaines d'alexandrins. Un juge parfaitement éclairé et impartial est plus rare qu'un bottier habile ou un poëte capable d'écrire pour le Théâtre-Français. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Dans les causes criminelles, l'inhabileté du jury se trahit tous les jours. Mais on ne prête, hélas ! qu'une médiocre attention aux erreurs commises en cour d'assises. Que dis-je ? on regarde presque comme un délit de critiquer un jugement rendu. Dans les causes politiques, le jury n'a-t-il pas coutume de prononcer selon la couleur de son opinion, blanc ou rouge, plutôt que selon la justice ? Tel homme qui est condamné par un jury blanc ne serait-il pas absous par un jury rouge, &lt;i&gt;et vice versa&lt;/i&gt; ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Hélas ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Déjà les minorités sont bien lasses d'êtres jugées par des jurys appartenant aux majorités. Attendez la fin... &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;S'agit-il de l'industrie qui pourvoit à la défense intérieure et extérieure ? Croyez-vous qu'elle vaille beaucoup mieux que celle de la justice ? Notre police et surtout notre armée ne nous coûtent-elles pas bien cher pour les services réels qu'elles nous rendent ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;N'y a-t-il enfin aucun inconvénient à ce que cette industrie de la défense publique soit aux mains d'un majorité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Examinons.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Dans un système où la majorité établit l'assiette de l'impôt et dirige l'emploi des deniers publics, l'impôt ne doit-il pas peser plus ou moins sur certaines portions de la société, selon les influences prédominantes ? Sous la monarchie, lorsque la majorité était purement fictive, lorsque la classe supérieure s'arrogeait le droit de gouverner le pays à l'exclusion du reste de la nation, l'impôt ne pesait-il plus principalement sur les consommations des classes inférieures, sur le sel, sur le vin, sur la viande, etc. ? Sans doute, la bourgeoisie payait sa part de ces impôts, mais le cercle de ses consommations étant infiniment plus large que celui des consommations de la classe inférieure, son revenu s'en trouvait, en définitive, beaucoup plus légèrement atteint. A mesure que la classe inférieure, en s'éclairant, acquerra plus d'influence dans l'État, vous verrez se produire une tendance opposée. Vous verrez l'impôt progressif, qui est tourné aujourd'hui contre la classe inférieure, être retourné contre la classe supérieure. Celle-ci résistera sans doute de toutes ses forces à cette tendance nouvelle ; elle criera, avec raison, à la spoliation, au vol ; mais si l'institution communautaire du suffrage universel est maintenue, si une surprise de la force ne remet pas, de nouveau, le gouvernement de la société aux mains des classes riches à l'exclusion des classes pauvres, la volonté de la majorité prévaudra, et l'impôt progressif sera établi. Une partie de la propriété des riches sera alors légalement confisquée pour alléger le fardeau des pauvres, comme une partie de la propriété des pauvres a été trop longtemps confisquée pour alléger le fardeau des riches.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais il y a pis encore.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Non seulement la majorité d'un gouvernement communautaire peut établir, comme bon lui semble, l'assiette de l'impôt, mais encore elle peut faire de cet impôt l'usage qu'elle juge convenable, sans tenir compte de la volonté de la minorité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Dans certains pays, le gouvernement de la majorité emploie une partie des deniers publics à protéger des propriétés essentiellement illégitimes et immorales. Aux États-Unis, par exemple, le gouvernement garantit aux planteurs du sud la propriété de leurs esclaves. Cependant il y a, aux États-Unis, des &lt;i&gt;abolitionnistes&lt;/i&gt; qui considèrent, avec raison, l'esclavage comme un vol. N'importe ! le mécanisme communautaire les oblige à contribuer de leurs deniers au maintien de cette espèce de vol. Si les esclaves tentaient un jour de s'affranchir d'un joug inique et odieux, les &lt;i&gt;abolitionnistes&lt;/i&gt; seraient contraints d'aller défendre, les armes à la main, la &lt;i&gt;propriété&lt;/i&gt; des planteurs. C'est la loi des majorités !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ailleurs, il arrive que la majorité, poussée par des intrigues politiques ou par le fanatisme religieux, déclare la guerre à un peuple étranger. La minorité a beau avoir horreur de cette guerre et la maudire, elle est obligée d'y contribuer de son sang et de son argent. C'est encore la loi des majorités !&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ainsi qu'arrive-t-il ? C'est que la majorité et la minorité sont perpétuellement en lutte, et que la guerre descend parfois de l'arène parlementaire dans la rue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Aujourd'hui c'est la minorité rouge qui s'insurge. Si cette minorité devenait majorité, et si, usant de ses droits de majorité, elle remaniait la constitution à sa guise, si elle décrétait des impôts progressifs, des emprunts forcés et des papiers-monnaie, qui vous assure que la minorité blanche ne s'insurgerait pas demain ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il n'y a point de sécurité durable dans ce système. Et savez-vous pourquoi ? Parce qu'il menace incessamment la propriété ; parce qu'il met à la merci d'une majorité aveugle ou éclairée, morale ou immorale, les personnes et les biens de tous.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si le régime communautaire, au lieu d'être appliqué comme en France à une multitude d'objets, se trouvait étroitement limité comme aux États-Unis, les causes de dissentiment entre la majorité et la minorité étant moins nombreuses, les inconvénients de ce régime seraient moindres. Toutefois ils ne disparaîtraient point entièrement. Le droit reconnu au plus grand nombre de tyranniser la volonté du plus petit pourrait encore, en certaines circonstances, engendrer la guerre civile.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais, encore une fois, on ne conçoit pas comment l'industrie qui pourvoit à la sécurité des personnes et des propriétés pourrait être pratiquée si elle était rendue libre. Votre logique vous conduit à des rêves dignes de Charenton. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voyons ! ne nous fâchons pas. Je suppose qu'après avoir bien reconnu que le communisme partiel de l'État et de la commune est décidément mauvais, on laisse libres toutes les branches de la production, à l'exception de la justice et de la défense publique. Jusque-là point d'objection. Mais un &lt;i&gt;économiste radical&lt;/i&gt;, un rêveur vient et dit : Pourquoi donc, après avoir affranchi les différents emplois de la propriété, n'affranchissez-vous pas aussi ceux qui assurent le maintien de la propriété ? Comme les autres, ces industries-là ne seront-elles pas exercées d'une manière plus équitable et plus utile si elles sont rendues libres ? Vous affirmez que c'est impraticable. Pourquoi. D'un côté, n'y a-t-il pas, au sein de la société, des hommes spécialement propres, les uns à juger les différends qui surviennent entre les propriétaires et à apprécier les délits commis contre la propriété, les autres à défendre la propriété des personnes et des choses contre les agressions de la violence et de la ruse ? N'y a-t-il pas des hommes que leurs aptitudes naturelles rendent spécialement propres à être juges, gendarmes et soldats. D'un autre côté, tous les propriétaires indistinctement n'ont-ils pas besoin de sécurité et de justice ? Tous ne sont-ils pas disposés, en conséquence, à s'imposer des sacrifices pour satisfaire à ce besoin urgent, surtout s'ils sont impuissants à s'y satisfaire eux-mêmes ou s'ils ne le peuvent à moins de dépenser beaucoup de temps et d'argent ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Or s'il y a d'un côté des hommes propres à pourvoir à un besoin de la société, d'un autre côté, des hommes disposés à s'imposer des sacrifices pour obtenir la satisfaction de ce besoin, ne suffit-il pas de &lt;i&gt;laisser faire&lt;/i&gt; les uns et les autres pour que la denrée demandée, matérielle ou immatérielle, se produise, et que le besoin soit satisfait ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ce phénomène économique ne se produit-il pas irrésistiblement, fatalement, comme le phénomène physique de la chute des corps ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ne suis-je donc pas fondé à dire que si une société renonçait à pourvoir à la sécurité publique, cette industrie particulière n'en serait pas moins exercée ? Ne suis-je pas fondé à ajouter qu'elle le serait mieux sous le régime de la liberté qu'elle ne pouvait l'être sous le régime de la communauté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De quelle manière ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cela ne regarde pas les économistes. L'économie politique peut dire : &lt;i&gt;si tel besoin existe&lt;/i&gt;, il sera satisfait, et il le sera mieux sous un régime d'entière liberté que sous tout autre. A cette règle, aucune exception ! mais comment s'organisera cette industrie, quels seront ses procédés techniques, voilà ce que l'économie politique ne saurait dire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ainsi, je puis affirmer que si le besoin de se nourrir se manifeste au sein de la société, ce besoin sera satisfait, et qu'il le sera d'autant mieux que chacun demeurera plus libre de produire des aliments ou d'en acheter à qui bon lui semblera.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je puis assurer encore que les choses se passeront absolument de la même manière si, au lieu de l'alimentation, il s'agit de la sécurité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je prétends donc que si une communauté déclarait renoncer, au bout d'un certain délai, un an par exemple, à salarier des juges, des soldats et des gendarmes, au bout de l'année cette communauté n'en posséderait pas moins des tribunaux et des gouvernements prêts à fonctionner ; et j'ajoute que si, sous ce nouveau régime, chacun conservait le droit d'exercer librement ces deux industries et d'en acheter librement les services, la sécurité serait produite le plus économiquement et le mieux possible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je vous répondrai toujours que cela ne se peut concevoir. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A l'époque où le régime réglementaire retenait l'industrie prisonnière dans l'enceinte des communes, et où chaque corporation était exclusivement maîtresse du marché communal, on disait que la société était menacée chaque fois qu'un novateur audacieux s'efforçait de porter atteinte à ce monopole. Si quelqu'un était venu dire alors qu'à la place des malingres et chétives industries des corporations, la liberté mettrait un jour d'immenses manufactures fournissent des produits moins chers et plus parfaits, on eût traité ce rêveur de la belle manière. Les conservateurs du temps auraient juré leurs grands dieux que &lt;i&gt;cela ne se pouvait concevoir&lt;/i&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais voyons ! Comment peut-on imaginer que chaque individu ait le droit de se faire gouvernement ou de choisir son gouvernement, ou même de n'en pas choisir... Comment les choses se passeraient-elles en France, si, après avoir rendu libres toutes les autres industries, les citoyens français annonçaient de commun accord, qu'ils cesseront, au bout d'une année, de soutenir le gouvernement de la communauté ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je ne puis faire que des conjectures à cet égard. Voici cependant à peu près de quelle manière les choses se passeraient. Comme le besoin de sécurité est encore très grand dans notre société, il y aurait profit à fonder des entreprises de gouvernement. On serait assuré de couvrir ses frais. Comment se fonderaient ces entreprises ? des individualités isolées n'y suffiraient pas plus qu'elles ne suffisent pour construire des chemins de fer, des docks, etc. De vastes compagnies se constitueraient donc pour &lt;i&gt;produire de la sécurité&lt;/i&gt; ; elles se procureraient le matériel et les travailleurs dont elles auraient besoin. Aussitôt qu'elles se trouveraient prêtes à fonctionner, ces &lt;i&gt;compagnies d'assurances sur la propriété&lt;/i&gt; appelleraient la clientèle. Chacun s'abonnerait à la compagnie qui lui inspirerait le plus de confiance et dont les conditions lui sembleraient le plus favorables. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous ferions queue pour aller nous abonner. Assurément, nous ferions queue ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette industrie étant libre on verrait se constituer autant de compagnies qu'il s'en former &lt;i&gt;utilement&lt;/i&gt;. S'il y en avait trop peu, si, par conséquent, le prix de la sécurité était surélevé, on trouverait profit à en former de nouvelles ; s'il y en avait trop, les compagnies surabondantes ne tarderaient pas à se dissoudre. Le prix de la sécurité serait, de la sorte, toujours ramené au niveau des frais de production. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment ces compagnies libres s'entendraient-elles pour pourvoir à la sécurité générale ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Elles s'entendaient comme s'entendent aujourd'hui les gouvernements monopoleurs et communistes, parce qu'elles auraient intérêt à s'entendre. Plus, en effet, elles se donneraient de facilités mutuelles pour saisir les voleurs et les assassins, et plus elles diminueraient leurs frais. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Par la nature même de leur industrie, les compagnies d'assurances sur la propriété ne pourraient dépasser certaines circonscriptions : elles perdraient à entretenir une police dans les endroits où elles n'auraient qu'une faible clientèle. Dans leurs circonscriptions elles ne pourraient néanmoins opprimer ni exploiter leurs clients, sous peine de voir surgir instantanément des concurrences.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et si la compagnie existante voulait empêcher les concurrences de s'établir ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En un mot, si elle portait atteinte à la &lt;i&gt;propriété&lt;/i&gt; de ses concurrents et à la souveraineté de tous... Oh ! alors, tous ceux dont les monopoleurs menaceraient la propriété et l'indépendance se lèveraient pour les châtier. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et si toutes les compagnies s'entendaient pour se constituer en monopoles. Si elles formaient une &lt;i&gt;sainte-alliance&lt;/i&gt; pour s'imposer aux nations, et si fortifiées par cette coalition, elles exploitaient sans merci les malheureux consommateurs de sécurité, si elles attiraient à elles par ce lourds impôts la meilleure part des fruits du travail des peuples ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si, pour tout dire, elles recommençaient à faire ce que les vieilles aristocraties ont fait jusqu'à nos jours... Eh ! bien, alors, les peuples suivraient le conseil de l'étranger : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 18pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Peuples, formez une Sainte-Alliance&lt;br /&gt;Et donnez-vous la main. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ils s'uniraient, à leur tour, et comme ils possèdent des moyens de communication que n'avaient pas leurs ancêtres, comme ils sont cent fois plus nombreux que leurs vieux dominateurs, la sainte-alliance des aristocraties serait bientôt anéantie. Nul ne serait plus tenté alors, je vous le jure, de constituer un monopole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comment ferait-on sous ce régime pour repousser une invasion étrangère ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quel serait l'intérêt des compagnies ? Ce serait de repousser les envahisseurs, car elles seraient les premières victimes de l'invasion. Elles s'entendraient donc pour les repousser et elles demanderaient à leurs assurés un supplément de prime pour les préserver de ce danger nouveau. Si les assurés préféraient courir les risques de l'invasion, ils refuseraient ce supplément de prime ; sinon, ils le payeraient, et ils mettraient ainsi les compagnies en mesure de parer au danger de l'invasion. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais de même que la guerre est inévitable sous un régime de monopole, la paix est inévitable sous un régime de libre gouvernement.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sous ce régime, les gouvernements ne peuvent rien gagner par la guerre ; ils peuvent, au contraire, tout perdre. Quel intérêt auraient-ils à entreprendre une guerre ? serait-ce pour augmenter leur clientèle ? Mais, les consommateurs de sécurité étant libres de se faire gouverner à leur guise, échapperaient aux conquérants. Si ceux-ci voulaient leur imposer leur domination, après avoir détruit le gouvernement existant, les opprimés réclameraient aussitôt le secours de tous les peuples....&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Les guerres de compagnie à compagnie ne se feraient d'ailleurs qu'autant que les actionnaires voudraient en avancer les frais. Or, la guerre ne pouvant plus rapporter à personne une augmentation de clientèle, puisque les consommateurs ne se laisseraient plus conquérir, les frais de guerre ne seraient évidemment plus couverts. Qui donc voudrait encore les avancer ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je conclus de là que la guerre serait &lt;i&gt;matériellement impossible&lt;/i&gt; sous ce régime, car aucune guerre ne se peut faire sans une avance de fonds.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quelles conditions une compagnie d'assurances sur la propriété ferait-elle à ses clients ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ces conditions seraient de plusieurs sortes. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pour être mises en état de garantie aux assurés, pleine sécurité pour les personnes et leurs propriétés, il faudrait :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm 5pt 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;1°&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que les compagnies d'assurances établissent certaines peines contre les offenseurs des personnes et des propriétés, et que les assurés consentissent à se soumettre à ces peines ; dans le cas où ils commettraient eux-mêmes des sévices contre les personnes et les propriétés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm 5pt 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;2°&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'elles imposassent aux assurés certaines gênes ayant pour objet de faciliter la découverte des auteurs de délits.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm 5pt 36pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;3°&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'elles perçussent régulièrement pour couvrir leurs frais une certaine prime, variable selon la situation des assurés, leurs occupations particulières, l'étendue, la nature et la valeur des propriétés à protéger.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si les conditions stipulées convenaient aux consommateurs de sécurité, le marché se conclurait, sinon les consommateurs s'adresseraient à d'autres compagnies ou pourvoiraient eux-mêmes à leur sécurité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Poursuivez cette hypothèse dans tous ses détails, et vous vous convaincrez, je pense, de la possibilité de transformer les gouvernements monopoleurs ou communistes en gouvernements libres.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE CONSERVATEUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;J'y vois bien des difficultés encore. Et la dette, qui la payerait ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pensez-vous qu'en vendant toutes les propriétés aujourd'hui communes, routes, canaux, rivières, forêts, bâtiments servant à toutes les administrations communes, matériel de tous les services communs, on ne réussirait pas aisément à rembourser le capital de la dette ? Ce capital ne dépasse pas six milliards. La valeur des propriétés communes en France s'élève, à coup sûr, bien au delà. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ce système ne serait-il pas la destruction de toute nationalité ? Si plusieurs compagnies d'assurances sur la propriété s'établissaient dans un pays, l'Unité nationale ne serait-elle pas détruite ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;D'abord, il faudrait que l'unité nationale existât pour qu'on pût la détruire. Or, je ne puis voir une unité nationale dans ces informes agglomérations de peuples que la violence a formées, que la violence seule maintient le plus souvent. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ensuite, on a tort de confondre ces deux choses, qui sont naturellement fort distinctes : la nation et le gouvernement. Un nation est &lt;i&gt;une&lt;/i&gt; lorsque les individus qui la composent ont les mêmes mœurs, la même langue, la même civilisation ; lorsqu'ils forment une variété distincte, originale de l'espèce humaine. Que cette nation ait deux gouvernements ou qu'elle n'en ait qu'un, cela importe fort peu. A moins toutefois que chaque gouvernement n'entoure d'une barrière factice les régions soumises à sa domination, et n'entretienne d'incessantes hostilités avec ses voisins. dans cette dernière éventualité, l'instinct de la nationalité réagira contre ce morcellement barbare et cet antagonisme factice imposé à un même peuple, et les fractions désunies de ce peuple tendront incessamment à se rapprocher.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Or, les gouvernements ont jusqu'à nos jours divisé les peuples afin de les retenir plus aisément dans l'obéissance ; &lt;i&gt;diviser pour régner&lt;/i&gt;, telle a été, de tous temps, la maxime fondamentale de leur politique. Les hommes de même race, à qui la communauté facile, ont énergiquement réagi contre la pratique de cette maxime ; de tous temps ils se sont efforcés de détruire les barrières factices qui les séparaient. Lorsqu'ils y sont enfin parvenus, ils ont voulu n'avoir qu'un seul gouvernement afin de n'être plus désunis de nouveau. Mais, remarquez bien qu'ils n'ont jamais demandé à ce gouvernement de les séparer des autres peuples... L'instinct des nationalités n'est donc pas égoïste, comme on l'a si souvent affirmé ; il est, au contraire, essentiellement sympathique. Que la diversité des gouvernements cesse d'entraîner la séparation, le morcellement des peuples, et vous verrez la même nationalité en accepter volontiers plusieurs. Un seul gouvernement n'est pas plus nécessaire pour constituer l'unité d'un peuple, qu'une seule banque, un seul établissement d'éducation, un seul culte, un seul magasin d'épiceries, etc.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;LE SOCIALISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voilà, en vérité, une solution bien singulière du problème du gouvernement ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm; text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span lang="FR"  style="font-size:10;"&gt;L'ÉCONOMISTE.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin: 5pt 0cm;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est la seule solution conforme à la nature des choses. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-484937231580523543?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/484937231580523543/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=484937231580523543' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/484937231580523543'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/484937231580523543'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/molinari.html' title='Onzième soirée de la rue Saint-Lazare'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-3880285633958923884</id><published>2006-10-30T13:00:00.000+01:00</published><updated>2007-05-05T11:57:52.508+01:00</updated><title type='text'>De la production de la sécurité</title><content type='html'>Publié par Gustave de Molinari (1819-1912) dans le Journal des Économistes daté du 15 février 1849, numéro 95, volume 22, pages 277-290. Ce texte a été digitalisé d'après un document gracieusement fourni par &lt;a href="http://www.institutmolinari.org/quisommenous.htm"&gt;Cécile Philippe&lt;/a&gt;, directeur général de l'&lt;a href="http://www.institutmolinari.org/"&gt;Institut économique Molinari&lt;/a&gt;. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;hr /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il y a deux manières de considérer la société. Selon les uns, aucune loi providentielle, immuable, n'a présidé à la formation des différentes associations humaines; organisées d'une manière purement factice par des législateurs primitifs, elles peuvent être, en conséquence, modifiées ou refaites par d'autres législateurs, à mesure que la &lt;i style=""&gt;science sociale&lt;/i&gt; progresse. Dans ce système le gouvernement joue un rôle considérable, car c'est au gouvernement, dépositaire du principe d'autorité, qu'incombe la tâche de modifier, de refaire journellement la société.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Selon les autres, au contraire, la société est un fait purement naturel; comme la terre qui la supporte, elle se meut en vertu de lois générales, préexistantes. Dans ce système, il n'y a point, à proprement parler, de science sociale; il n'y a qu'une science économique qui étudie l'organisme naturel de la société et qui montre comment fonctionne cet organisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quelle est, dans ce dernier système, la fonction du gouvernement et son organisation naturelle, voilà ce que nous nous proposons d'examiner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;I&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pour bien définir et délimiter la fonction du gouvernement, il nous faut rechercher d'abord ce que c'est que la société et quel est son objet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A quelle impulsion naturelle obéissent les hommes en se réunissant en société? Ils obéissent à l'impulsion ou, pour parler plus exactement, à l'instinct de la sociabilité. La race humaine est essentiellement sociable. Les hommes sont portes d'instinct à vivre en société.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quelle est la &lt;i style=""&gt;raison d'être&lt;/i&gt; de cet instinct?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'homme éprouve une multitude de besoins à la satisfaction desquels sont attachées des jouissances et dont la non satisfaction lui occasionne des souffrances. Or, seul, isolé, il ne peut pourvoir que d'une manière incomplète, insuffisante à ces besoins qui le sollicitent sans cesse. L'instinct de la sociabilité le rapproche de ses semblables, le pousse à se mettre en communication avec eux. Alors s'établit, sous l'impulsion de l'&lt;i style=""&gt;intérêt&lt;/i&gt; des individus ainsi rapprochés, une certaine &lt;i style=""&gt;division du travail&lt;/i&gt;, nécessairement suivie d'&lt;i style=""&gt;échanges&lt;/i&gt;; bref, on voit se fonder une &lt;i style=""&gt;organisation&lt;/i&gt;, moyennant laquelle l'homme peut satisfaire à ses besoins, beaucoup plus complètement qu'il ne le pourrait en demeurant isolé.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette organisation naturelle se nomme la &lt;i style=""&gt;société&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'objet de la société, c'est donc la satisfaction plus complète des besoins de l'homme; le moyen, c'est la division du travail et l'échange.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Au nombre des besoins de l'homme, il en est un d'une espèce particulière et qui joue un rôle immense dans l'histoire de l'humanité, c'est le besoin de sécurité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quel est ce besoin?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Soit qu'ils vivent isolés ou en société, les hommes sont, avant tout, intéressés à conserver leur existence et les fruits de leur travail. Si le sentiment de la justice était universellement répandu sur la terre; si, par conséquent, chaque homme se bornait à travailler et à échanger les fruits de son travail, sans songer à attenter à la vie des autres hommes ou à s'emparer, par violence ou par ruse, des produits de leur industrie; si chacun avait, en un mot, une instinctive horreur pour tout acte nuisible à autrui, il est certain que la sécurité existerait &lt;i style=""&gt;naturellement&lt;/i&gt; sur la terre, et qu'aucune institution &lt;i style=""&gt;artificielle&lt;/i&gt; ne serait nécessaire pour la fonder. Malheureusement il n'en est point ainsi. Le sentiment de la justice semble n'être l'apanage que de certaines natures élevées, exceptionnelles. Parmi les races inférieures il n'existe qu'à l'état rudimentaire. De là, les innombrables atteintes portées depuis l'origine du monde, depuis l'époque de Caïn et Abel, à la vie et à la propriété des personnes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De là aussi, la fondation d'établissements ayant pour objet de garantir à chacun la possession paisible de sa personne et&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;de ses biens.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ces établissements ont reçu le nom de &lt;i style=""&gt;gouvernements&lt;/i&gt;. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Partout, au sein des peuplades les moins éclairées, on rencontre un gouvernement, tant est général et urgent le besoin de sécurité auquel un gouvernement pourvoit.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Partout, les hommes se résignent aux sacrifices les plus durs plutôt que de se passer de gouvernement, partant de sécurité, et l'on ne saurait dire qu'en agissant ainsi, ils calculent mal.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Supposez, en effet, qu'un homme se trouve incessamment menacé dans sa personne et dans ses moyens d'existence, sa première et sa plus constante préoccupation ne sera-t-elle pas de se préserver des dangers qui l'environnent? Cette préoccupation, ce soin, ce travail absorberont nécessairement la plus grande partie de son temps, ainsi que les facultés les plus énergiques et les plus actives de son intelligence. Il ne pourra, en conséquence, appliquer à la satisfaction de ses autres besoins qu'un travail insuffisant, précaire et une attention fatiguée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Alors même que cet homme serait obligé d'abandonner une partie très considérable de son temps et de son travail à celui qui s'engagerait à lui garantir la possession paisible de sa personne et de ses biens, ne gagnerait-il pas encore à conclure le marché?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Toutefois, son intérêt évident n'en serait pas moins de se procurer la sécurité au plus bas prix possible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;II&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;S'il est une vérité bien établie en économie politique, c'est celle-ci :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'en toutes choses, pour toutes les denrées servant à pourvoir à ses besoins matériels ou immatériels, le consommateur est intéressé à ce que le travail et l'échange demeurent libres, car la liberté du travail et de l'échange a pour résultat nécessaire et permanent d'abaisser au maximum le prix des choses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et celle-ci:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que l'intérêt du consommateur d'une denrée quelconque doit toujours prévaloir sur l'intérêt du producteur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Or, en suivant ces principes, on aboutit à cette conclusion rigoureuse:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que la production de la sécurité doit, dans l'intérêt des consommateurs de cette denrée immatérielle, demeurer soumise à la loi de la libre concurrence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;D'où il résulte:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;i style=""&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'aucun gouvernement ne devrait avoir le droit d'empêcher un autre gouvernement de s'établir concurremment avec lui, ou obliger les consommateurs de sécurité de s'adresser exclusivement à lui pour cette denrée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cependant, je dois dire qu'on a, jusqu'à présent reculé devant cette conséquence rigoureuse du principe de la libre concurrence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Un des économistes qui ont étendu le plus loin l'application du principe de liberté, M. Charles Dunoyer, pense « que les fonctions des gouvernements ne sauraient jamais tomber dans le domaine de l'activité privée (cf. Note 1). »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voilà donc une exception claire, évidente, apportée au principe de la libre concurrence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette exception est d'autant plus remarquable, qu'elle est unique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sans doute, on rencontre des économistes qui établissent des exceptions plus nombreuses à ce principe; mais nous pouvons hardiment affirmer que ce ne sont pas des économistes purs. Les véritables économistes s'accordent généralement à dire, d'une part, que le gouvernement doit se borner à garantir la sécurité des citoyens; d'une autre part, que la liberté du travail et de l'échange doit être, pour tout le reste, entière, absolue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais quelle est la raison d'être de l'exception relative à la sécurité? Pour quelle raison spéciale la production de la sécurité ne peut-elle être abandonnée à la libre concurrence? Pourquoi doit-elle être soumise à un autre principe et organisée en vertu d'un autre système?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sur ce point, les maîtres de la science se taisent, et M. Dunoyer, qui a clairement signalé l'exception, ne recherche point sur quel motif elle s'appuie.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;III&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous sommes, en conséquence, amenés à nous demander si cette exception est fondée, et si elle peut l'être aux yeux d'un économiste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il répugne à la raison de croire qu'une loi naturelle bien démontrée comporte aucune exception. Une loi naturelle est partout et toujours, ou elle n'est pas. Je ne crois pas, par exemple, que la loi de la gravitation universelle, qui régit le monde physique, se trouve en aucun cas et sur aucun point de l'univers suspendue, Or, je considère les lois économiques comme des lois naturelles, et j'ai autant de foi dans le principe de la liberté du travail et de l'échange que j'en puis avoir dans la loi de la gravitation universelle. Je pense donc que si ce principe peut subir des &lt;i style=""&gt;perturbations&lt;/i&gt;, en revanche, il ne comporte aucune exception.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais, s'il en est ainsi, la production de la sécurité ne doit pas être soustraite à la loi de la libre concurrence; et, si elle l'est, la société tout entière en souffre un dommage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ou ceci est logique et vrai, ou les principes sur lesquels se fonde la science économique ne sont pas des principes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;IV&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il nous est donc démontré &lt;i style=""&gt;à priori&lt;/i&gt;, à nous qui avons foi dans les principes de la science économique, que l'exception signalée plus haut n'a aucune raison d'être, et que la production de la sécurité doit, comme toute autre, être soumise à la loi de la libre concurrence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette conviction acquise, que nous reste-t-il à faire? Il nous reste à rechercher comment il se fait que la production de la sécurité ne soit point soumise à la loi de la libre concurrence, comment il se fait qu'elle soit soumise à des principes différents.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quels sont ces principes?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ceux du &lt;i style=""&gt;monopole&lt;/i&gt; et du &lt;i style=""&gt;communisme&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il n'y a pas, dans le monde, un seul établissement de l'industrie de la sécurité, un seul gouvernement qui ne soit basé sur le monopole ou sur le communisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A ce propos nous ferons, en passant, une simple remarque. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'économie politique réprouvant également le monopole et le communisme dans les diverses branches de l'activité humaine, où elle les a jusqu'à présent aperçus, ne serait-il pas étrange, exorbitant qu'elle les acceptât dans l'industrie de la sécurité?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;V&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Examinons maintenant comment il se fait que tous les gouvernements connus soient soumis à la loi du monopole, ou organisés en vertu du principe communiste.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Recherchons d'abord ce qu'on entend par monopole et par communisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;C'est une vérité d'observation que plus les besoins de l'homme sont urgents, nécessaires, plus considérables sont les sacrifices qu'il consent à s'imposer pour les satisfaire. Or, il y a des choses qui se trouvent abondamment dans la nature, et dont la production n'exige qu'un très faible travail; mais qui, servant à apaiser ces besoins urgents, nécessaires, peuvent en conséquence acquérir une valeur d'échange hors de toute proportion avec leur valeur naturelle. Nous citerons comme exemple le sel. Supposez qu'un homme ou une association d'hommes réussisse à s'attribuer exclusivement la production et la vente du sel, il est évident que cet homme ou cette association pourra élever le prix de cette denrée bien au dessus de sa valeur, bien au dessus du prix qu'elle atteindrait sous le régime de la libre concurrence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;On dira alors que cet homme ou cette association possède un monopole, et que le prix du sel est un prix de monopole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais il est évident que les consommateurs ne consentiront point librement à payer la surtaxe abusive du monopole; il faudra les y contraindre, et pour les y contraindre, il faudra employer la force.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Tout monopole s'appuie nécessairement sur la force.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Lorsque les monopoleurs cessent d'être plus forts que les consommateurs exploités par eux, qu'arrive-t-il?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Toujours, le monopole finit par disparaître, soit violemment, soit à la suite d'une transaction amiable. Que met-on à la place?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si les consommateurs ameutés, insurgés, se sont emparés du matériel de l'industrie du sel, il y a toutes probabilités qu'ils confisqueront à leur profit cette industrie, et que leur première pensée sera, non pas de l'abandonner à la libre concurrence, mais bien de l'exploiter, &lt;i style=""&gt;en commun&lt;/i&gt;, pour leur propre compte. Ils nommeront, en conséquence, un directeur ou un comité directeur de l'exploitation des salines, auquel ils alloueront les fonds nécessaires pour subvenir aux frais de la production du sel; puis, comme l'expérience du passé les aura rendus ombrageux, méfiants; comme ils craindront que le directeur désigné par eux ne s'empare de la production pour son propre compte, et ne reconstitue à son profit, d'une manière ouverte ou cachée, l'ancien monopole, ils éliront des délégués, des représentants chargés de voter les fonds nécessaires pour les frais de production, d'en surveiller l'emploi, et d'examiner si le sel produit est également distribué entre tous les ayants droit. Ainsi sera organisée la production du sel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette forme d'organisation de la production a reçu le nom de communisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Lorsque cette organisation ne s'applique qu'à une seule denrée, on dit que le communisme est partiel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Lorsqu'elle s'applique à toutes les denrées, on dit que le communisme est complet.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais que le communisme soit partiel ou complet, l'économie politique ne l'admet pas plus que le monopole, dont il n'est qu'une transformation.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;VI&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ce qui vient d'être dit du sel n'est-il pas visiblement applicable à la sécurité; n'est-ce pas l'histoire de toutes les monarchies et de toutes les républiques?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Partout, la production de la sécurité a commencé par être organisée en monopole, et partout, de nos jours, elle tend à s'organiser en communisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voici pourquoi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Parmi les denrées matérielles ou immatérielles nécessaires à l'homme, aucune, si ce n'est peut-être le blé, n'est plus indispensable, et ne peut, par conséquent, supporter une plus forte taxe de monopole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Aucune, non plus, ne peut aussi aisément tomber en monopole.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Quelle est, en effet, la situation des hommes qui ont besoin de sécurité? C'est la faiblesse. Quelle est la situation de ceux qui s'engagent à leur procurer cette sécurité nécessaire? C'est la force. S'il en était autrement, si les consommateurs de sécurité étaient plus forts que les producteurs, ils n'emprunteraient évidemment point leur secours.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Or, si les producteurs de sécurité sont originairement plus forts que les consommateurs, ne peuvent-ils pas aisément imposer à ceux-ci le régime du monopole?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Partout, à l'origine des sociétés, on voit donc les races les plus fortes, les plus guerrières, s'attribuer le gouvernement exclusif des sociétés; partout on voit ces races s'attribuer, dans certaines circonscriptions plus ou moins étendues, selon leur nombre et leur force, le monopole de la sécurité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et, ce monopole étant excessivement profitable par sa nature même, partout on voit aussi les races investies du monopole de la sécurité se livrer à des luttes acharnées, afin d'augmenter l'&lt;i style=""&gt;étendue de leur marché&lt;/i&gt;, le nombre de leurs consommateurs &lt;i style=""&gt;forcés&lt;/i&gt;, partant la quotité de leurs bénéfices.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La guerre était la conséquence nécessaire, inévitable de l'établissement du monopole de la sécurité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Comme une autre conséquence inévitable, ce monopole devait engendrer tous les autres monopoles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En examinant la situation des monopoleurs de la sécurité, les producteurs des autres denrées ne pouvaient manquer de reconnaître que rien au monde n'était plus avantageux que le monopole. Ils devaient, en conséquence, être tentés, à leur tour, d'augmenter par le même procédé les bénéfices de leur industrie. Mais pour accaparer, au détriment des consommateurs, le monopole de la denrée qu'ils produisaient, que leur fallait-il? Il leur fallait la force. Or, cette force, nécessaire pour comprimer les résistances des consommateurs intéressés, ils ne la possédaient point. Que firent-ils? Ils l'empruntèrent, moyennant finances, à ceux qui la possédaient. Ils sollicitèrent et obtinrent, au prix de certaines redevances, le privilège exclusif d'exercer leur industrie dans certaines circonscriptions déterminées.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;L'&lt;i style=""&gt;octroi&lt;/i&gt; de ces privilèges rapportant de bonnes sommes d'argent aux producteurs de sécurité, le monde fut bientôt couvert de monopoles. Le travail et l'échange furent partout entravés, enchaînés, et la condition des masses demeura la plus misérable possible.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cependant, après de longs siècles de souffrances, les lumières s'étant peu à peu répandues dans le monde, les masses qu'étouffait ce réseau de privilèges commencèrent à réagir contre les privilégiés, et à demander la &lt;i style=""&gt;liberté&lt;/i&gt;, c'est à dire la suppression des monopoles.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Il y eut alors de nombreuses transactions. En Angleterre, par exemple, que se passa-t-il? La race qui gouvernait le pays et qui se trouvait organisée en compagnie (la féodalité), ayant à sa tête un directeur héréditaire (le roi), et un conseil d'administration également héréditaire (la Chambre des lords), fixait, à l'origine, au taux qu'il lui convenait d'établir, le prix de la sécurité dont elle avait le monopole. Entre les producteurs de sécurité et les consommateurs il n'y avait aucun débat. C'était le régime du &lt;i style=""&gt;bon plaisir&lt;/i&gt;. Mais, à la suite des temps, les consommateurs, ayant acquis la conscience de leur nombre et de leur force, se soulevèrent contre le régime de l'arbitraire pur, et ils obtinrent de débattre avec les producteurs le prix de la denrée. A cet effet, ils désignèrent des délégués qui se réunirent en &lt;i style=""&gt;Chambre des communes&lt;/i&gt;, afin de discuter la quotité de l'&lt;i style=""&gt;impôt&lt;/i&gt;, prix de la sécurité. Ils obtinrent ainsi d'être moins pressurés. Toutefois, les membres de la Chambre des communes étant nommés sous l'influence immédiate des producteurs de sécurité, le débat n'était pas franc, et le prix de la denrée continuait à dépasser sa valeur naturelle. Un jour, les consommateurs ainsi exploités s'insurgèrent contre les producteurs et les dépossédèrent de leur industrie. Ils entreprirent alors d'exercer eux-mêmes cette industrie et ils choisirent dans ce but un directeur d'exploitation assisté d'un conseil. C'était le communisme se substituant au monopole. Mais la combinaison ne réussit point, et, vingt ans plus tard, le monopole primitif fut rétabli. Seulement les monopoleurs eurent la sagesse de ne point restaurer le régime du bon plaisir; ils acceptèrent le libre débat de l'impôt, en ayant soin, toutefois, de corrompre incessamment les délégués de la partie adverse. Ils mirent à la disposition de ces délégués une partie des emplois de l'administration de la sécurité, et ils allèrent même jusqu'à admettre les plus influents au sein de leur conseil supérieur. Rien de plus habile assurément qu'une telle conduite. Cependant les consommateurs de sécurité finirent par s'apercevoir de ces abus, et ils demandèrent la réforme du Parlement. Longtemps refusée, la réforme fut enfin conquise, et, depuis cette époque, les consommateurs ont obtenu un notable allégement de leurs charges.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En France, le monopole de la sécurité, après avoir, de même, subi des vicissitudes fréquentes et des modifications diverses, vient d'être renversé pour la seconde fois. Comme autrefois en Angleterre, on a substitué à ce monopole exercé d'abord au profit d'une caste, ensuite au nom d'une certaine classe de la société, la production commune. L'universalité des consommateurs, considérés comme actionnaires, a désigné un directeur chargé, pendant une certaine période, de l'exploitation, et une assemblée chargée de contrôler les actes du directeur et de son administration.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Nous nous contenterons de faire une simple observation au sujet de ce nouveau régime.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De même que le monopole de la sécurité devait logiquement engendrer tous les autres monopoles, le communisme de la sécurité doit logiquement engendrer tous les autres communismes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En effet, de deux choses l'une :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ou la production communiste est supérieure à la production libre, ou elle ne l'est point?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si oui, elle l'est non seulement pour la sécurité, mais pour toutes choses.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si non, le &lt;i style=""&gt;progrès&lt;/i&gt; consistera inévitablement à la remplacer par la production libre.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Communisme complet ou liberté complète, voilà l'alternative!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;VII&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais se peut-il concevoir que la production de la sécurité soit organisée autrement qu'en monopole ou en communisme? Se peut-il concevoir qu'elle soit abandonnée à la libre concurrence?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A cette question les écrivains dits politiques répondent unanimement : Non.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pourquoi? Nous allons le dire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Parce que ces écrivains, qui s'occupent spécialement des gouvernements, ne connaissent pas la société; parce qu'ils la considèrent comme une œuvre factice, que les gouvernements ont incessamment mission de modifier ou de refaire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Or, pour modifier ou, refaire la société, il faut nécessairement être pourvu d'une &lt;i style=""&gt;autorité&lt;/i&gt; supérieure à celle des différentes individualités dont elle se compose.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette autorité qui leur donne le droit de modifier ou de refaire à leur guise la société, de disposer comme bon leur semble des personnes et des propriétés, les gouvernements de monopole affirment la tenir de Dieu lui-même; les gouvernements communistes, de la raison humaine manifestée dans la majorité du peuple souverain.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais cette autorité supérieure, irrésistible, les gouvernements de monopole et les gouvernements communistes la possèdent-ils véritablement? Ont-ils, en réalité, une autorité supérieure à celle que pourraient avoir des gouvernements libres? Voilà ce qu'il importe d'examiner.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;VIII&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;S'il était vrai que la société ne se trouvât point &lt;i style=""&gt;naturellement&lt;/i&gt; organisée; s'il était vrai que les lois en vertu desquelles elle se meut dussent être incessamment modifiées ou refaites, les &lt;i style=""&gt;législateurs&lt;/i&gt; auraient nécessairement besoin d'une autorité immuable, sacrée. Continuateurs de la Providence sur ]a terre, ils devraient être respectés presque à l'égal de Dieu. S'il en était autrement, ne leur serait-il pas impossible de remplir leur mission? On n'intervient pas, en effet, dans les affaires humaines, on n'entreprend pas de les diriger, de les régler, sans offenser journellement une multitude d'intérêts. A moins que les dépositaires du pouvoir ne soient considérés comme appartenant à une essence supérieure ou chargés d'une mission providentielle, les intérêts lésés résistent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De là la fiction du droit divin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Cette fiction était certainement la meilleure qu'on pût imaginer. Si vous parvenez à persuader à la foule que Dieu lui-même a élu certains hommes ou certaines races pour donner des lois à la société et la gouverner, nul ne songera évidemment à se révolter contre ces élus de la Providence, et tout ce que fera le gouvernement sera bien fait. Un gouvernement de droit divin est impérissable.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;A une condition seulement, c'est que l'on croie au droit divin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si l'on s'avise, en effet, de penser que les conducteurs de peuples ne reçoivent pas directement leurs inspirations de la&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Providence, qu'ils obéissent à des impulsions purement humaines, le prestige qui les environne disparaîtra, et l'on résistera irrévérencieusement à leurs décisions souveraines, comme on résiste à tout ce qui vient des hommes, à moins que l'&lt;i style=""&gt;utilité&lt;/i&gt; n'en soit clairement démontrée.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Aussi est-il curieux de voir avec quel soin les théoriciens du droit divin s'efforcent d'établir la &lt;i style=""&gt;surhumanité&lt;/i&gt; des races en possession de gouverner les hommes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Écoutons, par exemple, M. Joseph de Maistre:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;« L'homme ne peut faire de souverains. Tout au plus il peut servir d'instrument pour déposséder un souverain et livrer ses État à un autre souverain déjà prince. Du reste, il n'a jamais existé de famille souveraine dont on puisse assigner l'origine plébéienne. Si ce phénomène paraissait, ce serait une époque du monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;« ... Il est écrit: &lt;i style=""&gt;C'est moi qui fais les souverains&lt;/i&gt;. Ceci n'est point une phrase d'église, une métaphore de prédicateur; c'est la vérité littérale, simple et palpable. C'est une loi du monde politique. Dieu fait les rois, au pied de la lettre. Il prépare les races royales, il les mûrit au milieu d'un nuage qui cache leur origine. Elles paraissent ensuite &lt;i style=""&gt;couronnées de gloire et d'honneur&lt;/i&gt;; elles se placent (cf. Note 2). »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;  &lt;/blockquote&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;D'après ce système, qui incarne la volonté de la Providence dans certains hommes et qui revêt ces &lt;i style=""&gt;élus&lt;/i&gt;, ces &lt;i style=""&gt;oints&lt;/i&gt; d'une autorité quasi-divine, les &lt;i style=""&gt;sujets&lt;/i&gt; n'ont évidemment aucun droit; ils doivent se soumettre, &lt;i style=""&gt;sans examen&lt;/i&gt;, aux décrets de l'autorité souveraine, comme s'il s'agissait des décrets de la Providence même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le corps est l'outil de l'âme, disait Plutarque, et l'âme est l'outil de Dieu. Selon l'école du droit divin, Dieu ferait choix de certaines âmes et s'en servirait comme d'outils pour gouverner le monde.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si les hommes &lt;i style=""&gt;avaient foi&lt;/i&gt; dans cette théorie, rien assurément ne pourrait ébranler un gouvernement de droit divin. Par malheur, ils ont complètement cessé d'y avoir foi. Pourquoi?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Parce qu'un beau jour ils se sont avisés d'examiner et de raisonner, et qu'en examinant et en raisonnant, ils ont découvert que leurs gouvernants ne les dirigeaient pas mieux qu'ils n'auraient pu le faire eux-mêmes, simples mortels sans communication avec la Providence.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le &lt;i style=""&gt;libre examen&lt;/i&gt; a démonétisé la fiction du droit divin, à ce point que les sujets des monarques ou des aristocrates de droit divin ne leur obéissent plus qu'autant qu'ils croient &lt;i style=""&gt;avoir intérêt&lt;/i&gt; à leur obéir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;La fiction communiste a-t-elle eu meilleure fortune?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;D'après la théorie communiste, dont Rousseau est le grand-prêtre, l'autorité ne descend plus d'en haut, elle vient d'en bas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Le gouvernement ne la demande plus à la Providence, il la demande aux hommes réunis, à la nation &lt;i style=""&gt;une, indivisible et souveraine&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Voici ce que supposent les communistes, partisans de la souveraineté du peuple. Ils supposent que la raison humaine a le pouvoir de découvrir les meilleures lois, l'organisation la plus parfaite qui conviennent à la société; et que, dans la pratique, c'est à la suite d'un libre débat entre des opinions opposées que ces lois se découvrent; que s'il n'y a point unanimité, s'il y a partage encore après le débat, c'est la majorité qui a raison, comme renfermant un plus grand nombre d'individualités raisonnables (ces individualités sont, bien entendu, supposées égales, sinon l'échafaudage croule); en conséquence, ils affirment que les décisions de la majorité doivent faire &lt;i style=""&gt;loi&lt;/i&gt;, et que la minorité est tenue de s'y soumettre, alors même qu'elles blesseraient ses convictions les plus enracinées et ses intérêts les plus chers.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Telle est la théorie; mais, dans la pratique, l'&lt;i style=""&gt;autorité&lt;/i&gt; des décisions de la majorité a-t-elle bien ce caractère irrésistible, absolu qu'on lui suppose? Est-elle toujours, en tous cas, respectée par la minorité? Peut-elle l'être?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Prenons un exemple.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Supposons que le socialisme réussisse à se propager parmi les classes ouvrières des campagnes, comme il s'est déjà propagé parmi les classes ouvrières des villes; qu'il se trouve, en conséquence, à l'état de majorité dans le pays, et que, profitant de cette situation, il envoie à l'Assemblée législative une majorité socialiste et nomme un président socialiste; supposons que cette majorité et ce président, investis de l'autorité souveraine, décrètent, ainsi que le demandait un socialiste célèbre, la levée d'un impôt de trois milliards sur les riches, afin d'organiser le travail des pauvres, est-il probable que la minorité se soumettra paisiblement à cette spoliation inique et absurde, mais légale, mais &lt;i style=""&gt;constitutionnelle&lt;/i&gt;?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Non sans doute, elle n'hésitera pas à méconnaître l'&lt;i style=""&gt;autorité&lt;/i&gt; de la majorité et à défendre sa propriété.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sous ce régime, comme sous le précédent, on n'obéit donc aux dépositaires de l'autorité qu'autant qu'on croit avoir intérêt à leur obéir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ce qui nous conduit à affirmer que le fondement moral du principe d'autorité n'est ni plus solide ni plus large, sous le régime de monopole ou de communisme, qu'il ne pourrait l'être sous un régime de liberté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;IX&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Mais admettez que les partisans d'une &lt;i style=""&gt;organisation factice&lt;/i&gt;, monopoleurs ou communistes, aient raison; que la société ne soit point naturellement organisée, et qu'aux hommes incombe incessamment la tâche de faire et de défaire les lois qui la régissent, voyez dans quelle lamentable situation se trouvera le monde. L'autorité morale des gouvernants ne s'appuyant, &lt;i style=""&gt;en réalité&lt;/i&gt;, que sur l'intérêt des gouvernés, et ceux-ci ayant une naturelle tendance à résister à tout ce qui blesse leur intérêt, il faudra que la force matérielle prête incessamment secours à l'autorité méconnue.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Monopoleurs et communistes ont, du reste, parfaitement compris cette nécessité.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si quelqu'un, dit M. de Maistre, essaye de se soustraire à l'autorité des élus de Dieu, qu'il soit livré au bras séculier, que le bourreau fasse son office.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si quelqu'un méconnaît l'autorité des élus du peuple, disent les théoriciens de l'école de Rousseau, s'il résiste à une décision quelconque de la majorité, qu'il soit puni comme criminel envers le peuple souverain, que l'échafaud en fasse justice.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ces deux écoles, qui prennent pour point de départ l'&lt;i style=""&gt;organisation factice&lt;/i&gt;, aboutissent donc nécessairement au même terme, à la TERREUR.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: center;" align="center"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;X&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'on nous permette maintenant de formuler une simple hypothèse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Supposons une société naissante: les hommes qui la composent se mettent à travailler et à échanger les fruits de leur travail. Un naturel instinct révèle à ces hommes que leur personne, la terre qu'ils occupent et cultivent, les fruits de leur travail, sont leurs &lt;i style=""&gt;propriétés&lt;/i&gt;, et que nul, hors eux-mêmes, n'a le droit d'en disposer ou d'y toucher. Cet instinct n'est pas hypothétique, il existe. Mais l'homme étant une créature imparfaite il arrive que ce sentiment du droit de chacun sur sa personne ou sur ses biens ne se rencontre pas au même degré dans toutes les âmes, et que certains individus attentent par violence ou par ruse aux personnes ou aux propriétés d'autrui.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De là, la nécessité d'une industrie qui prévienne ou réprime ces agressions abusives de la force ou de la ruse.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'un homme ou une association d'hommes vienne alors et dise :&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Je me charge, moyennant rétribution, de prévenir ou de réprimer les attentats contre les personnes et les propriétés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que ceux donc qui veulent mettre à l'abri de toute agression leurs personnes et leurs propriétés s'adressent à moi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Avant d'entrer en marché avec ce &lt;i style=""&gt;producteur de sécurité&lt;/i&gt;, que feront les consommateurs?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En premier lieu, ils rechercheront s'il est assez puissant pour les protéger.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En second lieu, s'il offre des garanties morales telles qu'on ne puisse redouter de sa part aucune des agressions qu'il se charge de réprimer.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;En troisième lieu, si aucun autre producteur de sécurité, présentant des garanties égales, n'est disposé à leur fournir cette denrée à des conditions meilleures.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Ces conditions seront de diverses sortes.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Pour être en état de garantir aux consommateurs pleine sécurité pour leurs personnes et leurs propriétés, et, en cas de dommage, de leur distribuer une prime proportionnée à la perte subie, il faudra, en effet:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 45pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;1°&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que le producteur établisse certaines peines contre les offenseurs des personnes et les ravisseurs des propriétés, et que les consommateurs acceptent de se soumettre à ces peines, au cas où ils commettraient eux-mêmes des sévices contre les personnes et les propriétés;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 45pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;2°&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'il impose aux consommateurs certaines gênes, ayant pour objet de lui faciliter la découverte des auteurs de délits;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="margin-left: 45pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;span style=""&gt;3°&lt;span style=""&gt;    &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'il perçoive régulièrement, pour couvrir ses frais de production ainsi que le bénéfice naturel de son industrie, une certaine prime, variable selon la situation des consommateurs, les occupations particulières auxquelles ils se livrent, l'étendue, la valeur et la nature de leurs propriétés.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Si ces conditions, nécessaires à l'exercice de celte industrie, conviennent aux consommateurs, le marché sera conclu; sinon les consommateurs ou se passeront de sécurité, ou s'adresseront à un autre producteur.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Maintenant si l'on considère la nature particulière de l'industrie de la sécurité, on s'apercevra que les producteurs seront obligés de restreindre leur clientèle à certaines circonscriptions territoriales. Ils ne feraient évidemment pas leurs frais s'ils s'avisaient d'entretenir une police dans des localités où ils ne compteraient que quelques clients. Leur clientèle se groupera naturellement autour du siége de leur industrie. Ils ne pourront néanmoins abuser de cette situation pour faire la loi aux consommateurs. En cas d'une augmentation abusive du prix de la sécurité, ceux-ci auront, en effet, la faculté de donner leur clientèle à un nouvel entrepreneur, ou à l'entrepreneur voisin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;De cette faculté laissée au consommateur d'acheter où bon lui semble la sécurité, naît une constante émulation entre tous les producteurs, chacun s'efforçant, par l'attrait du bon marché ou d'une justice plus prompte, plus complète, meilleure, d'augmenter sa clientèle ou de la maintenir (cf. Note 3).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Que le consommateur ne soit pas libre, au contraire, d'acheter de la sécurité où bon lui semble, et aussitôt vous voyez une large carrière s'ouvrir à l'arbitraire et à la mauvaise gestion. La justice devient coûteuse et lente, la police vexatoire, la liberté individuelle cesse d'être respectée, le prix de la sécurité est abusivement exagéré, inégalement prélevé, selon la force, l'influence dont dispose telle ou telle classe de consommateurs, les assureurs engagent des luttes acharnées pour s'arracher mutuellement des consommateurs; on voit, en un mot, surgir à la file tous les abus inhérents au monopole ou au communisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sous le régime de la libre concurrence, la guerre entre les producteurs de sécurité cesse totalement d'avoir sa raison d'être. Pourquoi se feraient-ils la guerre? Pour conquérir des consommateurs? Mais les consommateurs ne se laisseraient pas conquérir. Ils se garderaient certainement de faire assurer leurs personnes et leurs propriétés par des hommes qui auraient attenté, sans scrupule, aux personnes et aux propriétés de leurs concurrents. Si un audacieux vainqueur voulait leur imposer la loi, ils appelleraient immédiatement à leur aide tous les consommateurs libres que menacerait comme eux cette agression, et ils en feraient justice. De même que la guerre est la conséquence naturelle du monopole, la paix est la conséquence naturelle de la liberté.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Sous un régime de liberté, l'organisation naturelle de l'industrie de la sécurité ne différerait pas de celle des autres industries. Dans les petits cantons un simple entrepreneur pourrait suffire. Cet entrepreneur lèguerait son industrie à son fils, ou la céderait à un autre entrepreneur. Dans les cantons étendus, une compagnie réunirait seule assez de ressources pour exercer convenablement cette importante et difficile industrie. Bien dirigée, cette compagnie pourrait aisément se perpétuer, et la sécurité se perpétuerait avec elle. Dans l'industrie de la sécurité, aussi bien que dans la plupart des autres branches de la production, ce dernier mode d'organisation finirait probablement par se substituer au premier.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;D'une part, ce serait la monarchie, de l'autre la république; mais la monarchie sans le monopole, et la république sans le communisme.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Des deux parts ce serait l'autorité acceptée et respectée au nom de l&lt;i style=""&gt;'utilité&lt;/i&gt;, et non l'autorité imposée par la &lt;i style=""&gt;terreur&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Qu'une telle hypothèse puisse se réaliser, voilà sans doute ce qui sera contesté. Mais, au risque d'être qualifié d'utopiste, nous dirons que cela n'est pas contestable, et qu'un attentif examen des faits résoudra de plus en plus, en faveur de la liberté, le problème du gouvernement, de même que toutes les autres problèmes économiques. Nous sommes bien convaincu, en ce qui nous concerne, que des associations s'établiront un jour pour réclamer &lt;i style=""&gt;la liberté de gouvernement&lt;/i&gt;, comme il s'en est établi pour réclamer la liberté du commerce.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Et nous n'hésitons pas à ajouter qu'après que ce dernier progrès aura été réalisé, tout obstacle factice à la libre action des lois naturelles qui régissent le monde économique ayant disparu, la situation des différents membres de la société deviendra &lt;i style=""&gt;la meilleure possible&lt;/i&gt;.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 27pt;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;Notes:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="Note1"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; Dans son remarquable livre &lt;i style=""&gt;De la liberté du travail&lt;/i&gt;, t. III, p. 363, éd. Guillaumin.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="Note2"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; &lt;i style=""&gt;Du principe générateur des constitutions politiques.&lt;/i&gt; – Préface.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;a name="Note3"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(3)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt; Adam Smith, dont l'admirable esprit d'observation s'étendait à toutes choses, remarque que la justice a beaucoup gagné, en Angleterre, à la concurrence que se faisaient les différentes Cours :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;« Les honoraires de Cour, dit-il, paraissent avoir été originairement le principal revenu des différentes Cours de justice en Angleterre. Chaque Cour tâchait d'attirer à elle le plus d'affaires qu'elle pouvait, et ne demandait pas mieux que de prendre connaissance de celles même qui ne tombaient point sous sa juridiction. La Cour du Banc du roi, instituée pour le jugement des seules causes criminelles, connut des procès civils, le demandeur prétendant que le défendeur, en ne lui faisant pas justice, s'était rendu coupable de quelque faute ou malversation. La Cour de l'Échiquier, préposée pour la levée des deniers royaux et pour contraindre à les payer, connut aussi des autres engagements pour dettes, le plaignant alléguant que, si on ne le payait pas, il ne pourrait payer le roi. Avec ces fictions, il dépendait souvent des parties de se faire juger par le tribunal qu'elles voulaient, et chaque Cour s'efforçait d'attirer le plus de causes qu'elle pouvait au sien, par la diligence et l'impartialité qu'elle mettait dans l'expédition des procès. L'admirable constitution actuelle des Cours de justice, en Angleterre, fut peut-être originairement, en grande partie, le fruit de cette émulation qui animait ces différents juges, chacun d'eux s'efforçant à l'envi d'appliquer à toute sorte d'injustice le remède le plus prompt et le plus efficace que comportait la loi. »&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: right;" align="right"&gt;&lt;span style="" lang="FR"&gt;(&lt;i style=""&gt;De la Richesse des nations&lt;/i&gt;, livre V, chapitre I&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/4555803812820741985-3880285633958923884?l=anarcho-capitalisme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/feeds/3880285633958923884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=4555803812820741985&amp;postID=3880285633958923884' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3880285633958923884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/4555803812820741985/posts/default/3880285633958923884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/de-la-production-de-la-scurit.html' title='De la production de la sécurité'/><author><name>Gallatin</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02735112877068881799</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-4555803812820741985.post-2847861068375103511</id><published>2006-10-29T13:02:00.000+01:00</published><updated>2007-05-08T17:37:55.176+01:00</updated><title type='text'>Chemins vers la liberté</title><content type='html'>Quand on est libéral, ces jours-ci en France on a vraiment de quoi se plaindre. Mais dès qu'on réfléchit un peu, on se rend compte que la plupart des choses qui nous irritent sont des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;conséquences&lt;/span&gt;, et donc qu'il est vain de s'y attaquer une par une. Il faut remonter à la cause. &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'a brillamment démontré Gustave de Molinari en &lt;a href="http://anarcho-capitalisme.blogspot.com/2006/12/de-la-production-de-la-scurit.html"&gt;1849&lt;/a&gt;, l'origine de tous nos maux est le monopole territorial que possède l'état sur la production de sécurité, la décision ultime (juridiction) et le vol légalisé (taxation). C'est donc à ça qu'il faut s'attaquer. Tout le reste, c'est faire pipi dans un violoncelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors comment faire? Il faut d'abord imaginer ce que ça voudrait dire, 
