Il faut...

Avez-vous essayé de défendre l'une quelconque de ces vingt idées dans une soirée en ville? Moi oui. C'était rigolo.

  1. Il faut en finir avec le mythe de la république française "une et indivisible" en reconnaissant le droit de sécession de chaque région, département, commune ou pâté de maison qui en exprime le souhait.
  2. Il faut arrêter d'imposer les riches et de redistribuer leur argent aux pauvres.
  3. Il faut dissoudre le ministère de la culture, licencier tous ses employés, vendre tous ses bâtiments et brûler toutes ses archives.
  4. Il faut accepter le droit de chacun à refuser certains individus dans sa maison ou dans son entreprise, quelles qu'en soient les raisons, même si le refus tient à ce que ces individus sont perçus comme «étrangers».
  5. Il faut cesser d'entraver les activités économiquement viables sous prétexte de réchauffement climatique.
  6. Il faut démanteler l'école publique gratuite, laïque et obligatoire de Jules Ferry.
  7. Il faut briser le monopole de la sécurité sociale en reversant à chaque salarié l'ensemble des cotisations sociales, charge à lui de s'assurer après comme bon lui semblera.
  8. Il faut rapatrier tous les soldats français stationnés à l'étranger.
  9. Il faut supprimer le SMIC.
  10. Il faut légaliser les drogues et la prostitution.
  11. Il faut quitter l'euro et l'union européenne.
  12. Il faut retirer tous ses privilèges de création monétaire à la Banque de France et revenir à l'étalon-or.
  13. Il faut que l'état coupe les subventions aux associations.
  14. Il faut arrêter de contrôler les prix agricoles.
  15. Il faut mettre fin à l'emploi à vie dans la fonction publique.
  16. Il faut vendre tous les logements sociaux et ne pas en construire de nouveaux.
  17. Il faut supprimer les allocations chômage, les allocations familiales, le Revenu Minimum d'Insertion (RMI) et la Couverture Medicale Universelle (CMU).
  18. Il faut brûler le code du travail.
  19. Il faut privatiser les rues, les routes, les canaux, les voies ferrées, les aéroports et les jardins publics.
  20. Il faut laisser tout le monde porter des armes à feu.

10 commentaires:

Arthur B. a dit…

Non il ne faut pas privatiser les jardins publics, pas plus qu'il ne faut privatiser les chaises d'un restaurant. Un jardin public n'a souvent de valeur que liée à l'immobilier qui l'entoure. La construction d'un jardin public n'a de sens qu'en tant que part d'un projet immobilier plus grand.

Et toc ;)

Gallatin a dit…

Je croyais que les chaises d'un restaurant étaient la propriété privée de celui à qui le restaurant appartient, pas une propriété publique...

Si la valeur d'un jardin dépend du projet immobilier qui l'entoure, c'est un argument pour que le propriétaire privé dudit jardin passe des contrats avec les propriétaires privés des immeubles avoisinants afin de coordonner leurs intéractions mutuelles. Mais sûrement pas pour que l'état fourre son nez là où ça ne le regarde pas.

Nicolas a dit…

La proposition 8 est assez discutable : nous avons des soldats français en mission de maintien de la pais dans certaines régions du monde, en Afghanistan par exemple. Se retirer reviendrait à condamner ces personnes, dans la mesure ou l'Etat ne remplit pas encore sa fonction de sécurité. On peut n'en avoir rien à faire (c'est loin ce pays), mais laisser les Talibans revenir - c'est ce qu'ils sont en train de faire - c'est s'assurer qu'un jour on aura un retour de bâton.

Libéralisateur a dit…

On ne peut plus laisser un commentaire sur votre dernier post sur l'éthique du droit de propriété ?

A ce sujet, toute la différence entre collectivisme et libéralisme, c'est que cette propriété qui est privée est la propriété de qui, d'une collectivité ou celle d'un individu. Dans les deux cas votre raisonnement se tient.

Mais c'est là tout notre débat de société. Qui possède, l'individu ou une collectivité. Laquelle est la plus naturelle dans une société humaine ?

Gallatin a dit…

A nicolas:

Vous ne pouvez pas dire que retirer des soldats armés jusque aux dents, c'est condamner des gens. Ceux qui ont été condamnés, ce sont ceux qui se sont faits mitrailler par les soldats français.

Personnellement je pense que c'est une erreur de compter sur l'Etat pour remplir une fonction de sécurité. En effet l'Etat, par définition, détient le monopole de l'agression sur un territoire donné. C'est comme si je comptais sur la Mafia sicilienne pour "protéger" ma pizzeria.

Finalement les Talibans seront plus tentés de nous faire subir un retour de bâton (c'est-à-dire d'envoyer leurs soldats chez nous) si on envoie nos soldats chez eux. Même eux sont capables de comprendre, d'accepter et de respecter un équilibre symétrique: "si tu gardes tes soldats chez toi, je garderai les miens chez moi et tout le monde sera content".

Gallatin a dit…

A Libéralisateur:

Merci de m'avoir averti, j'avais oublié de cliquer l'option permettant de laisser des commentaires. Cette erreur devrait être rectifiée maintenant.

Pour répondre à votre question, il me semble que seul un être rationnel capable d'argumentation logique et de discussion peut être propriétaire. C'est donc un individu et non une collection d'individus.

Ceci exclut la possibilité qu'une collectivité possède quoi que ce soit. L'anthropomorphisme qui consiste à attribuer à une entité abstraite telle qu'une collectivité des attributs spécifiquement humains (raison, argumentation, volonté, agir) est une des erreurs fondamentales du collectivisme.

Arthur B. a dit…

gallatin:

Dans le cas du restaurant j'imaginais un restaurant qui soit "publique" un service de l'Etat. Il serait stupide de vouloir privatiser les chaises de ce restaurant, ca ne marcherait pas. Il en va de meme pour les jardins publics, ils n'ont de sens qu'en tant que part d'un projet immobilier plus grand.

Gallatin a dit…

A Arthur B.:

Le libre marché produit de la restauration bien mieux que l'état. Il n'y a qu'à voir la bouffe immonde qu'on mangeait dans les restaurants d'état en union soviétique avant 1989.

Ceci étant, vous posez plus généralement le problème de la collaboration entre acteurs privés (par exemple le propriétaire du restaurant et celui des chaises, ou entre le propriétaire du jardin et celui des immeubles autour). Eh bien cette cooperation se fera d'autant mieux que l'état ne vient pas s'en mêler.

S'il fallait que l'état soit le médiateur de toutes les coopérations, par quel miracle le fabricant d'essuie-glace et le fabricant de pneus seraient-ils capables de collaborer pour insérer leurs composants respectifs dans une voiture qu'on vend d'une pièce?

Anonyme a dit…

je suis d'accord avec toutes tes propositions. Sur la monnaie, pour eviter que 36 monnaies se mettent en concurence, je suis quand meme pour une monnaie normalisée comme le franc.

Gallatin a dit…

En réponse au commentaire anonyme daté du 22 mai 2007 à 21:27:00 CET :

Je suis sûr qu'une monnaie normalisée émergerait spontanément, puisque personne ne désire que 36 monnaies se mettent en concurrence. Si cette monnaie était le franc, je pense que ce serait un franc-or échangeable contre une quantité donnée de métal précieux. Seule une monnaie ainsi garantie pourrait inspirer la confiance nécessaire.

Par contre, il me semblerait dangereux de demander à l'état d'user de son monopole de la force pour normaliser la monnaie à travers le territoire qu'il contrôle. Toute monnaie qui dépend de l'état sera tôt ou tard dévalorisée par ce dernier au détriment de tous (sauf quelques petits malins).

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